La Réalité Virtuelle bientôt dans notre vie réelle

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Souvenez-vous l’année dernière ! Dimitri vous avait présenté le rachat par Facebook d’une start-up des nouvelles techno qui avait vocation à transformer notre façon de consommer les images sur écrans : Oculus VR.

L’entreprise qui travaillait principalement à l’époque sur son casque de réalité virtuelle Oculus Rift fait donc reparler d’elle ces jours-ci puisque Facebook a annoncé que le casque serait commercialisé non pas fin 2016 mais dès le premier trimestre de cette même année. On nous annonce donc que dans moins d’un an, la réalité virtuelle va devenir monnaie courante… Et on ne croit pas si bien dire car si Oculus fait beaucoup de bruit avec son modèle Rift, il a déjà lancé son modèle Gear VR avec Samsung. Allez, mettez votre casque, on plonge dans ce marché que le grand public va bientôt découvrir ! Lire la suite

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En 2014, Android passe le milliard de smartphones vendus !

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Souvenez-vous de 2013, un chiffre éloquent nous était communiqué, la commercialisation de smartphones à travers la planète atteignait presque le milliard d’unités !

Ce chiffre ahurissant annoncé il y a près de 12 mois est aujourd’hui devenu « normal ». La dernière étude de Strategy Analytics sur la vente de terminaux mobiles en 2014 est sortie, et le moins que l’on puisse dire, c’est que la croissance est nette : 1,3 milliards de smartphones ont été vendus cette année, soit une augmentation de 30% par rapport à l’année précédente. Une annonce relayant les données de 2013 à la rubrique des faits divers.

Google plus que jamais leader du marché des OS

Dans ces statistiques, une autre donnée est marquante, le marché des smartphones Android écoulés est supérieur à celui de l’ensemble des smartphones écoulés en 2013. 1,042 milliards de mobiles Android ont été vendus cette année, un chiffre qui correspond à plus de 80% des smartphones vendus. 4 smartphones sur 5 sont équipés d’un OS (système d’exploitation) Android !

Google accroît donc sa part de marché en plus d’accroître fortement ses volumes de vente car Android gagne presque 2% par rapport à 2013.

Apple fidèle à lui-même, les autres OS dans la tourmente

Apple a écoulé dans le monde 192,7 millions d’iPhones, suivant ainsi la croissance du marché en augmentant son volume de ventes. iOS reste ainsi le seul système d’exploitation stable capable de concurrencer Android. Leur positionnement sur un secteur plus qualitatif et le fait de ne commercialiser leurs OS que sur leurs terminaux confine Apple à cette part de marché. Il est cependant évident que le but des OS d’Apple n’est pas de miser sur la quantité mais bien sur la qualité. Les chiffres que je vous donne (tirés de Strategy Analytics) ne parlent pas ici que de parts de marchés quantitatives en objets.

Parallèlement, Microsoft, engagé depuis plusieurs années dans une bataille des OS avec Google, et qui voulait s’imposer sur le marché après son rachat complet de Nokia et l’affirmation de sa marque Microsoft Mobile semble marquer franchement le pas. Pas sur qu’une éclaircie soit en vue pour l’année 2015.

Après le monde des OS de PC qui avait été totalement absorbé par Microsoft, les différents acteurs s’étaient jurés de vouloir s’éviter un nouveau monopole du marché. Les OS alternatifs ayant divisés leurs parts de marché par trois et leur volume de vente par deux, on en prend pourtant tout droit le chemin, une seule chose change : le nom de l’entreprise qui s’affirme. Cette position dominante de Google (avec Android) expliquant au passage l’explosion du marché des applications mobiles se cristallisant de plus en plus sur les deux plateformes que sont l’Apple Store et Google Play.

Côté machines, les asiatiques dopent le marché

Si la quantité de smartphones vendus à explosée en 2015 c’est surtout grâce à l’émergence des marchés asiatiques. La Chine et l’Indonésie sont d’après Strategy Analytics deux « gros » moteurs de l’industrie qui continueront à booster la croissance en 2015.

Car Google vend des OS, mais Google vend beaucoup moins de téléphones ! Samsung est là et reste le maître chez Android mais son influence sur les résultats de l’OS propriété de Google se font decrescendo depuis début 2014 : le souffle du déclin pour l’entreprise coréenne ? Xiaomi a par exemple commercialisé 61 millions de mobiles en 2014 (5% de PDM).

Les historiques occidentaux peinent. Microsoft n’est même pas au niveau des émergents asiatiques avec seulement 38,8 millions de mobiles vendus et 3% de parts de marchés. Blackberry semble lui destiné à disparaître de la circulation malgré les efforts consentis pour le moderniser. De 20 millions de terminaux et 2% de PDM en 2013, l’entreprise est passée à 9,3 millions de smartphones vendus et 0,7% de PDM en 2014 : une longue mais certaine descente aux enfers !

De ces données statistiques, une seule chose est certaine. Pour ceux qui en douteraient encore, l’avenir est à l’utilisation et l’exploitation de données mobiles ! Et pour les utopistes adeptes d’une concurrence libre et élargie, Google vous salue bien !

Fabien Clouet  /  @fabienclouet

Kubb : révolution informatique ou simple feu de paille ?

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Si vous avez suivi le CES de Las Vegas de près, vous aurez peut-être remarqué dans le contingent de représentants français la start-up toulousaine Kubb de Jean-Christophe Ambert. Kubb est tout simplement un mini-PC cubique de 12 cm de côté, qui à l’avantage de pouvoir se connecter à tous vos supports : télévision, tablette… Une mini unité centrale en quelque sorte ! Un produit qui tombe à pic dans une ère du tout mobile où le PC comme on l’a connu à l’origine semble amené à disparaître.

Windows présent pour prouver que la tendance n’a pas encore enterré le PC

Si je vous faisais part il y a plusieurs mois de la guerre des systèmes d’exploitation qui fait plus que jamais rage, il semblerait que le PC n’est pas si mort qu’il n’y paraît. Le Journal du Net faisait récemment état du type de connexion sur le site media linternaute.com, premier site français d’actualité. Ce qui est intéressant à remarquer est la forte présence de connexions via Windows, qui est principalement représentée par les systèmes d’exploitation des PC. Preuve en est que la société de Bill Gates, Microsoft, n’est pas à enterrer si vite dans ce combat, malgré la croissance extrêmement forte du marché mobile et la présence incontournable de Google (avec Android) et Apple. Alors oui, ces statistiques n’ont rien de généraliste, oui les tendances du marché se dirigent plutôt vers celui des appli mobiles, relayant au second plan le système des « sites web » développés avec le système des navigateurs. Mais Microsoft est toujours devant, bel et bien devant. Cette avance, elle la doit surtout au marché de l’entreprise qui utilise le nombre le plus important de matériel informatique.

Sur le marché des particuliers, la guerre fait plutôt rage autour de l’hybride « ordinateur/tablette » qui est devenu le cheval de bataille de Microsoft avec la Surface Pro, matériel sur lequel l’entreprise américaine à miser énormément pour combler le retard qui la sépare d’Apple et de ses iPad, MacBook et j’en passe. D’autant que sur le marché mobile, Microsoft est quasi inexistant, tant sur le marché des terminaux que celui des OS.

Statistiques OS Linternaute 3collaboractifs

Bref, si le marché des professionnels s’y accroche encore, celui des particuliers semble l’oublier de plus en plus. L’unité centrale telle qu’on la connaît serait donc en voie d’extinction (bien que les chiffres ci-dessus prouvent qu’elle est encore une des espèces informatique qui peuple le plus la planète), c’est irrémédiable.

Et Kubb dans tout ça ?

Si je ne vous ai pas perdu avec cette première partie, c’est donc la question que vous vous poserez. En soit, la start-up toulousaine n’a rien inventé, le mini-PC existe déjà depuis plusieurs années et quelques sites les classent selon leurs rapport qualité/prix. Les meilleurs produits du marché sont ceux issus de la marque Zotac, dont vous n’avez sans doute jamais entendu parler. 01net place même Kubb comme le 9e mini-PC le plus intéressant.

Mais j’ai lu sur d’autres sites que Kubb n’avait que le mérite du coup marketing, je dirais plutôt que Kubb a justement le mérite du coup marketing. L’unité centrale classique prend trop de place et le mini-PC n’est pas encore rentré véritablement dans nos mœurs de par son format pas forcément séduisant. Kubb mise donc toute sa stratégie sur l’esthétisme de l’objet : un cube de décoration stylisé et changeable qui vous permet d’installer votre PC n’importe tout, sans que quiconque ne connaissant pas l’objet puisse soupçonner que ce soit un PC.

Le tout connecté est également un des gros avantages des mini-PC. Fini l’écran unique relié à votre tour. Vous pouvez y connecter tous vos terminaux.

Plus cher que ses concurrents, Kubb se lance sur le marché de l’épuré, simple, beau et performant qui n’est pas sans rappeler la stratégie d’un certain Steve Jobs. Si des versions plus poussées en capacités techniques sont en préparation, Kubb vise surtout le marché du luxe et de la décoration. Une version avec une coque en plaqué or est déjà existante (prix 2500€).

Alors simple feu de paille ou révolution informatique qui relancera le PC ? L’avenir nous le dira. En attendant, Kubb permet grâce à sa présentation à Las Vegas de mettre un coup de projecteur sur ce monde des mini-PC plutôt méconnu.

Fabien Clouet   /   @FabienClouet

Microsoft veut mettre les pendules à l’heure avec Analog Keyboard !

Microsoft 3collaboractifs

Petit flashback : souvenez-vous c’était il y a un mois environ : la dernière keynote d’Apple ! L’événement annoncé en grande pompe nous avait permis de découvrir l iPhone 6 et l’iPhone 6+. Et pour ceux qui l’auraient déjà oublié : la marque à la pomme en avait également profité pour nous présenter sa montre connectée : l’Apple Watch.

Si l’objet ne sera commercialisé qu’en 2015, il est certain que les concurrents travaillent également activement sur le dossier. Et le dernier en date qui vient de faire parler de lui n’est autre que l’entreprise de Redmond : Microsoft.

La nécessité du renouveau

Nous vous l’avions déjà présenté sur le blog : la guerre des géants est permanente, notamment entre Google et Microsoft qui visent plus qu’Apple le marché de masse. Les OS (Operating System) sont le lieu de haute lutte, et si Microsoft tenait celui des ordinateurs, Google semble tenir la corde avec les téléphones (Android) tant la tendance à la mobilité est forte.

Mais ne faisons pas de Microsoft une victime de guerre, car l’entreprise sait très bien se placer. Preuve en est : Microsoft a gagné en 2013 plus d’un milliard de dollars grâce royalties des licences vendues pour le développement de l’application Android. Soit près de quatre fois plus que le chiffre d’affaire généré par toute la division Windows Phone.

Si l’on jette un œil aux tendances du marché mobile, la maigre part de Windows Phone a tendance à fondre encore. Le constat est donc sans équivoque : Microsoft gagne de l’argent mais commence à souffrir d’une notoriété d’image qui pourrait conduire la marque à devenir simple éditeur de logiciel à long terme. Il devient indispensable pour Microsoft de ne pas rater le prochain train.

Analog Keyboard : Microsoft tire en premier, mais personne ne connaît la taille du gibier

Face à la difficulté des opérations récentes entreprises, Microsoft attaque donc le marché du mobile encore plus mobile : celui des montres. L’objectif est clair, développer les technologies et les systèmes d’exploitation qui en feront un acteur incontournable. Et si Microsoft n’aspire pas dans un premier temps à développer des systèmes entiers à son nom, il vise les fonctionnalités indispensables qui lui permettront d’assurer son avenir.

Le dernier venu s’appelle donc Analog Keyboard. Si la version n’est encore qu’un prototype, elle se distingue de ses concurrents par sa capacité à l’utiliser sans la voix. Tous les acteurs du marché avaient misé sur l’organe vocal pour faire fonctionner un appareil dont la taille de l’écran ne dépasse pas 1,6 pouces. Vous pouvez donc grâce au logiciel de Microsoft envoyer des messages par l’intermédiaire d’une montre connectée et ce sans logiciel de reconnaissance vocal : un idéal de discrétion que je vous laisse découvrir en vidéo !

Je vous l’accorde, le processus de rédaction est un peu long, mais c’est bien là tout l’enjeu de la guerre de l’innovation. Car l’Analog Keyboard vise une utilisation pour les montres Android Wear, déjà positionnées sur le marché.

Si la course à la mobilité fait rage, Microsoft, Apple, Google, Samsung et autres multinationales croient au développement du marché des montres vu les sommes qu’ils y investissent. On ne connaît cependant toujours pas sa taille potentielle. Chose plutôt logique si l’on considère que l’on fait face à un objet dont l’utilisation n’est pas encore rentrée dans les mœurs.

Fabien Clouet   /   @FabienClouet

Le 3310 n’est plus, Microsoft rachète Nokia !

Microsoft rachète Nokia

Le 3310, souvenez-vous en… votre fameux premier téléphone portable qui résistait aux chocs les plus violents et même à la machine à laver. Pour certains vous en avez même peut-être gardé un comme objet de collection tellement ce téléphone fut culte ! Et bien sa page d’histoire vient de se refermer officiellement avec l’activité de son constructeur : Nokia.

La célèbre marque finlandaise qui avait conquis le monde avec ses téléphones va officiellement être rachetée dans les jours qui viennent par le géant de l’informatique : Microsoft.

L’aboutissement de la stratégie Microsoft pour Mobile

Si ce rachat avait déjà été évoqué en septembre 2013, mais non officialisé pour règlement de détails juridiques, il semblerait que le mois d’avril 2014 soit le bon pour finaliser la transaction.

Le rachat porte sur l’acquisition de la division devices & services (appareils mobiles : smartphones et tablettes) ainsi que les licences d’utilisation des brevets déposés par Nokia, pour les 10 ans à venir. Le tout pour un montant global de 5,44 milliards d’euros, soit 7,2 milliards de dollars US. Si l’acquisition ne porte pas sur la totalité de l’entreprise Finlandaise qui vivote encore, il est de plus en plus pressenti que la branche achetée par Microsoft pourrait changer de nom et devenir « Microsoft Mobile ».

Avec cette acquisition, Microsoft poursuit le processus engagé depuis 2010. A l’époque, Stephen Elop, un canadien, ex directeur business (pour la suite office) chez Microsoft, avait signé chez Nokia en tant que directeur général. S’en était suivi un partenariat entre les deux marques en février 2011 où Windows Phone devenait l’unique système d’exploitation des téléphones au détriment de Symbian, l’historique OS du finlandais.

S’attaquant à l’époque au leader du marché du mobile (34% de PDM), Microsoft espérait se positionner comme il l’a fait avec les ordinateurs, c’était sans compter sur les percées de Samsung sur le marché des appareils mobiles et Google (avec Android) sur celui des OS. La concurrence a eu raison de Nokia qui a diminué ses parts de marché jusqu’à essuyer une perte nette de 780 millions de dollars sur l’exercice 2013. La marque finlandaise ne possédant aujourd’hui que 3% de parts de marché dans la vente de smartphones.

Microsoft s’attaque aux marchés émergents

Mais en rachetant Nokia, Microsoft aspire à devenir non plus un simple éditeur de systèmes d’exploitation, mais bien une entreprise de terminaux et de services comme le propose actuellement Apple. Si les récents exemples de Microsoft n’incitent pas à l’optimisme (comme la tablette « Surface » équipée de Windows 8 dont le groupe doit compenser actuellement un lourd échec financier), il y a tout de même un réel créneau à prendre sur le marché des alternatives de solutions mobiles vis-à-vis de Samsung et d’Apple. Dans notre bulle d’occidentaux « maîtres du monde » nous ne nous en rendons pas forcément compte, mais nous ne représentons pas le seul futur pour les ventes de smartphones. Le marché occidental arrivant à saturation, ce sont les marchés des classes moyennes de pays émergents tels que la Chine, l’Inde, l’Indonésie ou encore le continent Africain qui sont l’avenir ! Un marché émergent qui aura, d’après les observateurs, une croissance 4 fois supérieure à celle du marché occidental.

Or, si Nokia était en chute libre dans le monde occidental en termes de vente, sa position dans les pays émergents est sensiblement différente puisque le groupe finlandais reste le deuxième vendeur de mobiles à travers le monde avec 13,9% de part de marché en 2013 (en nombre, pas en $). Il jouit donc encore d’une forte popularité dans les pays où le passage du mobile au smartphone est en train de se faire.

Avec près de 70 milliards de cash de réserve, Microsoft se prépare à livrer bataille dans ces pays émergents : son ticket pour relever la tête dans les années à venir. Il devra pour cela se faire une place dans le monde des développeurs d’applications qui préfèrent à ce jour se concentrer sur iOS (Apple) et Android (Google).

Fabien Clouet