Kartable : l’école en ligne 2.0, en attendant le 3.0 ?

En cette période de vacances, c’est bien de formation scolaire que je vais vous parler. Une notion que je voudrais qualifier de « has been » m’a intrigué ce matin : le cartable. Vous savez, le cartable, celui où on rangeait nos livres et cahiers et qui pesait souvent lourd, très lourd. A une époque où nous dérivons vers le tout internet, le cartable existe toujours, car si la transition se fait petit à petit, les supports papiers sont toujours d’actualité. Et ce n’est pas un mal, chaque chose en son temps. Mais seulement, face à cette évolution, les élèves du secondaire, ancrés au cœur de la transition de l’apprentissage, sont à la recherche de nouveaux modes d’apprentissage : d’un nouveau cartable !

De la 6ème à la Terminale : tous les cours dans un seul Kartable

La start-up Kartable, sur laquelle travaillent ses deux fondateurs Sarah Besnaïnou et Julien Cohen-Solal depuis 2011, a été formalisée sous la forme d’un site web pour être lancée officiellement en septembre 2013. Elle est arrivée sur le marché des cours en ligne avec un concept simple : proposer à tous les élèves de cycle secondaire un accès en ligne gratuit à une ressource de données leur permettant de réviser ce qu’ils apprennent à l’école.

Clairement, cela signifie que sur le site kartable.fr vous retrouverez tous les cours correspondant aux programmes d’apprentissage des classes « générales » la 6ème à la 3ème pour le collège, et de la seconde à la terminale pour les lycées avec différents programmes pour les filières. Mathématiques, français, SVT, physique, chimie, histoire, géographie, anglais, espagnol, philosophie, éducation civique et matières spécifiques des filières L (Littéraire), S (Scientifique), et ES (Economique & Sociale) sont donc au programme !

 Kartable Homepage 3collaboractifs

L’éducation : levier pour une levée de fonds

Si Kartable joue déjà la carte du Responsive Design (adaptation sur tous les terminaux mobiles : smartphones et tablettes), son développement doit continuer afin de se positionner en leaders du marché. C’est dans cette optique que la start-up a recruté 8 développeurs afin d’affiner les fonctionnalités et développer l’option de la personnalisation des parcours d’apprentissage.

Mais ce soudain accroissement n’aurait pu se faire sans le soutien d’investisseurs. Kartable vient tout récemment d’effectuer une levée de fonds de 1,2 millions d’euros auprès de BPI France, Partech Ventures et d’autres Business Angels. Preuve en est que l’école ouvre des portes au nom de l’éducation et de la formation, car Julien Cohen-Solal le dit lui-même : « le business model n’est pas encore totalement défini ». La gratuité, c’est le concept même du site, mais la capitalisation sur sa valeur se fera sans attendre : Kartable réfléchit à une offre freemium (options payantes) sur son site, voire à générer des revenus grâce aux nombreuses visites estimées aujourd’hui à 1 million par mois.

 Kartable Histoire Troisième 3collaboractifs

Parents, réfléchissez-donc pour la rentrée de la toussaint à la possibilité de proposer un kartable complémentaire plus mobile à vos enfants ! Pour les autres, ne croyez pas être trop vieux (comme moi) car le support représente une ressource de données très importante de culture générale ou de révisions de bases scolaires et culturelles qui ont trépassé quelque part au fond de notre cerveau.

En attendant pourquoi pas un développement plus « participatif » où chaque utilisateur, sous couvert d’un contrôle préalable, pourrait proposer des cours et des exercices, Kartable se fait sa place au soleil de l’éducation connectée grâce à sa qualité et son accessibilité à tous !

Fabien Clouet   /   @FabienClouet

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3 réflexions sur “Kartable : l’école en ligne 2.0, en attendant le 3.0 ?

  1. Un magnifique site, certes, mais truffé de fautes, d’erreurs notionnelles incroyables pour quiconque prétend donner un « cours », une présentation parfaitement anti-pédagogique, et enfin, de nombreuses pages tout simplement obsolètes au regard des programmes actuels. Qui dit mieux ?

    • Bonjour Cléante,

      Peut-être avez vous raison sur certains éléments. Mais la critique à outrance me paraît quelque peu démesurée.
      Il ne s’agit pas de présenter Kartable comme LA solution, mais plutôt comme une solution de ce qui peut se faire à l’avenir.
      Et si vous êtes une assidue du blog, vous devriez savoir que l’avenir s’inscrit dans le participatif. D’où le titre 3.0, qui pour votre information signifie : passer d’un web (2.0) de l’interaction (comme nous le faisons actuellement) à un web centré sur l’utilisateur et la co-création.
      En ce qui concerne l’anti-pédagogie, la notion d’éducation est tellement large et subjective que je ne m’aventurerai pas sur le chemin : peut-être que le web est justement là pour offrir des alternatives au cursus classique de l’éducation nationale (je ne dis pas qu’il doit remplacer mais doit le compléter).
      Il est facile de détruire moins de construire et c’est pourtant la tâche qui nous attend à l’avenir. Si l’éducation via le web est un sujet qui vous passionne, je vous invite à rentrer en contact avec nous pour nous proposer des articles présentant des initiatives du genre : je suis sur qu’elles ne manqueront pas non plus de détraqueurs, mais c’est avec plaisir que nous le(s) publierons.
      Car, et je finirai là-dessus, ne perdez pas de vue que l’école et les start-up du type Kartable ne répondent pas à la même logique. L’école est obligatoire, qu’elle soit critiquable ou non, Kartable ne l’est pas. Kartable, en entreprise qu’elle est, doit trouver sa cible et ses utilisateurs, et c’est bien eux et l’approbation collective qui en feront une réussite ou non.

      Cordialement

      Fabien
      Pour 3 Collaboractifs

      (PS : Je vous invite à lire le précédent article sur le blog à propos du web et de l’éducation nationale. Il est très parti pris, mais c’est également une invitation à la réflexion autour du web qui va vite, très vite. Et il nous faut prendre le train en marche, ce n’est pas un choix.)

      • Bonjour,

        Il est dommage que vous n’ayez visiblement pas considéré les critiques de Cléante une seule seconde. Son propos portait sur le fond, pas sur la forme avec laquelle le monde enseignant est assez d’accord, depuis bien longtemps… Bien sûr que des outils de ce type sont utiles et nécessaires. Il est évident que les « connaissances scolaires » ne peuvent se priver du média qu’est internet. La forme et l’idée ne peuvent être que louables. Mais le fond.
        Avez-vous fait votre travail au-delà de quelques clics pour vérifier que les beaux menus se déroulaient bien ? Avez-vous au moins pris le temps de lire le contenu proposé ? Faut-il être expert pour savoir que causette n’est pas un personnage des misérables, que la troncature ne se limite pas à la partie entière, que Charlemagne n’a pas inventé l’école ? Faut-il vraiment que ces trois seuls exemple trouvés en 2 minutes de navigation ne suffisent pas à vous convaincre, non pas de la médiocrité du contenu, mais d’au moins aller lire quelques pages pour vous faire une idée. Je suis pour ma part convaincu que vous ne trouverez pas une page sans fautes. Et je me limite au sens, pas à l’orthographe, ça il y en a dès la page d’accueil comme l’illustre votre première capture.
        Une fois de plus, la forme est louable mais le fond ne mérite pas qu’on lui fasse de la pub…

        Bien à vous

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