Pour-combien.com : échanger des services avec vos voisins

pour combien
Nous remarquons de nombreuses entreprises se lançant dans l’économie collaborative, notamment dans l’aide entre personnes, l’échange.

Les services entre voisins : un nouveau mode d’organisation

Comme pour mon voisin épatant, la plateforme propose l’entraide entre voisins pour développer le lien social et sur la base d’une rémunération définie par les deux parties. La jeune entreprise se positionne comme la nouvelle manière de poster des annonces comme pouvaient le faire les boulangeries il y a encore quelques années. Ce type de nouvelles communautés ne sont pas sans nous faire penser aux groupes notamment développés sur Facebook qui relie des personnes d’une même zone pour vendre, échanger des services, etc, comme Cinq You. Aujourd’hui, tout le monde se rend sur le Web pour trouver un prestataire ou même de l’aide. Pour-combien est développé sur l’idée que le monde de consommation à outrance est dernière nous et laisse place à un besoin d’entraide. La start-up espère bâtir un nouveau modèle dans lequel chacun à son rôle à jouer et avoir une part du gâteau. L’entreprise est née de l’expérience de son CEO qui n’avait jamais le temps de faire ses tâches ménagères. Lors de la rencontre d’un de ses voisins, revenant du pressing, ce dernier lui proposa d’emmener ses affaires pour la prochaine fois après une discussion entre les deux hommes. Le PDG de Pour-combien.com a été séduit par l’idée de proposer aux voisins de se rendre chacun de petits services.

Le développement de la start-up

Pour-combien.com est une jeune entreprise a été fondée par deux hommes, Guillaume de Kergariou qui est aujourd’hui le CEO et Pierre Klobb qui lui est le CCO. La start-up s’est développée grâce à l’investissement de 3 Business Angels et a vu le jour en 2014. Pour son développement sur l’ensemble du marché français, la start-up a réalisée une première levée de fonds d’un montant entre 250.000 et 400.000 €. Elle réussie à se développer grâce à une commissions sur les prestations à hauteur de 15% et réfléchi à un système d’abonnement pour plus tard.

Une communauté basée sur deux profils

Ces deux parties sont appelées « les posteurs » et « les bosseurs » au sein de la communauté pour-combien. Les principaux services proposés sont du type nettoyage, garde d’enfants ou d’animaux, aide au déménagement.

– Les  Posteurs
Il suffit de poster votre besoin gratuitement, et de laisser « les bosseurs » vous faire une offre, sélectionnez celui qui vous convient en fonction du profil, de ses compétences, de ses évaluations reçues lors de précédentes missions, et du prix qu’il propose pour vous aider. C’est vous qui choisissez !

Les Bosseurs
Faire des missions sur Pour-combien.com, c’est ouvert à tous : particuliers mais aussi aux professionnels comme des professionnels ou des artisans. Ce type de profil permet à tous d’arrondir les fins de mois. En tant que bosseur vous pourrez choisir de postuler sur les annonces que vous souhaitez et définir votre prix.

La plateforme apporte une solution pour trouver la bonne personne, grâce au système d’évaluation , au bon moment et au bon endroit grâce à la géo-localisation.
Il sera important de noter qu’il n’y a aucun engagement, aucun abonnement (pour le moment) et aucun frais de dossier pour pouvoir faire partie et publier auprès de la communauté autant pour les « posteurs » que pour les « bosseurs ».

Cependant, il existe un point négatif de mon point de vue. En effet, les « posteurs » peuvent régler directement aux « bosseurs », ce qui peut amener certaines tensions en cas de litiges ou si certains ne respectent pas leurs engagements. Cependant, la plateforme permet aux utilisateurs de gérer eux-même la communauté grâce à la mise en place de note et de remarque sur le profil des personnes, ainsi les mauvais utilisateurs seront identifiables.

Encore une start-up qui démontre la volonté des jeunes entrepreneurs français d’investir le monde de la sharing economy qui est très vaste. Cette économie collaborative tend à devenir rentable pour les entreprises et redistribue les cartes de notre modèle actuel.


Dimitri Marié

1Mile, la plateforme d’échange donne le sourire !

Lancée le 1er février 2014, la plateforme 1Mile a été créée à Mulhouse par un entrepreneur aguerri passionné du web et de relations humaines, Stéphane Saidani. Très récente sur le marché, la plateforme compte déjà près de 1500 membres. Pas forcément innovante dans son idée de partage de services déjà largement repris, 1Mile avance tout de même avec un concept intéressant et globalisé qui s’adresse à l’ensemble de notre société. Présentation !

L’eco-système de l’entraide, globalisé pour tous les acteurs

1 Mile avance avec un objectif dans le viseur, créer un éco-système d’entraide pour tous. La plateforme souhaite donc s’adresser à tous : commerçants, étudiants, porteurs de projets…

Le système est simple. 1Mile offre la possibilité de demander de l’aide ou de proposer un service. Le principe est celui de l’entraide entre voisins, d’où le nom de la plateforme « 1Mile ». Lorsque vous indiquez votre position, les offres répertoriées dans 1,6 kilomètre autour de vous sont répertoriées, soit dans un rayon d’un mile.

1mile 3collaboractifs

Le système d’échange est régulé par des points appelés des « smiles », qui vous rappelleront peut-être l’ex-système de fidélité d’entreprises telles qu’Air France, la SNCF ou Géant Casino. En réalité le nom Smile a été choisi pour deux raisons, d’une il rappelle le mot « Mile » du nom de l’entreprise, et de deux il évoque la bonne humeur communicative qui se transmet lors de l’aide entre personnes (smile veut dire sourire en anglais). Ainsi lorsque vous rendez service, vous recevez des sourires en échange, que vous pourrez également donner à quelqu’un lorsque vous aurez besoin d’une aide quelconque.

Il y a plusieurs manières de gagner des smiles : à l’inscription, en parrainant un nouvel arrivant sur la plateforme, et bien sur en répondant à l’offre de demandeur en leur apportant votre aide ; il devrait également être possible d’acheter 1 smile pour 1 euro à partir de 2015. Lorsque vous créez une annonce, les autres membres peuvent y répondre instantanément. Une boîte de dialogue apparaît directement à l’écran sous la demande effectuée où l’offre proposée.

Les mags pour faire l’actualité, les projets pour soutenir des actions !

1Mile innove en créant des rubriques supplémentaires. Les mags permettent aux entreprises, commerces, associations, évènements ou autres œuvres de valoriser leur activité sur la carte. Ce sont des espaces dans lesquels vous créez un article auquel vous pouvez ajouter des photos. La promotion et l’actualité en quelque sorte !

Les projets, eux, sont portés par les associations ou certaines personnes. Vous pouvez ainsi proposer des œuvres d’intérêt local, régional ou plus. Vous présentez votre projet et précisez le montant visé ou les tâches qui vous permettront d’atteindre votre objectif. Les autres membres de la communauté 1mile pourront soutenir votre projet de trois façons : en vous faisant une promesse de don (l’argent transite ensuite entre les personnes, pas par le site), en offrant des smiles ou en proposant vos compétences sur certaines de leurs demandes.

Les mags, comme les projets, n’apparaissent qu’à la demande de l’utilisateur qui peut sélectionner les rubriques apparentes à l’écran : demandes de services, offres de services, projets ou mags. La visibilité sur la carte se fait sur deux échelles, d’une part celle du mile (1,6… km), d’autre part celle des 5 offres ou demandes les plus proches. L’avantage de ce système, c’est la qualité du filtre. Les propositions sont localisées via votre position mais vous pouvez également choisir de déplacer votre avatar sur la map pour soutenir des projets dans des régions qui vous tiennent à cœur.

1mile

Pour l’avenir, 1Mile a trois objectifs affichés : élargir la plateforme aux autres pays francophones, lever des fonds pour accélérer son développement, et développer une application mobile pour intégrer un développement global d’ici 2015. Côté business model Stéphane Saidani affirme que la plateforme restera gratuite et sans publicité. Il compte sur l’achat de smiles de la part des utilisateurs pour rentabiliser son entreprise.

Lauréate du prix de la Mairie de Paris au concours Lépine de cette année, 1Mile trace donc sa route en emmenant dans ses valises particuliers, mais également entreprises et associations. 4% des comptes créés sont déjà représentés par ces entités marchandes. La plateforme collaborative pour toutes les entités de la société confondues, c’est ça l’innovation de 1Mile !

Fabien Clouet

Jestocke.com, le partage d’espace de rangements 2.0

Les start-up naissent chaque jour dans l’économie collaborative, ce n’est pas une nouvelle. Les idées développées en revanche sont renouvelées en permanence. Laure Courty, résidente bordelaise de 35 ans et mère de deux enfants est une de ces chefs d’entreprise qui a décidé d’investir son énergie au service d’un concept innovant. L’année dernière, elle a lancé son site de partage d’espace de stockage et de rangements entre particuliers : jestocke.com.

Le concept du stockage, en mode collaboratif

Déménagement, voyage à l’étranger, maison en chantier ? On a souvent l’occasion d’avoir un stock de cartons chez soi. Et pourtant vous n’avez pas forcément l’espace nécessaire pour les stocker. Alors que d’autres ont un garage, une cave, des pièces inoccupées qui ne leurs servent pas mais qui pourraient être désireux de rentabiliser des « vides matériels » ! Et sinon, que faites-vous de tous vos objets auxquels vous accordez une valeur sentimentale forte et que vous souhaitez conserver absolument ? Vous savez les fameuses quantités de playmobiles avec lesquels vos enfants ont joué et que vous conservez dans l’optique qu’ils resservent pour vos petits enfants.

Jestocke.com apporte une réponse collaborative à ces questions en permettant aux particuliers de mettre gratuitement en ligne une annonce à destination des voisins désirant louer leurs mètres carrés en surplus.

Et en plus, jestocke.com n’est pas uniquement pour les petits cartons. Camping-cars, voitures, bateaux, tondeuses à gazon, ou encore réfrigérateurs sont également acceptés si vos hôtes de stockage vous en offrent l’opportunité !

Jestocke.com - garde-meuble entre particuliers

Un fonctionnement classique, mais sécurisé

Vis-à-vis de ses concurrents classiques, la plateforme est en moyenne 60% moins cher que ses concurrents représentés par les acteurs traditionnels du stockage (garde-meubles, déménageurs, enseignes de self-stockage).

Côté fonctionnement, la plateforme de Laure Courty propose de mettre les gens directement en contact, avant-même le paiement, au risque de voir les utilisateurs court-circuiter le rôle d’intermédiaire de l’entreprise. Ce risque est assumé. Car si le commissionnement prélevé est situé entre 12% et 20% de la transaction totale et peut donner des envies de « triche », jestocke.com propose un système d’assurance qui garantie la période de stockage. Gan est l’assureur partenaire de la start-up et s’inscrit en complément de vos assurances existantes.

L’entreprise qui vise les personnes âgées de 25 à 49 ans se positionne sur un marché low-coast et principalement dans les grandes villes où les espaces de rangements sont manquants. La proximité pour faciliter les échanges sera une des clés du succès, d’où l’objectif affiché de croissance fort dans les grandes villes françaises L’entreprise est d’ailleurs en pleine levée de fonds pour développer son activité à l’échelle nationale.

Jestocke.com, vous en entendrez encore parler dans les mois et années à venir, surtout si vous faites partie des quelques millions de français qui déménagent chaque année!

Fabien Clouet

L’économie collaborative, un vocabulaire nouveau de A à Z !

A l’occasion du OuiShare Fest 2014, la communauté des acteurs de l’économie collaborative a mis en place un abécédaire pour présenter les grands mots significatifs de cette économie de partage. Toute bonne personne sensible à ce nouveau mode de consommation qui bouleverse notre société se doit donc de connaître et maîtriser ce nouveau vocabulaire aussi riche qu’innovant.

Voici donc 26 mots et leurs définitions made in OuiShare !

 A comme Auto-partage

 

Auto-partage : « Co-utilisation de véhicules, entre particuliers ou professionnels, via une plateforme en ligne. »

B comme Banque de temps

Banque de temps : « Système d’échanges de produits, de savoir-faire et services où l’unité de mesure de la valeur est le temps. »

C comme Communautés

Communautés : « Groupe de personnes qui partagent quelque chose, plutôt dans la sphère digitale : des individus dispersés aux quatre coins du monde peuvent désormais se connecter et agir de concert. »

D comme Do It Yourself

D.I.Y. (Do it yourself) : « Fais-le-toi-même ! Toute activité visant à créer des objets, technologiques ou artistiques, de façon artisanale. Connaît une grande croissance grâce à internet qui permet de diffuser des tutoriels. »

E comme Economie Collaborative

Economie Collaborative : « Produit de la valeur en commun et repose sur des nouvelles formes d’organisation du travail, des rapports plus horizontaux entre les individus formant des communautés. »

F comme Financement Participatif

Financement participatif (ou Crowdfunding) : « Financement de projets (artistiques ou entrepreneuriaux) par le public, sans l’aide des acteurs traditionnels du secteur, possible grâce à internet et aux réseaux sociaux. »

G comme Groupe d'achat

Groupe d’achat : « Un groupe d’individus se regroupant et s’organisant dans l’objectif d’effectuer un achat en gros, pour obtenir un avantage tarifaire. »

H comme Hacker

Hacker : « Aide à résoudre des problèmes dans de nombreux domaines. Le hacker montre une passion pour le fonctionnement intime des systèmes. Les médias utilisent à tort le terme hacker dans le sens de cracker (illégal ou non éthique). »

I comme Impression 3D

Impression 3D : « Production par ajout de matière, après une modélisation 3D numérique. Elle permet de fabriquer vos propres objets (personnel/professionnel/industriel) et créer plus facilement des prototypes et maquettes. »

J comme Jardins partagés

Jardins partagés : « Jardins gérés en commun par un groupe d’habitants, ils visent à réintroduire l’agriculture dans la ville, en ré-habillant des friches urbaines. »

K comme Open Knowledge

Open Knowledge : (ou Culture Libre) : « Mouvement social qui s’appuie sur le numérique pour diffuser et démocratiser la science, la culture, la politique, l’éducation ou encore l’économie. »

L comme Fab Labs

Fab Labs : « Espaces de fabrication basés sur les principes d’ouverture et de collaboration. Ils s’appuient sur des machines de fabrication numériques et des réseaux permettant d’échanger des fichiers partout dans le monde. »

M comme Makers

Makers : « Mouvement à la fois artisanal et innovant, mêlant hautes technologies (imprimante et modélisation 3D, découpe laser) et outils traditionnels en s’appuyant largement sur des logiciels et fichiers open source. On les trouve dans les ‘’nouveaux lieux’’. »

N comme Nouveaux Lieux

Nouveaux Lieux : « Tiers lieux, espaces hybrides, fabriques de quartiers, fablabs, coworking, … »

O comme Open Source

Open Source : « Logiciels dont la licence respecte des critères de libre redistribution, d’accès au code source et de création des travaux dérivés. »

P comme Peer-to-peer

Peer-to-Peer : « Modèle de réseau où les relations entre les individus (pairs) se font de manière distribuées et où chacun peut-être le client de l’autre, souvent via une plateforme en ligne. »

Q comme Quotidien

Quotidien : « L’économie collaborative peut changer votre quotidien avec de petits gestes de partage. »

R comme Réputation

Réputation : « Grâce aux commentaires et évaluations entre particuliers, la confiance s’installe dans les communautés collaboratives. »

S comme Système d'Echange Local

Système d’échange local : « Système d’échange de produits ou de services au sein d’un groupé fermé au niveau local. Permet d’échanger des compétences et des produits avec les autres membres du groupe et utilise une monnaie complémentaire qui lui est propre. »

T comme Troc

Troc : « Opération économique par laquelle chaque participant cède la propriété d’un bien et reçoit un autre bien. C’est l’opposé de l’opération d’achat-vente médiatisée par une monnaie. »

U comme Usage

Usage : « L’économie collaborative privilégie l’usage à la possession. »

V comme Véritable

Véritable : « Les communautés d’utilisateurs sur internet permettent de tisser des liens sociaux. »

W comme Woofing

Woofing : « Aide au fonctionnement d’une structure agricole contre gîte et couvert. Permet de voyager d’une façon différente. »

X comme génération X

Génération X : « La génération de ceux qui ont connu la télévision sans télécommande. »

Y comme génération Y

Génération Y : « La génération de ceux qui ont vu un clavier d’ordinateur avant de savoir marcher. »

Z comme génération Z

Génération Z : « La nouvelle génération de ceux qui sont nés avec internet dans le berceau. »

 

Rafaël De Oliveira

 

Instacart, les courses à domicile de l’économie collaborative

Les supermarchés peuvent commencer à s’inquiéter. Instacart, jeune start-up de San Francisco créée  en janvier 2012 par Apoorva Mehta, ex ingénieur supplt-chain chez Amazon, arrive sur le marché et veut transformer la livraison de courses. L’entreprise qui emploie 55 salariés et compte environ 1000 livreurs indépendants dans 17 villes des Etats-Unis, développe un concept simple : mettre en contact les particuliers afin que ceux ayant la possibilité effectuent les courses pour les autres !

Instacart

Instacart fait du neuf avec du vieux grâce à l’économie collaborative

Grâce à l’appli mobile, il vous suffit de choisir votre grande surface et de sélectionner les produits que vous voulez. Votre commande est ensuite transmise à d’autres utilisateurs de la plateforme appelés « personal shopper » qui vont se charger de faire les courses à votre place. Ceux-ci sont rémunérés en fonction du nombre de commandes effectuées et du nombre d’articles commandés, même s’il faut considérer que « rémunérer » n’est pas le mot employé à juste titre, il signifierait que celui-ci est un employé de l’entreprise. Car si le personal shopper livre généralement les courses dans les 2 heures qui suivent les achats, il n’est en aucun cas un salarié d’Instacart. Les personal shopper sont des utilisateurs comme les autres. Encore un fonctionnement qui va faire grincer des dents les entreprises en place !

La grande distribution alimentaire évolue (encore)

Après les chauffeurs de taxi qui font la grève contre les véhicules de tourisme avec chauffeur, dignement représentés par la société Uber, c’est une autre sphère professionnelle qui est attaquée par l’économie collaborative, celle de la livraison à domicile. Mais si Instacart progresse dans le domaine, il faut toutefois noter que l’entreprise n’est pas la seule venue sur ce marché. De nombreuses entreprises proposaient déjà de faire ses courses en ligne et de les livrer à domicile. FreshDirect et PeaPod étaient les pionniers et ont été rejoint par des groupes au pouvoir beaucoup plus élevé : Amazon Fresh et Walmart, sans oublier Google et son service Google Shopping Express qui est étendu à des magasins plus variés, pas seulement les grandes surfaces alimentaires.

Je vois d’un coup poindre votre interrogation sur la capacité d’Instacart à percer dans cet environnement hyper concurrentiel où les multinationales ont déjà posé leurs griffes. Et bien ça paraît assez simple : une domination par les coûts pour l’instant. La start-up américaine facture 3,99$ la livraison ou 99$ l’abonnement annuel. A côté de cela, les concurrents qui s’appuient sur des systèmes de livraison très organisés proposent des tarifs de 299$ l’année pour Amazon Fresh, 10$ la livraison pour Walmart, et 4,99$ la livraison pour Google.

La vague « sharing economy »

Mais au-delà des tarifs c’est également la vague « économie collaborative » qui permet à Instacart de percer et de se développer rapidement. Car si les personnel shopper effectuent un travail, ils restent initialement des utilisateurs du site : adeptes de la consommation entre particulier !

La tendance de fond correspond à plus d’humanité. Si l’on se prend au jeu de la caricature, on peut dire que pour un service quasi identique, les grandes entreprises représentent une rationalisation extrême du service pour un gain de temps au service d’une société toujours plus libéralisée ; alors qu’à côté de cela la start-up de l’économie collaborative fait gagner du temps aux gens en participant à l’amélioration des échanges humains mis à mal par le tout connecté du web !

Il s’agit bien d’une caricature oui ! Mais pour combien de temps l’économie collaborative bénéficiera de cette image positive permettant aux start-up naissantes de rivaliser avec des entreprises au pouvoir beaucoup plus élevé ? C’est une autre question !

Les grandes surfaces françaises peuvent trembler pour leurs services « Drive », ils seront très bientôt mis à mal. Amazon Fresh devrait débarquer en France cette année ! En attendant Instacart ?

Fabien Clouet

(Merci à Florian pour la thématique d’aujourd’hui !)