Twitter : Une relance éphémère ?

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Twitter cherchait depuis plusieurs mois à séduire les marques pour les encourager à faire de la publicité sur sa plateforme et était en pleine mutation. Avec les nouveaux outils tels que l’apparition du nombre de vues, l’outil analytics ou le bouton « click to call », Twitter cherchait à rassurer les marchés financiers après de nombreuses pertes. Le réseau social a connu deux trimestres totalement différents quant à ses résultats.

Chiffres inquiétants pour le premier trimestre

Fin 2013, Twitter annonçait 241 millions d’utilisateurs actifs mensuels. Le nombre d’usagers avait donc augmenté mais l’usage avait baissée. Le premier trimestre, le réseau social déplorait une baisse du nombre de vues sur la Timeline par usager. Cette caractéristique expliquait un ralentissement de la croissance du réseau social. Twitter avait également présenté une perte de 511 millions de dollars à la fin 2013 et une perte de 132 millions de dollars pour le premier trimestre 2014. Cependant, le chiffre d’affaires avait plus que doublé pour atteindre 250 millions de dollars. Ces chiffres avaient donc inquiété les investisseurs. Cela avait eu pour effet de faire perdre 10% à la valeur Twitter à Wall Street.

Un deuxième trimestre en hausse

Le nombre d’utilisateurs a augmenté de 24% durant le deuxième trimestre. Un chiffre dopé par l’utilisation mobile car 76% des utilisateurs le sont avec l’application mobile et rapportent 81% des recettes publicités sur mobile. Comparé au premier trimestre, le nombre de vues sur la Timeline a augmenté de 15% par rapport à l’an dernier. De plus, les revenus générés par la publicité ont eux doublé en un an. Le chiffre d’affaires a lui aussi continué a augmenté pour atteindre 312 millions de dollars. Mais le réseau social continue de perdre de l’argent pour atteindre 145 millions de dollars. Enfin, ces chiffres sont meilleurs que prévus par Wall Street et a donc permis à la valeur Twitter d’atteindre les 50 dollars avec une hausse de 27%. Pour le troisième trimestre, l’entreprise projette de réaliser un chiffre d’affaires de 330 millions de dollars avec un chiffre d’affaires annuel d’environ 1,32 milliard de dollars.

Un résultat expliqué par la Coupe du Monde

Ces bons résultats s’expliquent par la forte hausse d’activité et du nombre de vues durant la Coupe du Monde. En effet, le dispositif mis en place pour le Mondial a engendré 652 millions de tweets en un mois. C’est pourquoi le cabinet de recherche Trefis prévoit que cette croissance ne sera que temporaire. Dick Costolo le patron de Twitter expliquait cette augmentation d’activité par l’amélioration dans les produits de Twitter comme la mise en place de calcul de l’impact de Twitter dans la social Tv avec le partenariat avec Médiamétrie. Le PDG a commenté dans un communiqué suite à la présentation des chiffres trimestriels : « Nous restons concentrés sur le développement de nouveaux produits comme celui que nous avons construit autour de la Coupe du Monde ». La compétition a permis de tester des offres de contenus personnalisés et complémentaires aux matchs. Le PDG s’est dit confiant dans la possibilité de créer une bonne expérience en organisant des contenus autour de thèmes et d’évènements en direct afin d’atteindre toute personne sur la planète.

Voici les chiffres clés de Twitter en 2014

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Twitter a donc connu une relance pour les marchés grâce à l’effet Coupe du Monde mais parviendra t-il a maintenir ces performances tout au long de l’année ?

Dimitri Marié – @dimitrimarie

Du bon temps au bord de l’eau avec FewHourz

FewHourzVous qui subissez les affres de la vague de chaleur estivale qui touche l’hexagone au moins un jour sur deux depuis le 1er juillet, vous n’aurez pas manqué de vous ruer vers les piscines, dans l’attente d’un éventuel départ en vacances au bord de la mer. Mais profitez-vous vraiment de ces temps de baignades lorsque ces piscines sont remplies de monde en quête de ce même rafraîchissement ? Il est probable que l’avis soit pour le coup mitigé.

En réponse à cela, la start-up Fewhourz qui a vu le jour il y a quelques mois propose de mettre en relation les propriétaires de piscines privées et les particuliers désireux de baignades tranquilles !

La France, deuxième marché mondial des piscines privées !

L’idée est donc venue d’un de ses cofondateurs, Jean-Rodriguez Kinouani, et de sa femme. L’idée simple de pouvoir nager et se baigner en toute tranquillité, dans des piscines privées, voire même de profiter de spas ou de jacuzzis en permettant d’une part aux loueurs de rentabiliser partiellement les frais d’entretien et d’investissement, et d’autre part aux utilisateurs d’accéder à une offre jusque là inexistante.

C’est donc sous le nom de Fewhourz que la plateforme d’échange est apparue sur la toile avant l’été 2014. Le nom a coulé de source dans le sens où ce type de transaction ne se fait que pour quelques heures. Et si l’idée est née en France, elle n’est peut-être pas totalement liée au hasard car on y recense 1,7 millions de piscines privées. C’est le deuxième marché mondial après celui des Etats-Unis et ses 10 millions de piscines privées.

Un vrai fonctionnement de start-up d’économie collaborative

L’inscription sur la plateforme Fewhourz est gratuite. Vous créez votre profil. Les propriétaires de piscines/spas/jacuzzis présentent leur lieu d’accueil avec des photos et les différentes autres possibilités (jeux d’eau, barbecue à proximité…). Les baigneurs déposent une demande auprès des propriétaires qui sont libres d’accepter les demandes qu’ils veulent.

Lorsque propriétaire et demandeur se sont mis d’accord, le loueur effectue son paiement en ligne. Fewhourz prélève une commission de 10% sur la transaction. Un contrat de location est ensuite à télécharger sur le site pour réaliser un état des lieux avant que le demandeur et le nombre de personnes convenu utilisent la piscine. Le contrat est complété avec la pièce d’identité du payeur.

Une fois l’échange effectué, les deux parties peuvent attribuer des notations sur les profils de chacun. Les prix varient de 8 à 50 euros de l’heure. Ils deviennent moins chers individuellement lorsque vous réussissez également à convaincre vos amis de venir partager avec vous ce moment de détente aquatique (sous réserve d’acceptation du propriétaire).

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Avec un système de commissionnement sur les transactions, Fewhourz et ses fondateurs Jean-Rodriguez Kinouani, Olivier Butstraen et Oualid Jouhri, se positionne dans la lignée des réussites actuelles de l’économie collaborative.

Son développement suit une trajectoire qui n’est pas sans en rappeler d’autres puisqu’avec ses trois cofondateurs installés en France, en Angleterre et en Norvège, Fewhourz vise un l’international et devrait bientôt sortir la version anglaise de sa plateforme.

En voilà au moins trois qui n’ont pas peur de se mouiller !

Fabien Clouet

Quel avenir pour le traitement des données personnelles ?

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Les sources de données intéressantes à prendre en considération se multiplient avec les smartphones, les tablettes, les objets connectés, les réseaux sociaux et les outils web qui transmettent des flux parfois en temps réel. Pour répondre aux besoins du consommateur, les marques ont décidé d’exploiter ces données. Que l’on parle de Big data ou de Smart data, l’enjeu dans le futur sera de posséder sa base de données la plus complètes remplies de données totalement exploitable commercialement. Les enjeux du data dans le commercial

Une opportunité marketing

Le traitement des bases de données peut être utilisé pour des finalités différentes. En effet, des marques souhaitent améliorer la relation client pour la majorité mais cet outil peut permettre d’aller plus loin. Il peut apporter des solutions d’amélioration du service pour le client, de proposer les produits ou service les plus pertinents pour le client et donc d’augmenter la force de vente et le chiffre d’affaire d’une entreprise. Ce traitement de données permet donc d’améliorer le fonctionnement d’une entreprise autant sur sa rentabilité, sur ses process que pour la connaissance des besoins de ses clients. On remarque la puissance commerciale qu’offre la data pour les marques dans le futur.

Les données personnelles pas toutes égales

D’après une étude de la BCG Global sur le sentiment des consommateurs vis-à-vis de leurs données personnelles, nous savons que les informations liés aux données bancaires sont perçus comme extrêmement privées ce qui rend l’obtention de ces données difficile pour les marques. Pourtant, Facebook travaille aujourd’hui sur un nouveau bouton « Buy » qui permettra au consommateur d’acheter directement sur le réseau social. Pour le leader des réseaux sociaux, ce bouton permettra d’obtenir les données liés à la carte bancaire du client sans qu’il ne s’en aperçoive réellement. Une deuxième catégorie vient ensuite dans le sentiment de vie privée qui est constituées de toutes les données liées à la famille et à la santé. Puis, les utilisateurs n’aiment que très peu que les marques puissent les espionner avec leur localisation exacte ou l’accès à leur historique de navigation web. Ensuite, les données liés aux achats passés ou prévus ne sont pas perçus comme des données très privées. Puis, les utilisateurs du web ne sont pas refractaires à donner leur nom, âge, sexe, leurs usages et préférences en terme de médias, de produits, les dates significatives pour eux, leurs intérêts personnels. Cependant, ils considèrent que leurs adresses emails ou leur présence sur des réseaux sociaux sont des informations qui restent dans le domaine du privé. La dernière catégorie est une catégorie très exploitable pour les marques car les utilisateurs ne considèrent pas du tout comme privé leurs besoins de produits ou de services, leurs préférence en terme de marques et leurs retours sur des produits ou des services.

Le futur du traitement des données personnelles

Le data rencontre aujourd’hui un problème dût aux volontés des différents acteurs du système. En effet, les entreprises souhaitent avoir accès au plus grand nombre d’informations sur leurs prospects, les pouvoirs publics souhaitent encadrer cette récolte de données comme l’Union Européenne qui a obligé Google à mettre en place un droit à l’oubli. Enfin, les utilisateurs désirent avoir un service pertinent mais craignent pour l’utilisation de leurs données. Le recours au traitement des données personnelles est inévitable ! Il est primordial pour une entreprise de connaître ses clients et ses cibles mais chacun doit être avertit face à ce nouveau mode d’exploitation des données. Les pouvoirs publics doivent encadrer cette utilisation des données personnelles mais ils doivent aussi les prendre en compte afin d’améliorer eux aussi leurs services en réduisant leurs dépenses. Enfin, il serait intéressant de sensibiliser les utilisateurs que le traitement des bases de données existe et que tout devient exploitable. Je pense qu’à l’avenir nos données personnelles pourront devenir une monnaie d’échange contre un service personnalisé et pertinent. Une fois avertis, les utilisateurs pourront ainsi choisir de divulguer ou non une information personnelle mais pourront surtout la vendre. En effet, aujourd’hui de nombreux sites récoltent un nombre incalculable de données sans véritablement récompenser l’internaute. Demain, l’utilisateur pourra marchander ses données personnelles afin d’avoir lui aussi une part du gâteau des revenus générés par ce traitement des données. Il ne faut pas interdire cette pratique mais permettre à l’internaute de choisir quoi faire de ses données, les offrir contre des services et produits pertinents, les vendre ou les échanger contre des services gratuits… tout est imaginable.

Craignez-vous le traitement de vos données personnelles ?

Dimitri Marié – @dimitrimarie

Bientôt un scanner rétinien sur les smartphones Samsung ?

Ça avait fait beaucoup de bruit et fait naître de nombreuses rumeurs il y a environ 6 mois avec la sortie du Galaxy S5 de Samsung ; et bien il semblerait que les bruits de couloir commencent à prendre une certaine consistance ! Ce « ça » dont je veux parler, c’est la dernière innovation technologique sur laquelle travaille la marque sud-coréenne : un scanner rétinien pour ses smartphones.

Quand Samsung Exynos rapproche la réalité de la fiction

Les cinéphiles se souviennent peut-être de l’année 2002, année de sortie du film de Steven Spielberg Minority Report dont le rôle principal est interprété par l’inusable Tom Cruise. Cette fiction (tirée du roman de Philip Dick de 1956)  projetait notre monde en… 2054, soit dans 40 ans. Le film présente des personnes qui sont toutes fichées au quotidien par scanner rétinien, le héros devant même subir une transplantation de nouveaux yeux pour changer d’identité « aux yeux » de la Police.

Avec dans les cartons ce projet de scanner rétinien d’identification individuelle par nos smartphones, Samsung ouvre la porte à ce que P.Dick fantasmait il y a 60 ans et que nous pensions fiction il y a 12 ans de cela. Si la marque avait repoussé la sortie de cette technologie six mois auparavant, il semblerait bien que son travail actuel porte ses fruits. C’est la filiale du géant Coréen chargée du développement de cartes mères pour les téléphones et tablettes Samsung Exynos qui l’a laissé penser en twittant le 12 juillet dernier des nouvelles de ses progrès :

 Samsung Scanner

Une technologie, pas encore un facteur de différenciation marketing

Si Samsung Exynos a également lancé le hashtag #ExynosTomorrow en lien avec toutes les innovations technologiques que la filiale développe, l’opération fait toutefois peu de bruit. Car la technologie ne fait pas tout. Notre société, réglée par la loi du marché laisse avant tout la place au besoin, et celui d’une sécurité absolue sur son smartphone est en cours de création.

On peut facilement imaginer que dans quelques années nos simples téléphones auront également l’usage de moyen de paiement. C’est déjà partiellement le cas et des entreprises travaillent dessus comme le fait Paypal avec Pay@table. Mais aujourd’hui, la sécurité sur son smartphone n’est pas encore un sujet assez mature pour bénéficier d’une véritable stratégie marketing articulée autour de la technologie.

Si on réfléchit au potentiel qu’il y a derrière tout ça, on aperçoit plus de 1 milliards de personnes touchées à travers la planète, soit près de 15% de la population mondiale. Imaginez toutes ces personnes (nous en fait !) fichées par leur rétine via leur smartphone… Philip Dick, aujourd’hui décédé n’imaginait probablement pas que son imagination de l’époque puisse être envisagée concrètement 60 ans plus tard !

En attendant, Samsung, qui n’est probablement pas le seul à travailler sur le sujet, garde son innovation bien au chaud, attendant le moment propice pour véritablement se lancer !

Fabien Clouet

Pour-combien.com : échanger des services avec vos voisins

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Nous remarquons de nombreuses entreprises se lançant dans l’économie collaborative, notamment dans l’aide entre personnes, l’échange.

Les services entre voisins : un nouveau mode d’organisation

Comme pour mon voisin épatant, la plateforme propose l’entraide entre voisins pour développer le lien social et sur la base d’une rémunération définie par les deux parties. La jeune entreprise se positionne comme la nouvelle manière de poster des annonces comme pouvaient le faire les boulangeries il y a encore quelques années. Ce type de nouvelles communautés ne sont pas sans nous faire penser aux groupes notamment développés sur Facebook qui relie des personnes d’une même zone pour vendre, échanger des services, etc, comme Cinq You. Aujourd’hui, tout le monde se rend sur le Web pour trouver un prestataire ou même de l’aide. Pour-combien est développé sur l’idée que le monde de consommation à outrance est dernière nous et laisse place à un besoin d’entraide. La start-up espère bâtir un nouveau modèle dans lequel chacun à son rôle à jouer et avoir une part du gâteau. L’entreprise est née de l’expérience de son CEO qui n’avait jamais le temps de faire ses tâches ménagères. Lors de la rencontre d’un de ses voisins, revenant du pressing, ce dernier lui proposa d’emmener ses affaires pour la prochaine fois après une discussion entre les deux hommes. Le PDG de Pour-combien.com a été séduit par l’idée de proposer aux voisins de se rendre chacun de petits services.

Le développement de la start-up

Pour-combien.com est une jeune entreprise a été fondée par deux hommes, Guillaume de Kergariou qui est aujourd’hui le CEO et Pierre Klobb qui lui est le CCO. La start-up s’est développée grâce à l’investissement de 3 Business Angels et a vu le jour en 2014. Pour son développement sur l’ensemble du marché français, la start-up a réalisée une première levée de fonds d’un montant entre 250.000 et 400.000 €. Elle réussie à se développer grâce à une commissions sur les prestations à hauteur de 15% et réfléchi à un système d’abonnement pour plus tard.

Une communauté basée sur deux profils

Ces deux parties sont appelées « les posteurs » et « les bosseurs » au sein de la communauté pour-combien. Les principaux services proposés sont du type nettoyage, garde d’enfants ou d’animaux, aide au déménagement.

– Les  Posteurs
Il suffit de poster votre besoin gratuitement, et de laisser « les bosseurs » vous faire une offre, sélectionnez celui qui vous convient en fonction du profil, de ses compétences, de ses évaluations reçues lors de précédentes missions, et du prix qu’il propose pour vous aider. C’est vous qui choisissez !

Les Bosseurs
Faire des missions sur Pour-combien.com, c’est ouvert à tous : particuliers mais aussi aux professionnels comme des professionnels ou des artisans. Ce type de profil permet à tous d’arrondir les fins de mois. En tant que bosseur vous pourrez choisir de postuler sur les annonces que vous souhaitez et définir votre prix.

La plateforme apporte une solution pour trouver la bonne personne, grâce au système d’évaluation , au bon moment et au bon endroit grâce à la géo-localisation.
Il sera important de noter qu’il n’y a aucun engagement, aucun abonnement (pour le moment) et aucun frais de dossier pour pouvoir faire partie et publier auprès de la communauté autant pour les « posteurs » que pour les « bosseurs ».

Cependant, il existe un point négatif de mon point de vue. En effet, les « posteurs » peuvent régler directement aux « bosseurs », ce qui peut amener certaines tensions en cas de litiges ou si certains ne respectent pas leurs engagements. Cependant, la plateforme permet aux utilisateurs de gérer eux-même la communauté grâce à la mise en place de note et de remarque sur le profil des personnes, ainsi les mauvais utilisateurs seront identifiables.

Encore une start-up qui démontre la volonté des jeunes entrepreneurs français d’investir le monde de la sharing economy qui est très vaste. Cette économie collaborative tend à devenir rentable pour les entreprises et redistribue les cartes de notre modèle actuel.


Dimitri Marié