La Saint Valentin, un argument de vente pour l’économie collaborative !

Samedi 14 février, c’est la Saint Valentin ! Vous savez c’est cette fameuse journée où l’on fête les amoureux du monde entier. Une journée qui, pour beaucoup, est l’occasion d’avoir une petite attention pour son double, d’offrir un cadeau romantique, de commander un bouquet de fleurs plus imposant que jamais, ou encore de prévoir une soirée de type diner aux chandelles et petits plaisirs gourmands…

Mais, tout le monde le sait, la Saint Valentin c’est avant tout une fête ultra-commerciale qui permet de vendre. Ainsi, les produits cosmétiques, les fleurs, les bijoux, ou encore les box de voyages sont autant de produits plébiscités par les plus grands romantiques d’entre nous. Les offres fleurissent de toutes parts et tous les secteurs d’activités peuvent y trouver leurs comptes, l’économie collaborative en tête !

Le collaboratif au profit du bonheur des couples

L’économie collaborative regroupe tellement de possibilités (échanges ou partages de biens, de services, d’activités…) qu’elle est forcément touchée par cette tradition valentine. En effet, le partage et la location d’habitations entre particuliers peuvent trouver en cet événement un moyen d’attirer des couples souhaitant passer une soirée d’exception dans des lieux authentiques, ou tout simplement hors de leur cadre habituel. D’autres, comme les services entre particuliers peuvent être l’occasion de faire garder ses enfants par une baby-sitter, ou faire faire une jolie décoration de table par un voisin décorateur d’intérieur.

Alors il est vrai qu’en France, le partage entre particuliers commence seulement à rentrer dans les mœurs et que le réflexe collaboratif n’est pas encore à son apogée, encore moins lorsque l’on souhaite faire plaisir à sa moitié. Mais les acteurs de la consommation collaborative l’ont compris : la Saint Valentin reste un jour prisé par les couples et il est, semble-t-il, primordial de l’intégrer dans sa stratégie de communication pour booster ses ventes et surtout ne pas passer à côté de cette opportunité que leur offre le calendrier.

Quand Cupidon s’empare de la consommation collaborative

Campagnes spéciales Saint Valentin, coffrets cadeaux ou simples tweets, tous les moyens sont bons pour communiquer sur cette journée particulière. Pour illustrer tout cela, je vous propose un petit florilège des offres Saint Valentin que les acteurs de la « sharing economy » ont créées pour l’occasion.

— La Ruche Qui Dit Oui : un bouquet de « pleurotes roses »

Bouquet de pleurotes roses - La Ruche Qui Dit Oui

 

— Petitsjobs.fr : « cherche babysitting pour soirée en amoureux »

 

— Zilok : un programme « 100% location » pour la Saint Valentin ->

 

— Airbnb : la mise en avant d’annonces « dépaysantes »

Rafaël De Oliveira / @Raf_dragaozito

Publicités

Alterre, un moteur de recherche spécial « consommation collaborative »

Alterre - le moteur du partageIl y a quelques mois, nous vous présentions l’initiative Share Annuaire, listing spécialisé dans le recensement des plateformes de consommation collaborative. Les créateurs de ce site avait déjà cerné l’importance de regrouper l’ensemble des acteurs de l’économie de partage au sein d’un même référentiel au vu de la multiplication des solutions qui voient le jour semaines après semaines.

Car il faut l’avouer, même si certaines starts-up font office de véritables ogres dans ce nouveau mode de consommation, telles que Blablacar pour le covoiturage, Airbnb pour l’hébergement ou encore My Major Company pour le crowdfunding, il existe un nombre incalculable de plateformes moins médiatiques mais qui proposent désormais des offres parfois toutes aussi intéressantes ou de nouvelles solutions de partage qui peuvent être plus adéquates.

Et il est donc difficile de jongler entre les différents sites pour trouver la perle rare. C’est certainement de ce constat qu’est née l’idée d’un « comparateur » spécialisé dans l’économie collaborative : Alterre !

Trouvez la meilleure solution de partage en quelques clics

Alterre, c’est ni plus ni moins qu’un agrégateur de contenus qui regroupe toutes les solutions de partage entre particuliers postées sur les principaux sites web collaboratifs, de tous univers qu’ils soient (Airbnb, Zilok, Housetrip, …). Trouver une chambre à louer, un espace de stockage, des outils de bricolage ou même une voiture à emprunter, tout est possible et synthétisé sur cette plateforme. A la manière d’un comparateur de site e-commerce, Alterre permet de voir les annonces des produits/services recherchés très rapidement, notamment grâce à un système de filtrage et de recherche très facile d’utilisation voulu par les co-fondateurs Guillaume Rousset (l’âme commerciale) et Ludovic Le Brun (la touche technique). Chaque annonce possède bien évidemment un lien direct vers le site de l’offre en question pour accéder rapidement, le cas échéant, à la transaction.

Gagnez du temps, et de l’argent !

« Notre démarche est de simplifier et d’amplifier le partage et réduire notre consommation ». Les mots des deux entrepreneurs de cette start-up basque, précurseurs sur le marché, mettent en avant les principes premiers de l’économie collaborative et apporte un nouvel outil très intéressant pour les adeptes de ce phénomène de partage. C’est ainsi que les utilisateurs peuvent retrouver et comparer les annonces de plus de 50 sites différents afin de dénicher l’offre la plus qualitative, la plus proche et au meilleur prix. Mais ce n’est pas tout ! En effet, Alterre permet également d’archiver les annonces les plus intéressantes venant des différents sites pour retrouver en un clin d’oeil ses recherches en cours. Un véritable gain de temps !

Améliorer la visibilité des plateformes collaboratives

Si le site Alterre apporte un solution aux consommateurs, les sites de partage y trouvent également leur compte puisqu’ils bénéficient d’une visibilité sur leurs annonces, une augmentation du trafic sur leur site (grâce notamment aux liens directs vers les annonces). Le site est donc une opportunité pour certains acteurs qui sont à la recherche d’une plus forte notoriété sur un marché qui devient de plus en plus concurrentiel. Bien sûr, l’accès à ces avantages n’est pas gratuit, et c’est ici que se trouve le modèle économique réfléchi par Guillaume et Ludovic. Avec une idée aussi pertinente, je ne me fais pas de souci pour le développement de la plateforme qui, en plus de s’améliorer petit à petit sur l’aspect « design », devrait accueillir dans les semaines et mois à venir de nouveaux clients et donc de nouveaux sites à comparer, qui favorisera à coup sûr l’expérience d’utilisation à la fois des consommateurs et des startupeurs du monde de la sharing economy…

Rafaël De Oliveira / @Raf_dragaozito

Bird Office, le partage d’espaces de travail façon professionnelle !

La nouvelle ère dans laquelle nous sommes en train d’entrer, l’ère de l’économie collaborative et circulaire, permet aujourd’hui de tout partager (ou presque) entre particuliers. Mais les entreprises ne sont pas en reste et l’esprit collaboratif est également en train de se développer pour les professionnels. Et le partage d’espaces de travail est un de ces exemples marquants qui montrent toute l’étendue de possibilités que la sharing economy permet d’exploiter. Ainsi, il y a quelques semaines nous vous présentions la société Office Riders qui permet de trouver un lieu de travail chez les particuliers et, aujourd’hui, c’est son pendant BtoB qui est à l’honneur : la start-up Bird Office !

bird-office

Réserver une salle de réunion n’a jamais été aussi simple

Bird Office est un service collaboratif de réservation d’espaces professionnels à l’heure ou à la journée. En quelques clics, une entreprise qui recherche une salle de réunion ou de conférence, par exemple, peut parcourir les centaines de références sur Bird Office en fonction de nombreux critères (localisation, capacité d’accueil, équipements) et réserver directement en ligne. Parallèlement, les entreprises qui disposent d’espaces libres et sous-exploités peuvent créer leurs annonces gratuitement et ainsi profiter d’une nouvelle source de revenus sans investissement. Voulue comme une solution clef en main flexible et innovante, la seule « contrainte » est de devoir accueillir les groupes qui réservent leurs salles de réunion, autant dire rien de bien très compliqué.

Allier partage et réseautage professionnel

Fondée en décembre 2013, la start-up Bird Office vient de l’idée commune de 2 étudiants, Michael Zribi (l’ingénieur) et Arnaud Katz (l’âme notariale), qui, lors d’une mission HEC Entrepreneurs, ont pris conscience que bon nombre d’espaces de travail étaient rarement utilisés voire inoccupés dans nos entreprises françaises. Concept basé sur un modèle BtoB, Bird Office permet donc aux entreprises de partager leurs locaux afin qu’ils profitent à d’autres entreprises aux moyens moins importants ou aux bureaux trop petits. Et qui dit partage, dit forcément rencontres et échanges. La mise en relation des acteurs via la plateforme permet non seulement aux entreprises de créer des liens entre elles, mais également de donner aux travailleurs la possibilité d’élargir leurs réseaux professionnels tout en profitant d’un service transparent et rapide à prendre en main. D’un côté, les espaces professionnels sont optimisés et rentabilisés, et de l’autre côté, les entreprises profitent d’un service efficace dans lequel 100% du processus est pris en charge.

Aujourd’hui, la solution Bird Office est opérationnelle à Paris (près de 450 salles référencées) ainsi que dans d’autres villes françaises telles que Lyon, Lille, Toulouse, Bordeaux… Mais le souhait de développement de la start-up ne s’arrête pas à notre simple territoire hexagonal. En effet, le service sera bientôt disponible dans plusieurs pays francophones comme le Luxembourg, la Belgique ou encore la Suisse, ainsi que dans des pays où la pression immobilière est forte (Royaume-Uni, Pays-Bas, Allemagne, …).

TeamCollaboractifs / @3collaboractifs

Partagez vos magazines grâce à Borne de Presse !

A l’heure de la digitalisation du monde, de nombreux secteurs ont vu leur légitimité décroître du fait de la facilité d’accès, la simplicité d’utilisation et la rapidité des services proposés sur le web. C’est le cas notamment de la presse écrite. En effet, avec l’évolution des usages sur la toile et l’avènement des applications pour smartphones, de plus en plus de lecteurs changent leurs habitudes de consommation et délaissent les magazines et journaux des buralistes au profit d’une lecture digitale. Mais, certains irréductibles ne veulent pas voir disparaître leurs quotidiens papiers favoris et une initiative toute jeune, nommé Borne de Presse, va peut-être les aider à relancer l’univers de la presse écrite.

Un kiosque de partage de magazines et de journaux écologique

Le projet Borne de Presse, développé par l’agence La Fonderie et Julien Fuentes, déjà porteur du projet TrocDePresse (plateforme d’échanges de journaux entre particuliers), consiste en la création de kiosques physiques pouvant contenir de nombreux journaux et magazines dans le but d’être commercialisés à des entreprises et/ou organismes possédant des lieux de vie ou d’échanges au sein même de leur structure. Le principe de cet objet est simple : chaque personne ayant accès à cette Borne de Presse peut mettre à disposition des magazines auxquels elle est abonnée et profiter de publications déposées par d’autres collaborateurs, le tout dans un esprit de libre échange auto-régulé. Ce projet, mené en collaboration avec Phenix, organisme de lutte contre le gaspillage, vise à donner une seconde vie à nos journaux qui sont très souvent lus puis jetés directement à la poubelle sans que personne d’autre ait pu en profiter. Afin de renforcer le côté écologique de la chose, les kiosques sont entièrement construits en cartons recyclés et permettent à des entreprises qui ont instaurées une politique RSE de conforter leurs valeurs de respect de l’environnement.

Capture-d’écran-2014-04-24-à-15.08.16

Créer un mode de consommation collaborative

La démarche environnementale n’est pas la seule raison d’être du projet Borne de Presse. En effet, cet objet qui parait anecdotique à première vue est en fait bien plus qu’une simple étagère où sont entassés des magazines. C’est en réalité un véritable présentoir collaboratif qui permet aux gens de s’échanger leurs lectures et qui respectent deux principes fondamentaux de l’économie collaborative : l’économie financière et la création de liens. L’économie financière dans le sens où chacun participe à l’élaboration de cette mini-bibliothèque grâce à la mise à disposition d’un ou plusieurs abonnements qu’il possède, pouvant créer ainsi un riche vivier d’informations culturelles, politiques, ou encore sportives ; la création de liens par le fait d’installer le kiosque dans des lieux propices aux discussions, aux échanges, amenant ainsi un nouveau moyen dans une structure de rapprocher les gens et de renforcer les interactions.

Le projet Borne de Presse part d’une intention de remettre au goût du jour les supports papiers afin d’éviter une consommation « tout-digital », tout en surfant sur les problématiques de respect de l’environnement. Les valeurs prônées sont ici clairement identifiées et entre parfaitement dans les évolutions de la société actuelle. L’idée est donc forcément bonne si l’on souhaite agréer à une économie plus circulaire, mais, dans une période où une grande majorité des projets qui cartonnent nous viennent du web, cela suffira-t-il à convaincre de nombreux acteurs d’en faire un outil de développement supplémentaire dans l’amélioration de la vie au quotidien ? La question reste ouverte et il me tarde de voir les premières applications terrains de ces Borne de Presse…

Rafaël De Oliveira / @Raf_dragaozito

Trampolinn, le partage de logements en mode réseau social !

Trampolinn_hébergement_collaboratif

L’hébergement, avec le covoiturage ou l’alimentation, est un des domaines les plus souvent associés à l’économie collaborative. De nombreuses plateformes sont ainsi présentes sur la toile et permettent à des particuliers d’échanger et/ou proposer leurs maisons, appartements ou même simples chambres dans le but de voyager à moindres coûts et/ou faire du profit. Parmi ces plateformes, on a déjà eu l’occasion de vous présenter dans notre blog une sélection des acteurs les plus influents de la sphère de l’hébergement collaboratif, avec leurs spécificités respectives. Mais alors que la grande majorité d’entre eux ont mis en place un mode de transactions payantes (il y a un échange d’argent entre le propriétaire et le locataire), une petite start-up francilienne vient de faire son apparition en proposant échange sous forme de points. Présentation.

Trampolinn, pour sauter de logements en logements

Lancée en mars 2014 par deux jeunes entrepreneurs, Hugo Allary, voyageur expérimenté et Sébastien Claeys, développeur web, la plateforme Trampolinn (qui fait référence aux mots anglais Tramp et Inn qui signifient respectivement Vagabond et Auberge) est basée sur le partage d’hébergement entre particuliers. Mais, contrairement à d’autres sites du même créneau, Trampolinn ne comporte pas la contrainte de la réciprocité des acteurs, c’est-à-dire qu’un membre qui recherche un endroit pour se loger n’est pas forcé d’échanger son propre logement en retour. L’inscription étant gratuite, il n’y a pas à s’abonner pour pouvoir bénéficier des services proposés par la plateforme, ne posant ainsi aucune contrainte réfractaire à son utilisation.

De nombreux points de différenciation

Mais là où les porteurs du projet ont voulu se différencier par rapports aux très nombreux concurrents déjà présents, c’est qu’ils souhaitent y intégrer une forte notion sociale. En effet, aujourd’hui, la plupart des plateformes permettent le partage ou l’échange mais bien souvent cela se fait de façon digitale et cadrée sur le site et il n’y a finalement pas plus d’interactions que ça entre les membres. Pour rapprocher ses utilisateurs, Trampolinn met en place des fonctionnalités en lien avec les réseaux sociaux, comme Facebook, afin de permettre des échanges plus intimes qui instaurent un certain climat de confiance au moment de la négociation. Ou devrais-je plutôt au moment de la discussion car, et c’est peut-être là l’élément de différenciation le plus important, aucune négociation tarifaire n’est possible sur le site. En effet, le propriétaire du bien ne reçoit aucune contrepartie financière lorsqu’il le propose aux autres membres : les transactions se font sous forme de points échangés entre le voyageur et l’hébergeur qui sont utilisables uniquement sur le site Trampolinn.

L’échange de points au cœur du réseau social

Les annonces postées sur la plateforme sont évaluées par Trampolinn qui attribue un nombre de points à l’offre en fonction des caractéristiques de l’hébergement en question. Pour pouvoir commencer à voyager, les membres reçoivent dès leur inscription un capital de 100 points permettant d’avoir accès aux premières offres. Ensuite, pour faire grandir ce total et donc profiter pleinement de l’ensemble des annonces, il suffit de partager à son tour son appartement ou sa maison. Le fonctionnement parait tout bête mais l’idée est subtile et bien trouvée puisque cela incite d’une manière ou d’une autre les utilisateurs à se positionner dans les deux versants de l’échange (les avares de voyages doivent proposer leur bien pour gagner des points pendant que les habituels loueurs de logement ne peuvent utiliser leurs points qu’en voyageant à leur tour). L’intérêt de ce système réside dans la création d’une communauté basée notamment sur le sentiment de confiance qui peut résider entre les membres au fil du temps et des échanges. Les voyages peuvent se faire partout dans le monde puisque la plateforme, pourtant très jeune, est déjà disponible en 3 langues (le développement de 4 langues supplémentaires seraient en cours !).

Enfin, Trampolinn permet de gagner des points en invitant ses propres amis à rejoindre la plateforme, sous la forme d’une sorte de parrainage. Une façon de renforcer encore plus cette idée de création d’un véritable réseau social collaboratif …

Rafaël De Oliveira