Le Crowdspeaking : la parole collective adoptée aux U.S.A…débarque en France !

Aujourd’hui, je souhaitais vous présenter un concept qui me semble très intéressant et qui risque de faire parler de lui dans les prochains mois.

Plateformes crowdspeaking

Le crowdspeaking s’inspire du crowdfunding

Vous connaissez désormais le crowdfunding et l’ampleur que prend cette pratique. Mais connaissez-vous le crowdspeaking ?  Ce nouveau concept s’appuie sur le même principe que le financement participatif qui est de d’appeler au soutien des internautes pour un projet, une cause, une start-up, une entreprise, une association, un artiste. La différence majeure est que dans ce cas là, les internautes n’offrent pas de l’argent mais proposent d’en parler sur les réseaux sociaux pour déployer le message et améliorer sa visibilité. Ce nouveau concept appelé « communication participative » a été crée en 2012 aux Etats-Unis avec l’arrivée de la première plateforme de crowdspeaking : Thunderclap.

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F8 : A quoi ressemblera Facebook en 2015 ?

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Chaque année entre le mois d’avril et le mois de juin, les géants du Net tiennent leur conférence dédiée aux développeurs. Ces conférences ont pour objectif de guider et d’informer les principaux acteurs de ces réseaux sociaux pour leur permettre de proposer à leurs clients ou leurs patrons les meilleures stratégies. Facebook a ouvert le bal ce 25 mars avec sa F8. Google quant à lui, organise sa conférence fin mai et Apple début juin.

Pour rappel, l’an dernier Facebook avait annoncé AppLinks pour permettre de passer une application à une autre, son nouveau réseau de publicité sur mobile et 4 nouvelles applications pour organiser le contenu.

Cette année, la conférence était très attendue pour connaître l’évolution de la stratégie du géant du Web sur des sujets tels que la publicité, l’évolution de l’utilisation mobile notamment avec Messenger qui a essuyé beaucoup de critiques en 2014 et la sortie officielle du casque Oculus Rift.

La vidéo : l’axe de votre communication

Comme nous vous l’avions présenté précédemment, Facebook s’est doté d’une plateforme interne de vidéos afin de faire de l’ombre au géant Youtube.

Pour cela, le réseau social a crée un code « embed » qui permettra d’intégrer les vidéos postées sur Facebook sur des sites web et blog et ainsi augmenter sa portée et son nombre de personnes atteintes. Facebook copie très nettement la stratégie qu’à été celle de Youtube, qui lui a permis de devenir un géant aujourd’hui. Facebook axe sa stratégie sur le développement de la vidéo car il a pu être vérifié que le réseau social permettait à Youtube de fortement augmenter son trafic et donc son chiffre d’affaire. Facebook travaille ainsi dans le but de maintenir ses utilisateurs un maximum sur la plateforme.

Facebook expérimentera également une prise en charge des vidéos à 360° pour commencer à sensibiliser les utilisateurs à l’arrivée de l’Oculus Rift et la réalité virtuelle. Pour une expérience toujours plus « inside », Facebook a dores et déjà annoncé que ce genre de vidéos pourra concerner des diffusions en live. Ceci permet également de suivre la tendance de Snapchat qui diffuse des minis vidéos sur un événement bien précis fait par tous les utilisateurs.

Le responsable de la vidéo chez Facebook a détaillé lors de cette conférence, le lancement automatique de la vidéo ou les outils de mesure d’audience ainsi que les futures amélioration à apporter.

Facebook souhaite donc concurrencer les principaux acteurs de la vidéo traditionnelle en apportant une petite touche d’innovation. Cela suffira t-il ? Peut-être que la masse d’utilisateurs permettra une croissance forte de l’utilisation de la vidéo sur Facebook.

Une autre utilisation de Messenger

Mark Zuckerberg et son équipe ont annoncé de nombreux changements pour Messenger très décrié en 2014. 

Nous avons pu remarquer l’entrée de Messenger dans une nouvelle ère avec l’arrivée d’une application d’un système de paiement entre amis.

Ils ont également annoncé une plateforme d’applications compatibles avec Facebook Messenger afin de proposer aux utilisateurs de personnaliser la messagerie. Mais surtout, Facebook souhaite développer l’offre Messenger au domaine professionnel.

L’application va s’ouvrir aux e-commerçants en leur proposant une solution de gestion de la relation client centralisée sur un même outil. Facebook avait déjà cherché à faire évoluer son offre avec un service de paiement en ligne qui a peiné à émerger. Partant du constat que la plupart des personnes sont présentes sur Facebook, les développeurs de Facebook ont imaginé un service qui permettrait de concurrencer le mail, de faire un suivi de commande, de réserver un taxi ou une billet d’avion, comme le propose WeChat ou Line, et faire son SAV directement via son compte Facebook. Le réseau social avait déjà tenté de développer sa solution « Buy » qui n’est pas parvenu à trouver son public. Messenger pourrait être le moyen qui rassure les marques car il est à l’abri de tous, plus réactif et de proximité pour les clients, encore faut il avoir un compte Facebook… Vous comprenez que si Mark Zuckerberg parvient à réussir ce pari d’imposer Messenger comme le moyen de communiquer numéro un et de remplacer partiellement les mails, de plus en plus de monde sera obligé de s’inscrire sur Facebook. De plus, si Facebook parvenait à réaliser ce coup de maître, il parviendrait à obliger une grande partie des entreprises de venir sur Facebook et d’y faire de la publicité.

Facebook a choisi de doter Messenger d’une quarantaine d’applications funs principalement d’échanges de contenus tels que le gif, effets spéciaux, vidéos ou sons. Facebook emploi l’expression « make your messages more emotional » pour exprimer sa stratégie.

Vous pouvez retrouver la liste des applications disponibles ici.

A noter des applis tels que Giphy pour échanger des gifs animés, ESPN pour partager des images d’actions sportives comme un résumé de match ou des buts, des essais. D’autres comme Everlane permettront de commander directement sur une boutique en ligne et permettra de suivre la livraison et de contacter un service après-vente.

Mark Zuckerberg exprime par cette stratégie une ambition d’améliorer toujours plus l’expérience utilisateur et d’assister au maximum les membres de Facebook. Il parle de « People First » qui guide ses choix de développement.

Des ambitions à long terme

Mike Schroepfer, directeur technique de Facebook, est revenu sur les ambitions à long terme de Facebook :

Connecter le monde : Pour cela, il continue de travailler sur des solutions techniques disponibles en open source comme React Native. Il propose également d’envoyer des drones pour distribuer des accès à Internet par voie aérienne grâce à Connectivity Lab. D’autres géants se positionnent sur ce type de projet. 

Créer des interfaces naturelles : Le laboratoire d’intelligence artificielle travaille sur un projet nommé Memory Networks, qui serait capable d’analyser le contexte d’informations que nous cherchons pour améliorer notre expérience.

Développer des expériences immersives : Avec l’acquisition d’Oculus Rift, Facebook explique vouloir reproduire une expérience fermée, créer un moment, une nouvelle expérience, comme lorsque nous sommes au cinéma. Mike Schroepfer, directeur technique de Facebook a annoncé que des jeux seraient disponibles dès cette année, le doute plane toujours sur le fait que cette réalité virtuelle soit rapidement disponible.

Ce qu’il faut retenir

– La vidéo a la côte

Si Facebook développe ses solutions pour son système vidéos, il donnera forcément plus d’importance si vous postez une vidéo qu’une photo. Il n’y a plus à attendre, postez des vidéos directement sur vos pages Facebook. Si le réseau social souhaite concurrencer Youtube, il s’en donnera les moyens et augmentera fortement le reach des vidéos pour motiver tout le monde à s’y mettre.

– Messenger prend de l’épaisseur

Doté d’une quarantaine d’applications, avec de nouvelles utilisations, Messenger est sans nul doute le grand chantier de Facebook. Le réseau social a réussi à faire accepter cette application à part entière et tentera désormais de lui donner une autre importance pour les utilisateurs. Toutes les nouvelles fonctionnalités laisse présager de très belles évolutions dans l’utilisation de Messenger mais également de nouvelles perspectives commerciales pour Facebook.

– Une réalité virtuelle encore floue

Après avoir annoncé que cette technique serait disponible en 2015, , le directeur technique de Facebook a laissé planer le doute sur son compte Facebook. Cette incertitude crée encore plus d’attente sur le concept. Les équipes de Facebook tiennent ainsi en haleine ses utilisateurs  et crée une véritable attente ! Nous espérons seulement que le lancement de la réalité virtuelle se fera tout de même en 2015.

Une offre commerciale toujours plus forte

Facebook développe son offre commerciale avec Messenger pour attirer toujours plus de marques sur son réseau social. Après avoir développer sa plateforme de publicités multicanales, Facebook développe ses activités et tente toujours de se lancer dans le e-commerce.

– Une réflexion tourné expérience utilisateur

Avec son « nouveau » Messenger, on remarque que la volonté de Mark Zuckerberg est d’axer sa réflexion sur l’expérience utilisateur. De plus, Facebook a lancé Facebook Analytics for Apps pour pouvoir analyser les comportements des utilisateurs sur le mobile. Même si beaucoup de monde critique Facebook comme d’autres car ils ont le sentiment d’être observés, on comprend que ce suivi permet d’améliorer et de personnaliser l’expérience utilisateur à chacun.

– Une ambition et de gros projets pour le futur

Vouloir connecter le monde entier, développer des projets aussi importants que la réalité virtuelle sont les ambitions du géant du Web sur les dix prochaines années.

On peut également y rattacher la volonté de créer sa propre ville Facebook et on comprend que le réseau social n’a pas encore arrêté de faire parler de lui et qu’il restera actif tout ce temps pour innover sans cesse.

Dimitri Marié – @dimitrimarie

Responsive Design à la Webschool Orléans

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Ce mardi se tenait la session mensuelle de la Webschool Orléans, avec au programme le responsive design. Retour sur l’événement web de la semaine qui se tenait à la CCI place du Martroi.

Le président Bertrand Laurentin présentait les actualités de l’association, avec en tête d’affiche le nouveau site web réalisé par le partenaire Kiwik. Un site bien sur conçu de façon responsive !

Le trésorier Philippe Guerin ne manquait pas non plus de mettre en valeur le fil d’actu twitter intégré. Un bon moyen de suivre les dernières infos de la #Webschool. Fil Twitter qui permet également à ceux qui n’ont pu venir de suivre la session en livetweet !

En plus des nombreux partenaires qui soutiennent la Webschool, Bertrand nous annonçait également l’arrivée d’un nouveau partenaire d’importance puisque Orange a décidé d’apporter son soutien à l’association orléanaise.

Pour parler du responsive design, la Webschool accueillait Pierre-Antoine VIALLON, directeur de communication de l’agence orléanaise ADS-Communication, créée en 1997.

Le web et la mobilité

Avant d’attaquer le responsive design, Pierre-Antoine faisait un petit tour d’horizon du web et des usages mobiles :

L’usage du web en connexion mobile a dépassé celui des connexions fixes (type PC) depuis l’année 2013.

Entre 2012 et 2014, respectivement +20% et +25% de la population française se sont équipés de smartphones et tablettes quand la part de français possédant un ordinateur portable reste stable. Preuve en est que la mobilité est en marche !

A noter qu’au premier trimestre 2012, 20 millions de tablettes étaient vendues dans le monde contre 80 millions au troisième trimestre de l’année 2014.

La mobilité est toutefois à nuancer en fonction des marchés visés. Sur le marché BtoC, le mobile représente aujourd’hui presque 50% du marché, cependant, il ne s’élève qu’à 15% sur le marché BtoB.

Un dernier chiffre pour conclure sur la consommation mobile du web : 1 français sur 3 utilise un smartphone régulièrement.

Le responsive design

S’il fallait définir le responsive design, Pierre-Antoine insiste sur le fait que le site que vous concevez n’est plus statique. Il bouge avec la taille de la fenêtre ou le format de l’écran du terminal. Parmi quelques exemples de bons élèves, Pierre-Antoine citait l’Elysée, ZD.net, Microsoft ou en plus local l’hôtel de l’abeille et bien sur la webschool.

Le contenu est donc liquide puisqu’il s’adapte. La page reste la même mais les CSS (feuilles de style) gèrent la mise en place et déplacent les éléments (menu compacté…) selon une logique de dégradation pour masquer certaines zones.

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Ci-dessus le site de la webschool en pleine page et format réduit

Concevoir son site avec le responsive design présente plusieurs avantages. Vous n’avez ainsi plus qu’un seul support à gérer et votre référencement s’en trouve optimisé. Par ailleurs, cela représente un bon compromis pour développer des premières versions de vos plateformes. Twitter a d’ailleurs développé Bootstrap, un framework en libre accès pour nous aider à travailler.

Cependant, le responsive design n’est pas la seule vérité du marché puisque les applications représentent depuis quelques années un moyen incontournable de se connecter via smartphones ou tablettes de part sa facilité d’accès. Le site mobile responsive peut en effet s’avérer plus long à charger puisqu’il faut passer par un navigateur. Il demande aussi une meilleure connaissance du media puisqu’il faut tester son interface sur tous les supports. Une contrainte de création puisqu’il faut adapter le déplacement et la dégradation de tous les blocs.

De manière générale Pierre-Antoine VIALLON décrivait le paysage web mobile comme assez mixte. Puisque si nous nous connectons sur les applications régulières, mais tout le reste du web se passe sur le navigateur. Et en tant que clients exigeants que nous sommes tous, nous critiquons le site dès que le moindre détail ne fonctionne pas. Imaginez donc que votre site ne s’adapte pas au format du smartphone de vos clients, un bon raté pour commencer votre relation avec lui. Vous l’aurez donc compris, la marche du responsive design n’est pas à rater !

Prochain rendez-vous à la webschool le 21 avril avec une thématique qui nous tient à cœur, l’économie collaborative. En espérant vous voir nombreux là-bas.

Fabien Clouet  /  @fabienclouet

Animer sa start-up sur les réseaux sociaux : quels bons réflexes à avoir ?

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Une start-up, par définition, est une jeune entreprise (issue très souvent du monde digital) qui se lance avec l’esprit d’un développement ultra-rapide (majoritairement des ! Ouverture du capital, levée de fonds, déploiement à l’étranger, recrutement de nombreux salariés, acquisition de nouveaux locaux… Tous ces termes sont bien évidemment inscrits dans la tête des entrepreneurs qui espèrent faire de leur idée de départ une véritable succes story ! Mais avant de parler de tout cela, il s’agit d’abord de réussir à parler, et faire parler, de son entreprise. Et le monde du social media possède des possibilités (quasi) infinies pour mener une stratégie de communication performante qui puisse booster le développement de la start-up. De Facebook à Twitter en passant par Instagram, Youtube ou même Snapchat et Pinterest, de nombreux outils peuvent être choisis pour atteindre des résultats intéressants, il suffit de savoir les utiliser de la meilleure façon possible et avoir quelques bons réflexes.

Faire des réseaux sociaux un journal intime 2.0

Sur les réseaux sociaux, les fans, followers, ou tout autre nom donné aux membres qui aiment une marque, attendent de l’exclusivité. En effet, si aucune valeur ajoutée au produit ou service classique n’est apportée, le client ne verra pas l’intérêt de suivre la marque. Il faut du contenu personnalisé, qui puisse s’adresser directement au client-consommateur, et, dans le meilleur des cas, qui montre de temps en temps la vie de la start-up. Il faut donner à l’entreprise un visage humain pour que le fan ait un regard privilégié sur le quotidien de l’entreprise et son avancée.

La promotion ? Oui, si elle est accompagnée d’une expertise pro

Toutes les start-up ne possèdent pas une innovation technologique de même valeur. En fonction du service, la promotion se fait sur les éléments purs de la technique adoptée ou au contraire sur le fonctionnement général du service. L’idée, ici, est de savoir parler à ses consommateurs d’une façon claire, précise, et qui montre l’implication, le sérieux et les compétences professionnelles de l’ensemble des métiers de l’entreprise. Des explications sur le concept permettent de mettre en avant ses avantages concurrentiels et, lorsqu’elles sont bien réalisées, peuvent amener à stimuler l’audience. Ainsi, des échanges peuvent s’installer entre les consommateurs et la start-up, valorisant encore plus l’expertise son expertise et renforçant sa légitimité sur le marché.

Utiliser la méthode du « Lean Start-up »

Le « Lean Start-up » est une méthode d’expérimentation où chaque étape de développement est testée pour validation avant de pouvoir passer à l’étape suivante. Sur les réseaux sociaux, il peut être judicieux d’appliquer cette méthode en testant des publications différentes (photos, vidéos, textes, questions, articles, …) et en analysant leurs performances. Ainsi, en fonction du type de contenu, de la réaction des fans, de leur engagement et de la viralité des publications, une ligne éditoriale peut se détacher pour répondre au mieux aux attentes des consommateurs.

Identifier ses ambassadeurs… et les impliquer (partiellement) dans l’aventure

Pour toute marque, et sur tout réseau social qui soit, il existe des ambassadeurs ! Ce sont ces consommateurs, ou plutôt consom’acteurs, qui n’hésitent pas à vanter les mérites de leur marque préférée pour la mettre sur le devant de la scène. Bien souvent, ils créent déjà des contenus sur un blog qu’ils tiennent ou sur leurs propres comptes sur les réseaux sociaux. Ces contenus peuvent alors être une véritable mine d’or d’inspiration pour une start-up puisque, bien souvent, ils ressemblent à des retours d’expériences sur des tests du produit ou du service, avec donc des feedbacks intéressant à en tirer. Mais on peut aller encore plus loin ! En effet, il peut être judicieux de rentrer en contact avec ces « brand evangelists » pour en faire de véritables testeurs des nouveaux produits ou des nouvelles fonctionnalités lancés par la start-up. Ils se sentiront investis d’une mission pour la marque qu’ils adorent et la start-up n’en sortira que gagnante avec des tests-consommateurs, des retours qualité mais également des relais de communication pour mettre en avant toutes les nouveautés.

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Rafaël De Oliveira / @Raf_dragaozito

Lego, Oscar du marketing !

La nuit de dimanche à lundi (en France) était celle de l’événement le plus attendu de l’année dans le monde du cinéma (après le festival de Cannes, soyons chauvin) : les célèbres Oscars !

Chaque année c’est une course effrénée pour accéder au graal du cinéma qui fait suite à sa grande répétition précédente : les Golden Globes. Si Juliane Moore et Patricia Arquette ont réédité l’exploit de rafler les deux trophées dans leurs catégories respectives, c’est bien le film Birdmman, d’Alejandro Gonzalez, qui a fait office de grand récompensé de la cérémonie. Avec ses quatre Oscars, il devance un autre film extraordinaire, The Grand Budapest Hôtel, quatre statuettes également, et… la marque LEGO ! Et oui, l’autre grand gagnant de cette cérémonie n’est autre que la marque danoise qui a réussi un formidable coup marketing à l’occasion de ces 87e Oscars !

Des statuettes LEGO pour Bradley Cooper et American Sniper

Le film de Clint Eastwood, American Sniper, était annoncé bien placé pour l’obtention des précieuses statuettes, mais ce n’est pas avec celles escomptées que l’équipe du film est repartie !

A l’origine de cet admirable manœuvre marketing, on trouve la déception de Phil Lord, co-réalisateur du film La grande aventure Lego, succès dans les salles, qui n’a pas été nominé pour la cérémonie des Oscars. Il avait tweeté la semaine dernière une photo de la célèbre statuette de la cérémonie réalisée avec les petites briques de la marque danoise !

Aussitôt dit, aussitôt fait, c’est l’autre co-réalisateur du film Christopher Miller qui débarquait à la cérémonie des Oscars avec plusieurs exemplaires en Lego !

Lego, la marque la plus puissante se réinvente

La marque danoise est actuellement en pleine lumière. Si le concept des petites briques emboitables qui l’a mené sur le devant de la scène n’a pas changé depuis 1949, sa capacité à demeurer au devant de la scène est assez impressionnante.
Un classement récent établi par le cabinet Brand Finance positionne même Lego comme marque la plus puissante au monde, devant le cabinet d’audit PwC, Red Bull, ou des marques prestigieuses comme Ferrari et L’Oréal qui trustent les 6e et 9e places du classement. Le classement a été établi sur les critères d’investissement marketing, de capital marque auprès des consommateurs, actionnaires et consommateurs ainsi que l’effet d’investissement du marketing sur les performances de l’entreprise.
Force est de constater que si LEGO ne se positionne pas comme un acteur des plus influents du monde comme le sont les entreprises de l’énergie, des nouvelles technologies et du web, la marque danoise montre ainsi à tout le monde qu’elle maîtrise plus qu’habilement son marketing ! Les deux exemples les plus récents ayant été mis en exergue par le cinéma avec son auto-promotion La Grande Aventure Lego, puis le coup des statuettes des Oscars, brillamment exposées à la face du monde, et associées à une palette d’acteurs connus et appréciés.

Lego 3collaboractifs

La conséquence de cette compétence est simple, si LEGO reste au sommet encore 17 années, la marque fêtera ses 100 ans d’existence. Une longévité à en faire jalouser plus d’un dans un XXIe siècle où tout se fait en accéléré, de la création à la disparition !

Fabien Clouet / @fabienclouet