« The Picture House »: Payez l’addition en photos Instagram

food picture

La food picture est très en vogue depuis plusieurs années sur les réseaux sociaux, chacun partage son plat ou sa réalisation du soir. Mais les restaurants n’ont jamais utilisé cet outil pour pour développer leur activité. Certains interdisent même la prise de photos de leurs plats pour que les clients ne puissent pas les partager sur les réseaux sociaux.

Aujourd’hui, Birds Eye a choisi d’innover dans sa communication en intégrant au centre de celle-ci les réseaux sociaux et leur puissance de partage. La marque de produits surgelés a donc décidé de lancer une nouvelle campagne digitale pour promouvoir sa nouvelle gamme de produits « Inspirations ».

Pour mettre en place cette opération, la marque a crée un restaurant éphémère « The picture house » à Londres avec un mode de paiement un peu particulier. En effet, les clients viennent manger au restaurant mais ne règlent pas l’addition avec leur carte bleue ou bien du liquide. La marque invitait ses clients à prendre leur plat en photo et la partager sur Instagram accompagnée du hashtag #BirdsEyeInspiration. L’opération a débuté à Londres et se prolongera dans d’autres villes anglaises.

Cette nouvelle forme de communication risque de rencontrer un très fort succès car elle allie la curiosité des clients et utilise le potentiel illimité de partage sur les réseaux sociaux. En effet, tout le monde aimerait ne pas avoir a payé son addition à la suite d’un repas au restaurant, cette formule est donc très alléchante pour tous les clients. De plus, plutôt que d’utiliser une campagne de publicités banale, cette opération permet de communiquer d’une visibilité énorme auprès d’une cible plus large qu’avec d’autres médias. Enfin, le réseau social permet de communiquer au travers d’une personne sur sa communauté ce qui aura plus d’impact dans l’inconscient de ses amis lors de l’achat d’un produit ou pour lui donner envie lui aussi d’essayer ces nouveaux produits.

Espérons que certaines marques françaises penseront à mettre en place de telles campagnes plutôt que d’investir dans des publicités devenues tellement communes sur des médias habituels que les consommateurs n’y font que très peu attention.

Aimeriez-vous une telle campagne en France ?

Dimitri Marié

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« Views » : Airbnb attaque le marché de la pub audiovisuelle

J’en parlais avec vous le mois dernier. Face à la forte croissance du nombre de locations d’hébergements via son site web, la marque américaine Airbnb commence à s’attirer les foudres des autorités législatives désireuses de taxer l’activité. Les groupes hôteliers sont également présents pour faire pression face à ce concurrent extrêmement puissant en passe de bouleverser le monde de l’hébergement.

Une véritable stratégie de communication

Mais derrière ces quelques obstacles sur son parcours, Airbnb ne se fait pas prier pour accélérer son développement. Si la marque assure une présence visuelle par l’intermédiaire d’affiches dans les grandes villes mondiales, elle vient de passer la vitesse supérieure en ce début de mois de mai.

Airbnb pub metro

Symbole de l’éclosion de tout un modèle économique (celui de l’économie collaborative), Airbnb vient tout récemment d’attaquer le marché de la publicité audiovisuelle avec une campagne de communication : Views. La campagne est pour l’instant adaptée aux pays anglophones, en attendant les versions dans d’autres langues.

Si Airbnb accentuait, depuis sa création, sa communication sur le fait de trouver un « chez soi » partout dans le monde, l’entreprise arrive ce coup-ci sur le marché de la publicité audiovisuelle avec un nouveau slogan : « Book a home. Get a unique view of the world ». Avec cet investissement, Airbnb s’offre la possibilité de communiquer sur les supports quotidiennement utilisés que sont les smartphones, les tablettes et les ordinateurs.

Dans la concurrence qui la confronte aux autres modes d’hébergements, Airbnb revendique donc l’apport d’une touche expérientielle et nouvelle que les autres ne peuvent tout simplement pas offrir : « Des points de vues uniques sur le monde » !

Vis-à-vis des autorités, Airbnb justifie son développement et ses positions en avançant le fait de justement louer des appartements dans des zones initialement peu touristiques : participant en plus au développement de quartiers et espaces urbains ou ruraux.

Airbnb, l’exemple à suivre ?

Au-delà de tous ces questionnements, il est intéressant de constater à quel point l’économie collaborative, par l’intermédiaire de ce que fait Airbnb met véritablement les pieds dans le système économique mondial et peut véritablement rivaliser avec ce qui existe depuis plusieurs années. Basé sur un système de partage solidaire et un esprit qui se veut collaboratif, l’économie collaborative permet aussi de créer de véritables entreprises qui se libéralisent ! Et le moins que l’on puisse dire c’est que cela n’est pas pour plaire aux corps de métiers concurrencés par toutes ces entreprises naissantes.

Mais ne devrions nous pas plutôt nous réjouir de voir évoluer les consommations de la population mondiale ? Plus d’échanges, plus de rencontres, plus de mobilité, plus de voyages… C’est tout simplement la société qui évolue. Airbnb montre la voie, il ne reste plus qu’aux autres entreprises de l’économie collaborative à s’inspirer pour faire clairement valoir leur droit d’exister justement au reste du monde.

Fabien Clouet

Friendly Twist, la bouteille sociale by Coca-Cola !

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Ouvre un Coca-Cola, ouvre du bonheur ! Le slogan de la célébrissime marque de soda est une invitation à la joie. Et quoi de plus merveilleux que de pouvoir partager son bonheur à plusieurs, en compagnie de sa famille, de ses amis ou même de simples inconnus ?! C’est dans cet esprit de partage et de communion que Coca-Cola a souhaité inscrire sa nouvelle campagne, nommée Friendly Twist.

Friendly Twist, une bouteille sociale

Lancée en Colombie, la nouvelle opération street marketing de Coca-Cola s’adresse aux jeunes étudiants. Dans un monde totalement ancré dans le numérique, les jeunes d’aujourd’hui ont parfois du mal à communiquer autrement que sur leurs réseaux sociaux ou leur smartphone. Alors, pour favoriser les échanges et aider les étudiants à communiquer entre eux « en live », Coca-Cola a mis en place dans plusieurs campus colombiens des distributeurs gratuits de bouteilles en libre service.

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Une bouteille qui ne s’ouvre qu’à deux

Mais les bouteilles de soda présentent une particularité qui fait la force de cette campagne marketing : il faut emboiter le bouchon d’une bouteille avec celui d’une autre pour permettre leur ouverture. Coca-Cola obligent donc les étudiants à demander de l’aide à leurs camarades pour pouvoir profiter de leur boisson gazeuse. Ce packaging à la fois créatif et innovant a été conçu pour rapprocher les jeunes dans le but de faire de nouvelles rencontres et d’améliorer les interactions au sein des différents campus universitaires.

A l’heure du monde collaboratif, Coca-Cola nous présente ici une nouvelle façon d’aborder la thématique du partage dans une opération marketing encore une fois très bien réalisée qui ravira sans aucun doute les amateurs de cette boisson aux petites bulles sucrées.

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Rafaël De Oliveira

Adidas détruit le bus de l’équipe de France de Football 2010 et fait le buzz

bus #allin FFF
Je revenais avec vous, il y a quelques temps, sur l’opportunité que représentait la coupe du monde de football pour permettre aux marques de communiquer.
Je présentais les différentes manières pour une marque de communiquer autour de l’évènement ou du contexte du pays hôte. Nous avions vu ensemble l’opération marketing de Nike, qui n’étant pas le sponsor officiel de la compétition devait trouver un autre moyen de communiquer autour l’évènement. Nike avait donc choisit de faire le buzz sur les réseaux sociaux avec sa vidéo en utilisant l’image des grands joueurs sponsorisés par la marque. Adidas est un des sponsors officiels de la Coupe du Monde 2014 et se devait donc de répondre à Nike pour occuper le terrain dans l’inconscient du grand public.

L’opération #allin or nothing

Adidas n’est plus le sponsor de la Fédération Française de Football depuis plusieurs années au profit de Nike. Afin de montrer le soutien de la marque aux Bleus, la marque aux trois bandes a organiser un évènement un peu particulier le 26 Mai 2014. De nombreuses personnes étaient invitées pour assister à la destruction du bus de Knysna qui restait dans toutes les têtes depuis 2010. Adidas explique cette opération pour tenter de faire oublier l’épisode de la dernière Coupe du Monde à tous et permettre aux joueurs de se lancer pleinement dans ce nouvel épisode. « Le bus de Knysna, c’est le symbole fort d’un boulet qui empêche l’équipe de France d’aborder sereinement la Coupe du monde au Brésil. C’est pour cette raison que nous avons décidé de le détruire. » a déclaré Guillaume de Monplanet, directeur de la marque Adidas France.
A noter que les débris du bus seront utilisés par Louis Guillaume Piéchaud pour réaliser une œuvre d’art qui sera vendu aux enchères au profit de l’association Diambars.

Des réactions mitigées

La destruction du bus a fait réagir énormément la Twittosphère. On peut déjà remarquer que l’opération a été efficace car la marque a réussi à faire le buzz. Maintenant, de nombreuses personnes ont été choquées par la destruction de ce bus qui aurait pu être donné à une association, à un club amateur. D’autres ont été très heureux de voir ce bus détruit et voyaient en cet acte un moyen de chasser ce souvenir et surtout envisager la Coupe du Monde plus sereinement.

Une opération marketing déjà réussie

Grâce aux nombreuses réactions, Adidas a réussi son coup qui était de faire parler d’elle autour de l’équipe de France alors que la marque n’est plus sponsor officiel. Afin d’améliorer son image et de répondre aux critiques sur l’opération mise en place, la marque a donc choisi de donner les débris du bus à un artiste pour qu’il réalise une œuvre d’art pour la vendre aux enchères et reverser les gains à une association.

Au-delà du buzz, Adidas a réussi à répondre à Nike dans l’inconscient des gens. En effet, Nike se positionnait comme un acteur de la Coupe du Monde 2014 avec sa vidéo sur les réseaux sociaux. Avec cette opération marketing, Adidas se positionne comme le sponsor des Bleus dans l’inconscient du grand public.
On remarque vraiment l’opportunité pour une marque d’utiliser tous les angles possibles pour communiquer autour de l’évènement.
Nous devrions continuer à entendre parler de l’opération #allin or nothing car Adidas annonce un budget trois fois supérieur à celui de la Coupe du Monde 2014.

Et vous que pensez-vous de la destruction du bus ? La marque a-t-elle réussi son opération marketing ?

Dimitri Marié

Entreprises : les réseaux sociaux pour créer des ambassadeurs !

Pour les entrepreneurs et sociétés engagées sur des marchés B to C (à destination des consommateurs) adeptes du web, s’installer sur les réseaux sociaux afin d’établir un lien privilégié avec ses consommateurs relève de l’évidence. Pour d’autres la situation est plus hésitante et l’utilisation de ces réseaux sociaux ne se fait pas forcément, ou l’est de façon non planifiée.

Au-delà de la présence même sur ces réseaux sociaux, il est intéressant de constater à quel point le web peut révolutionner la façon de communiquer des entreprises, car la meilleur publicité que peuvent avoir les marques, c’est celle faite par un consommateur à un autre consommateur !

En novembre dernier, le groupe Kantar Media s’était intéressé aux attitudes des consommateurs inscrits sur les réseaux sociaux. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les entreprises ne peuvent passer à côté de ces chiffres pour leur stratégie digitale.

L’étude menée sur les plus de 15 ans (capables de payer des biens de consommation de façon autonome), a fait ressortir un échantillon de personnes caractérisées « engagés sur les réseaux sociaux ». Ce public a été défini comme des utilisateurs actifs et influenceurs : ils passent plus de 23 heures par mois sur les réseaux sociaux et sont statistiquement deux fois plus nombreux que le reste de la population à être en contact avec des marques. Et ce qui est éloquent derrière cet échantillon, c’est le nombre de personnes qu’il représente : 5,7 millions, soit presque 10% de la population française !

Connectés de toutes les façons possibles (smartphones, tablettes, PC), ces « acteurs engagés des réseaux sociaux » ne sont pas plus exigeants que les autres. Les demandes restent les mêmes : réductions et bons d’achats, infos en avant-première ou offres personnalisées, mais leurs taux d’attente et d’engagement vis-à-vis de ces propositions sont beaucoup plus fort ! (voir infographie ci-dessous)

Infographie Kantar Media 3collaboractifs

De quoi en faire bien plus que des consommateurs. Si les marques réussissent à surfer sur ces attentes et à transformer ces consommateurs fidèles en véritables ambassadeurs, elles pourront créer un véritable message publicitaire diffusé par l’humain, beaucoup plus basé sur la confiance que ceux des supports de communication visuels ou auditifs (télévision, multimedia, radios…).

En attendant d’être convaincues, les entreprises et marques B to C pas encore déployées sur les réseaux sociaux devraient penser à y jeter un œil !

Fabien Clouet