Ces français qui affolent l’Amérique sur Kickstarter

Peut-être avez-vous déjà entendu parler de Kickstarter, une plateforme américaine de financement participatif lancée en 2009. C’est le pendant d’outre-atlantique de nos Ulule, Kisskissbankbank et autres plateformes. Une plateforme comme Kickstarter permet de financer de façon participative le lancement de toutes les nouvelles idées qui émergent au sein de notre société, comme les lunettes occulus rift rachetées récemment par facebook.

Kickstarter est bien une entreprise des Etats-Unis, et les américains sont justement réputés pour porter un bon nombre d’innovations dans les nouvelles technologies, applications mobiles, ou idées d’économie collaborative. Mais ne nous lamentons pas sur le sort de la France, car en ce moment, ce sont bien deux projets originaires de l’hexagone qui affolent la plateforme américaine de financement !

Squadrone System créé Hexo+, le drone connecté des sportifs

L’entreprise grenobloise Squadrone System qui a vu le jour en février dernier se lance dans une aventure initialement sportive en créant un drone connecté capable de suivre les sportifs depuis les airs et dans tous les endroits extrêmes qu’ils fréquentent : en mer pour les surfeurs/wakeboarders, sur terre pour les adeptes de sensations fortes en vélo ou à moto, en montagne même pour les skieurs, snowboarders ou autres adeptes de VTT de descente. HEXO+ est en fait une camera intelligente aérienne qui vous suit, tout simplement. La programmation se fait initialement depuis son smartphone, afin de choisir les angles qui seront filmés.

Mais au-delà des sportifs, cette invention est également une véritable révolution pour le cinéma amateur, voir professionnel si les cameras installées dessus sont de pointe. HEXO+ offre une façon différente et originale de se voir à travers le monde.

HEXO+ 3collaboractifs

Sauf qu’un projet comme celui-ci nécessite quelques réserves financières pour pouvoir être complètement lancé. C’est pourquoi Squadrone System a lancé un appel au don sur la plateforme américaine Kickstarter. Le résultat ? Les 50 000 $ espérés atteints en… 37 minutes, les 500 000 $ en trois jours ! Actuellement, l’entreprise a collecté plus de 950 000 $, et il reste encore 15 jours aux donateurs pour se manifester.

La camera full HD 360° de Giroptic

L’autre entreprise française à faire des émules, est un peu plus ancienne. Giroptic a presque cinq années d’activité derrière elle, et quelques milliers de produits vendus dans son domaine de compétence : les prises de vues à 360°. Le marché étant probablement à peine mature à l’époque, l’entreprise lilloise semble avoir trouvé son créneau en lançant la Full HD 360° sur la plateforme Kickstarter. La camera permet de prendre des vidéos selon tous les angles : une façon révolutionnaire d’appréhender le monde qui nous entoure, surtout lorsque l’on a toujours rêvé d’avoir des yeux dans le dos !

Sur la plateforme de financement participatif, Giroptic a fait exploser son compteur puisque l’objectif initial de 150 000 $ a été rapidement atteint pour totaliser aujourd’hui 1,265 millions de dollars. Une base solide qui devrait permettre à l’entreprise française de développer sereinement son activité et ses produits.

360°Cam 3collaboractifs

Après l’entreprise Lima qui avait collectée 1,2 millions de dollars en juillet 2013, voici deux autres entreprises françaises qui sollicitent un fort intérêt aux USA, preuve de la capacité de la France a développer de forts projets innovants. Le clou du spectacle arrivera très probablement à la production avec l’association de ces deux technologies. Les entreprises étant déjà rentrées en contact pour étudier la possibilité de créer un drone intelligent capable de prises de vues à 360°, et tout cela accessible au particulier ! La terre vue du ciel et sous tous ses angles, bientôt accessible pour tous ?

Fabien Clouet

L’économie collaborative, un vocabulaire nouveau de A à Z !

A l’occasion du OuiShare Fest 2014, la communauté des acteurs de l’économie collaborative a mis en place un abécédaire pour présenter les grands mots significatifs de cette économie de partage. Toute bonne personne sensible à ce nouveau mode de consommation qui bouleverse notre société se doit donc de connaître et maîtriser ce nouveau vocabulaire aussi riche qu’innovant.

Voici donc 26 mots et leurs définitions made in OuiShare !

 A comme Auto-partage

 

Auto-partage : « Co-utilisation de véhicules, entre particuliers ou professionnels, via une plateforme en ligne. »

B comme Banque de temps

Banque de temps : « Système d’échanges de produits, de savoir-faire et services où l’unité de mesure de la valeur est le temps. »

C comme Communautés

Communautés : « Groupe de personnes qui partagent quelque chose, plutôt dans la sphère digitale : des individus dispersés aux quatre coins du monde peuvent désormais se connecter et agir de concert. »

D comme Do It Yourself

D.I.Y. (Do it yourself) : « Fais-le-toi-même ! Toute activité visant à créer des objets, technologiques ou artistiques, de façon artisanale. Connaît une grande croissance grâce à internet qui permet de diffuser des tutoriels. »

E comme Economie Collaborative

Economie Collaborative : « Produit de la valeur en commun et repose sur des nouvelles formes d’organisation du travail, des rapports plus horizontaux entre les individus formant des communautés. »

F comme Financement Participatif

Financement participatif (ou Crowdfunding) : « Financement de projets (artistiques ou entrepreneuriaux) par le public, sans l’aide des acteurs traditionnels du secteur, possible grâce à internet et aux réseaux sociaux. »

G comme Groupe d'achat

Groupe d’achat : « Un groupe d’individus se regroupant et s’organisant dans l’objectif d’effectuer un achat en gros, pour obtenir un avantage tarifaire. »

H comme Hacker

Hacker : « Aide à résoudre des problèmes dans de nombreux domaines. Le hacker montre une passion pour le fonctionnement intime des systèmes. Les médias utilisent à tort le terme hacker dans le sens de cracker (illégal ou non éthique). »

I comme Impression 3D

Impression 3D : « Production par ajout de matière, après une modélisation 3D numérique. Elle permet de fabriquer vos propres objets (personnel/professionnel/industriel) et créer plus facilement des prototypes et maquettes. »

J comme Jardins partagés

Jardins partagés : « Jardins gérés en commun par un groupe d’habitants, ils visent à réintroduire l’agriculture dans la ville, en ré-habillant des friches urbaines. »

K comme Open Knowledge

Open Knowledge : (ou Culture Libre) : « Mouvement social qui s’appuie sur le numérique pour diffuser et démocratiser la science, la culture, la politique, l’éducation ou encore l’économie. »

L comme Fab Labs

Fab Labs : « Espaces de fabrication basés sur les principes d’ouverture et de collaboration. Ils s’appuient sur des machines de fabrication numériques et des réseaux permettant d’échanger des fichiers partout dans le monde. »

M comme Makers

Makers : « Mouvement à la fois artisanal et innovant, mêlant hautes technologies (imprimante et modélisation 3D, découpe laser) et outils traditionnels en s’appuyant largement sur des logiciels et fichiers open source. On les trouve dans les ‘’nouveaux lieux’’. »

N comme Nouveaux Lieux

Nouveaux Lieux : « Tiers lieux, espaces hybrides, fabriques de quartiers, fablabs, coworking, … »

O comme Open Source

Open Source : « Logiciels dont la licence respecte des critères de libre redistribution, d’accès au code source et de création des travaux dérivés. »

P comme Peer-to-peer

Peer-to-Peer : « Modèle de réseau où les relations entre les individus (pairs) se font de manière distribuées et où chacun peut-être le client de l’autre, souvent via une plateforme en ligne. »

Q comme Quotidien

Quotidien : « L’économie collaborative peut changer votre quotidien avec de petits gestes de partage. »

R comme Réputation

Réputation : « Grâce aux commentaires et évaluations entre particuliers, la confiance s’installe dans les communautés collaboratives. »

S comme Système d'Echange Local

Système d’échange local : « Système d’échange de produits ou de services au sein d’un groupé fermé au niveau local. Permet d’échanger des compétences et des produits avec les autres membres du groupe et utilise une monnaie complémentaire qui lui est propre. »

T comme Troc

Troc : « Opération économique par laquelle chaque participant cède la propriété d’un bien et reçoit un autre bien. C’est l’opposé de l’opération d’achat-vente médiatisée par une monnaie. »

U comme Usage

Usage : « L’économie collaborative privilégie l’usage à la possession. »

V comme Véritable

Véritable : « Les communautés d’utilisateurs sur internet permettent de tisser des liens sociaux. »

W comme Woofing

Woofing : « Aide au fonctionnement d’une structure agricole contre gîte et couvert. Permet de voyager d’une façon différente. »

X comme génération X

Génération X : « La génération de ceux qui ont connu la télévision sans télécommande. »

Y comme génération Y

Génération Y : « La génération de ceux qui ont vu un clavier d’ordinateur avant de savoir marcher. »

Z comme génération Z

Génération Z : « La nouvelle génération de ceux qui sont nés avec internet dans le berceau. »

 

Rafaël De Oliveira

 

Coupe du monde 2014 : quand les marques (ab)usent des jeux de mots !

C’est bien connu, il faut payer pour être partenaire officiel d’un grand événement sportif. En l’occurrence pour la coupe du monde qui se déroule en ce moment, il faut même payer cher, très cher ! Ceci n’a pas empêché certaines marques d’aligner les dollars, euros ou autre monnaie pour pouvoir s’exhiber aux yeux du monde. C’est le cas de ces entreprises : Adidas, Coca-Cola, Hyundai, Emirates, Sony, Visa, Budweiser, Castrol, Continental, Johnson&Johnson, McDonalds, Moypark, Oi, Yingli, ApexBrasil, Centauro (qui n’a rien à voir avec Fabrice), Garoto, Itau, Liberty Seguros et Wise Up, qui communiquent de façon « officielle » sur la coupe du monde, et ce également sur les medias sociaux.

Clairement, si les ambitions de nombreuses marques étaient de s’aligner sur l’événement, les places sont limitées. D’autre part certaines entreprises qui sont installées sur des marchés plus locaux n’ont pas d’intérêt à investir pour une exposition mondiale.

Cependant il faut noter que si les droits d’utilisation du logo de la coupe du monde sont réservés aux partenaires cités ci-dessus, beaucoup font preuve d’une imagination débordante pour associer leurs produits à l’événement de façon tout à fait licite et par le seul fait de la langue de Molière !

Kronenbourg, l’allusion à consommer avec modération

La marque de bière française créée en 1664 a lancé juste avant la coupe du monde une campagne de publicité avec différentes affiches. Une de celles-ci arborait fièrement le slogan : « Enfin une française qui est sûre d’arriver en demi ». Une belle allusion à l’événement en cours, en espérant qu’ils aient au moins raison !

Monoprix, la communication habituelle calée sur l’événement

Ça vient de sortir chez Monoprix, et à vrai dire ça n’aurait surpris personne tant le magasin est un habitué des campagnes décalés pour son rayon alimentaire. Avec des gros titres écrits sur fonds colorés, on peut ce coup-ci lire : « On est sorti des poules », ce titre qui apparaît bien sûr… sur les boîtes d’œufs ! Ce n’est plus le coup d’essai de communication de marque de Monoprix, mais avouons que ça nous fait sourire !

Monoprix - Kronenbourg - Coupe du monde 2014

A travers ces exemples, c’est surtout un état d’esprit qui est à relayer dans le monde de la publicité. La coupe du monde véhicule à travers la planète un état d’esprit de bonheur et de bonne humeur communicative : une atmosphère propice à ce type de communication basée sur l’humour. Pas sur qu’en d’autres contextes ces campagnes publicitaires soient appréhendées de la même manière.

Mais je suis sur et certain d’être passé à côté de nombreuses autres campagnes de communication humoristiques, à vous de les trouver et de nous les relayer !

Fabien Clouet

Facebook modifie toujours son algorithme

Comme nous vous l’avons déjà expliqué précédemment, les réseaux sociaux modifient régulièrement leurs fonctionnalités comme Twitter par exemple. Nous voyons régulièrement des points sur les modifications effectuées par les réseaux sociaux sur le Web, nous vous avions par exemple expliqué pourquoi Twitter désirait faire apparaître le nombre de vues des publications. Facebook quant à lui continue de modifier son algorithme afin de fournir le meilleur contenu ciblé à ses utilisateurs.

Facebook explique : « Cela nous aide à personnaliser le fil d’actualité en fonction des préférences des utilisateurs. Les gens qui ont tendance à regarder des vidéos dans le fil d’actualité doivent s’attendre à voir plus de vidéos en haut du fil d’actualité. Inversement, les personnes qui ont tendance à sauter des vidéos sans les regarder doivent s’attendre à voir moins de vidéos. Cette amélioration signifie que les vidéos que les gens choisissent de regarder atteindront un public plus large, tandis que les vidéos que les gens ignorent seront affichées à moins de personnes.».

La vidéo au cœur de ce changement

Selon Facebook, le nombre de vidéos visionnées récemment a littéralement explosé, allant jusqu’à doubler durant les six derniers mois. Ce constat explique ce changement d’algorithme et sa vision vis-à-vis de ce nouveau média. Facebook a donc décidé d’adapter l’affichage de vidéos selon le comportement de l’utilisateur. Par exemple, si vous regardez régulièrement les vidéos qui sont dans votre fil d’actualité, Facebook fera apparaître plus de vidéos sur votre fil d’actualité. Selon Facebook, le temps de visionnage de l’utilisateur sera pris en compte pour publier des vidéos plus ou moins courtes sur son fil d’actualité. Facebook déterminera la pertinence de la vidéo selon le nombre de vues, le temps de visionnage, le nombre de J’aime, les commentaires et le partage. Les vidéos rencontrant les meilleurs scores seront donc encore plus visionnées pour apporter aux utilisateurs les contenus les plus viraux.

Cette nouveauté concerne les vidéos directement uploadées sur Facebook et non celles partagées via Youtube. Facebook tente donc de contrer la puissance de Youtube en encourageant ses utilisateurs à ne plus passer par sa chaîne Youtube pour diffuser du contenu en apportant un service supplémentaire directement sur sa plateforme.

Facebook Video 1

Nouvelles métriques pour les vidéos uploadées sur Facebook

Aujourd’hui, un administrateur peut seulement voir le nombre de personnes qui ont commencé à regarder une vidéo.
Facebook souhaite apporter de nouvelles statistiques aux administrateurs de pages pour gérer la publication de leurs vidéos comme :
– le nombre de vues d’une vidéo : une vue est comptabilisée lorsque le visionnage dépasse les 3 secondes.
– le nombre de vues uniques : le nombre de personnes qui ont vus au moins la vidéo
– le temps moyen de visionnage d’une vidéo
– la courbe d’audience : définir quels moments de la vidéo ont été les plus visionnés
– le coût moyen par vue
– le nombre de clics sur la vidéo
– les données démographiques

Facebook Video 3

Plus que jamais, Facebook se renouvelle dans ses fonctionnalités et ses outils de mesure pour continuer à capter l’attention de tous ses utilisateurs !

Dimitri Marié

Fizzer, l’application pour créer la carte postale qui vous ressemble !

Fizzer - carte postale - start-up - application

Les vacances d’été arrivent à grand pas et beaucoup d’entre nous ont déjà hâte de prendre l’avion (ou la voiture) pour fuir le quotidien et rejoindre partir à la recherche de soleil, de fêtes, ou tout simplement de tranquillité. Mais pour la plupart des gens, l’envie commune recherchée est d’aller à la découverte de nouveaux paysages. Et, comme la tradition le veut, on n’hésite pas à partager un bout de son voyage avec sa famille ou ses amis en leur envoyant une petite carte postale. Mais la carte postale, à l’ère du tout numérique, a perdu un peu de sa symbolique puisqu’il est désormais très simple et beaucoup plus rapide de poster des photos de ses vacances sur les nombreux réseaux sociaux qui existent que de trouver un buraliste et choisir une carte qui illustrera son séjour. Pour faciliter la vie des voyageurs, la jeune start-up Fizzer prévoit de lancer, début juillet, une application permettant de créer sa propre carte postale.

Personnaliser entièrement sa carte postale

L’idée, venue de deux jeunes amis entrepreneurs, Baptiste Hamain et Vincent Porquet, est toute simple : le voyageur se rend sur l’application (bientôt disponible sur App Store et Android), prend une photo qui représente son voyage, y ajoute des filtres s’il le souhaite – à l’image d’application spécialisée dans la photo telle qu’Instagram – et rédige un cours message pour son destinataire. Pour le reste, l’application s’occupe de tout ! Ainsi, après avoir transféré l’ensemble des informations que vous souhaitez voir apparaître, Fizzer s’occupe de mettre en forme automatiquement votre carte postale et vous donne la possibilité d’avoir un aperçu directement avant de décider de l’envoyer un de ses proches.

Une carte postale délivrée sous 24h

Fizzer n’est pas seulement une appli de création de carte postale. Et oui, là où on y trouve un réel bon intérêt, c’est qu’elle s’occupe aussi de tout le processus d’envoi. En effet, pas besoin de chercher désespérément un espace postal pour faire l’envoi de sa carte, ou encore de se précipiter les derniers jours de ses vacances pour écrire rapidement des petits mots à tous ses proches qui, bien souvent, reçoivent la carte postale plusieurs jours après, parfois même après votre retour à la maison. Pour éviter toutes ses contraintes, Fizzer s’occupe de l’impression de la carte postale ainsi que l’envoi pour garantir une réception par le destinataire sous les 24h après la commande effectuée.

Un fonctionnement de type réseau social

Pour aller plus loin dans leur idée, Baptiste et Vincent ont souhaité ajouter deux fonctionnalités intéressantes à l’application : un historique des cartes postales qui gardera en mémoire l’ensemble des créations réalisées (et celles reçues), ainsi qu’un système d’interactions avec ses amis via des commentaires, des likes, des partages, etc. Appelés « fizz », ces cartes postales personnalisés satisferont sans aucun doute tous vos proches car l’essence même de ce projet reste le fait d’offrir un cadeau, faire plaisir et montrer à son entourage que l’on pense à eux. Un développement de l’application est déjà prévu pour proposer également la création de cartes de vœux pour Noël ou Pâques, par exemple.

Le projet Fizzer est actuellement présenté sur la plateforme de crowdfunding Ulule afin d’obtenir un financement à hauteur de 10 000 € pour effectuer le lancement de l’application avant l’été. Personnellement, je crois vraiment en cette nouvelle start-up qui souhaite remettre sur le devant de la scène les cartes postales, et j’ai déjà hâte de pouvoir créer la mienne dès le mois d’août prochain ! Et vous, allez-vous penser à vos proches cet été et partager avec eux un petit bout de votre voyage ?

Rafaël De Oliveira