Facebook se lance dans la géolocalisation avec Nearby Friends

Facebook géolocalise mais n’impose pas

L’info est tombée il y a deux semaines. Facebook a décidé de faire évoluer son application mobile avec une nouvelle fonctionnalité basée sur la géolocalisation : Nearby Friends.

Le géant américain se lance ainsi à l’assaut du marché de la géolocalisation dans les applications qui explose en ce moment ! Nous vous en parlions il y a quelques semaines avec Cloak, une application qui vous permettait d’éviter vos « amis » ou contacts indésirables si ceux-ci se retrouvaient dans une même zone géographique que vous.

Et bien Facebook a pris le parti de développer une option de son appli mobile, que vous activerez, ou non, selon vos choix. Nearby Friends vous permet de recevoir une notification lorsqu’un de vos amis se situe à proximité de vous. « Fini les rencontres par hasard ! » me diriez vous. Peut-être, mais cette fonctionnalité ne se veut pas aussi intrusive qu’elle en a l’air. Elle vous permet même de gérer les options suivantes :

– Choisir vos amis qui peuvent voir votre position
– Choisir pour quels amis vous aimeriez être alerté, lorsqu’ils sont à proximité
– Partager avec une liste d’amis un endroit où vous aimeriez vous rencontrer
– Partager les endroits que vous visitez en voyage et recevoir des avis d’amis déjà passés par là

Finalement, vous pouvez créer avec Nearby Friends un réseau d’amis privilégiés, au sein de votre groupe d’amis plus général. Et tout cela initié par la géolocalisation.

Fausse modestie ou vraie stratégie ?

Si le lancement se fait de façon assez discrète, c’est bien parce que Facebook ne lance pas ici un produit révolutionnaire, le fonctionnement étant largement similaire à des applications existantes. Mais le géant américain trouve tout de même une façon de se distinguer : à l’heure où les applications pour iOS et Android fleurissent de partout, il se contente simplement d’ajouter une option à sa propre application, comme s’il lui était venu à l’idée de jouer les modestes.

Arrivant sur la pointe des pieds, et seulement disponible aux Etats-Unis (pour l’instant), Nearby Friends propose donc aux adeptes du réseau social de recréer une interactivité locale avec ses amis proches sur smartphone. Mais avec un réseau de plus d’un milliard d’utilisateurs, dont presque 700 millions d’actifs sur mobile, le potentiel de développement paraît beaucoup plus étendu que celui d’une application autonome.

Avec la mise en place de Nearby Friends, Facebook prépare sans faire de bruit sa nouvelle arme de publicité géolocalisée pour sa future plateforme publicitaire, qui elle fait beaucoup plus de bruit !

Fabien Clouet

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« Sortie en mer » : vivez l’opération marketing en pleine immersion …

Sortie En Mer Guy Cotten

AVERTISSEMENT : CET ARTICLE DEVOILE LES SECRETS DE L’EXPERIENCE. TOUTE PERSONNE NE L’AYANT PAS ENCORE VECUE EST CONTRAINTE DE SE MUNIR DE SA SOURIS D’ORDINATEUR (CONDITION SINE QUA NONE POUR PARTICIPER), DE RESPIRER UN GRAND COUP ET DE SE RENDRE SUR LE LIEN SUIVANT : http://sortieenmer.com/

Un simulateur de noyade interactif

Tournée en vision subjective, « Sortie en mer » est un jeu réalisé comme un court-métrage où l’on est plongé dans la peau d’un jeune marin qui fait une petite balade en mer. Voilier, soleil, tout semble réuni pour une journée parfaite. Malheureusement, suite à une mauvaise manœuvre de son ami, on se retrouve propulsé au beau milieu de l’océan. Muni d’une souris de pc, on est très vite amené à devoir scroller sans s’arrêter pour tenter de se maintenir hors de l’eau et éviter la noyade.

Chronométré, le jeu consiste à se maintenir le plus longtemps possible hors de l’eau pour éviter la noyade, qui, malheureusement, devient inéluctable au bout d’un certain temps. A la fin, le temps de survie est indiqué et un message apparait : « En mer, on se fatigue plus vite qu’on ne le pense. A chaque sortie en mer, portez votre gilet de sauvetage ».

Sensibiliser les navigateurs au port du gilet de sauvetage

Imaginée par l’équipementier marin Guy Cotten, en collaboration avec l’agence de publicité CLM BBDO, l’animation participative « Sortie en mer » est une véritable campagne choc qui a pour objectif la sensibilisation au port de gilets de sauvetage lors de toute excursion maritime. En plus de jouer un rôle de prévention, elle captive par son aspect réaliste. En effet, le sentiment de vivre l’expérience comme si l’on y était vraiment est décuplé par l’obligation de scroller : on effectue là un geste répétitif qui devient de plus en plus difficile à tenir au fur et à mesure des secondes écoulées et l’impression de fatigue apparaît naturellement, exactement comme lorsque l’on nage en mer.

En seulement 1 semaine, la campagne de Guy Cotten a déjà attiré plus de 2 700 000 curieux ! Un chiffre remarquable qui vient récompenser la superbe idée de l’équipementier, fervent défenseur de la sécurité maritime.

L’interactivité au cœur des campagnes de sensibilisation

Avant de mourir je veux...

La marque Guy Cotten n’est pas la seule à avoir choisi de mettre le public au cœur même de sa campagne. Les associations Prévention Routière et Assureurs Prévention se sont ainsi réunies il y a quelques semaines pour sensibiliser les jeunes aux risques de l’alcool au volant. Pour cela, ils ont décidé de mener une opération marketing puis de créer un site web exclusivement dédié à leur campagne « #AvantDeMourir » où le principe est d’exprimer le rêve que l’on aimerait voir se réaliser à tout prix avant de mourir. Une fresque immense recouvre ainsi le site web qui est une véritable réussite et qui permet d’ancrer le message plus profondément dans l’esprit des gens.

Car oui, l’intérêt de ces campagnes est bien là : donner un rôle actif au public grâce à la réalité augmentée pour jouer sur nos vraies émotions et notre vrai ressenti. Le message transmis n’en est que plus fort !

Rafaël De Oliveira

L’économie collaborative : une pratique de masse en manque de notoriété

Selon une étude réalisée par l’Ifop en collaboration avec le groupe A little, l’économie collaborative est pratiquée par 75% des répondants alors que seulement 25% ont entendu parler d’elle. Le modèle de l’économie collaborative reste donc méconnu mais son fonctionnement rencontre un vif succès auprès des Français.
On peut également remarquer que les répondants ont déjà utilisé ce modèle pour de l’achat ou de la location de biens et de services.
Plusieurs opinions positives des Français ressortent de l’étude, 72% pensent que l’économie collaborative incarne l’économie de proximité, 74% trouve ce système avantageux pour le pouvoir d’achat, 61% trouve ce modèle plus respectueux de l’environnement et seulement 37% pensent qu’il finira par s’essouffler.

Vous pouvez également retrouver le profil type de l’adepte de la consommation collaborative, ainsi que les motivations pour les acheteurs et les vendeurs. Enfin, l’étude explique pourquoi l’économie collaborative pourrait bien être la première entreprise de France.
Avec cette étude, nous remarquons qu’il reste beaucoup à faire pour que le grand public connaisse ce modèle économique mais que la plupart la pratique déjà pour diverses raisons. Ce système pourrait devenir le nouveau modèle économique de demain.

Observatoire de l'économie collaborative

Dimitri Marié

 

Le 3310 n’est plus, Microsoft rachète Nokia !

Microsoft rachète Nokia

Le 3310, souvenez-vous en… votre fameux premier téléphone portable qui résistait aux chocs les plus violents et même à la machine à laver. Pour certains vous en avez même peut-être gardé un comme objet de collection tellement ce téléphone fut culte ! Et bien sa page d’histoire vient de se refermer officiellement avec l’activité de son constructeur : Nokia.

La célèbre marque finlandaise qui avait conquis le monde avec ses téléphones va officiellement être rachetée dans les jours qui viennent par le géant de l’informatique : Microsoft.

L’aboutissement de la stratégie Microsoft pour Mobile

Si ce rachat avait déjà été évoqué en septembre 2013, mais non officialisé pour règlement de détails juridiques, il semblerait que le mois d’avril 2014 soit le bon pour finaliser la transaction.

Le rachat porte sur l’acquisition de la division devices & services (appareils mobiles : smartphones et tablettes) ainsi que les licences d’utilisation des brevets déposés par Nokia, pour les 10 ans à venir. Le tout pour un montant global de 5,44 milliards d’euros, soit 7,2 milliards de dollars US. Si l’acquisition ne porte pas sur la totalité de l’entreprise Finlandaise qui vivote encore, il est de plus en plus pressenti que la branche achetée par Microsoft pourrait changer de nom et devenir « Microsoft Mobile ».

Avec cette acquisition, Microsoft poursuit le processus engagé depuis 2010. A l’époque, Stephen Elop, un canadien, ex directeur business (pour la suite office) chez Microsoft, avait signé chez Nokia en tant que directeur général. S’en était suivi un partenariat entre les deux marques en février 2011 où Windows Phone devenait l’unique système d’exploitation des téléphones au détriment de Symbian, l’historique OS du finlandais.

S’attaquant à l’époque au leader du marché du mobile (34% de PDM), Microsoft espérait se positionner comme il l’a fait avec les ordinateurs, c’était sans compter sur les percées de Samsung sur le marché des appareils mobiles et Google (avec Android) sur celui des OS. La concurrence a eu raison de Nokia qui a diminué ses parts de marché jusqu’à essuyer une perte nette de 780 millions de dollars sur l’exercice 2013. La marque finlandaise ne possédant aujourd’hui que 3% de parts de marché dans la vente de smartphones.

Microsoft s’attaque aux marchés émergents

Mais en rachetant Nokia, Microsoft aspire à devenir non plus un simple éditeur de systèmes d’exploitation, mais bien une entreprise de terminaux et de services comme le propose actuellement Apple. Si les récents exemples de Microsoft n’incitent pas à l’optimisme (comme la tablette « Surface » équipée de Windows 8 dont le groupe doit compenser actuellement un lourd échec financier), il y a tout de même un réel créneau à prendre sur le marché des alternatives de solutions mobiles vis-à-vis de Samsung et d’Apple. Dans notre bulle d’occidentaux « maîtres du monde » nous ne nous en rendons pas forcément compte, mais nous ne représentons pas le seul futur pour les ventes de smartphones. Le marché occidental arrivant à saturation, ce sont les marchés des classes moyennes de pays émergents tels que la Chine, l’Inde, l’Indonésie ou encore le continent Africain qui sont l’avenir ! Un marché émergent qui aura, d’après les observateurs, une croissance 4 fois supérieure à celle du marché occidental.

Or, si Nokia était en chute libre dans le monde occidental en termes de vente, sa position dans les pays émergents est sensiblement différente puisque le groupe finlandais reste le deuxième vendeur de mobiles à travers le monde avec 13,9% de part de marché en 2013 (en nombre, pas en $). Il jouit donc encore d’une forte popularité dans les pays où le passage du mobile au smartphone est en train de se faire.

Avec près de 70 milliards de cash de réserve, Microsoft se prépare à livrer bataille dans ces pays émergents : son ticket pour relever la tête dans les années à venir. Il devra pour cela se faire une place dans le monde des développeurs d’applications qui préfèrent à ce jour se concentrer sur iOS (Apple) et Android (Google).

Fabien Clouet

Le « Oui Share Fest 2014 » débute dans 10 jours !

2014 OuiShare Fest - The age of communities

Le OuiShare Fest, qu’est-ce que c’est ?

Premier événement mondial dédié à l’économie collaborative, le OuiShare Fest est un rassemblement de nombreux intervenants, entrepreneurs, dirigeants d’entreprises et d’associations, activistes et acteurs publics qui viennent échanger autour des tendances du phénomène social collaboratif. Lancé en 2013 pour la première fois – il n’a donc qu’une seule édition à son actif –, l’événement est une initiative du groupement communautaire OuiShare*.

Le OuiShare Fest a pour objectif de mettre en relation différents acteurs de l’économie collaborative venant des 4 coins de la planète. Plus qu’une simple conférence, il faut le voir comme un événement à proprement parlé qui veut à la fois fédérer, rassembler, éduquer et sensibiliser les participants au mouvement collaboratif dans le but de créer une véritable communauté mondiale autour de ce phénomène. C’est donc un événement (déjà) incontournable, comme le confirme Michel Bauwens, participant et créateur de la P2P Foundation : “Si vous souhaitez rencontrer les pionniers de la révolution collaborative, vous ne pouvez pas manquer le OuiShare Fest : le rassemblement des social-hackers qui changent radicalement la façon dont on crée et distribue de la valeur !

Conférences, débats, ateliers, travaux en commun, concerts et animations culturelles : autant d’activités qui sont ainsi proposées pendant trois jours pour faire vivre l’événement et impliquer pleinement les participants aux actions collaboratives.

2014 ou « l’âge des communautés »

La deuxième édition du OuiShare Fest se tiendra du 5 au 7 mai 2014 à Paris, au Cabaret Sauvage, en plein Parc de la Villette. Le thème principal cette année portera sur les communautés, ces poumons indispensables au bon fonctionnement de tout projet d’économie collaborative. « Pendant trois jours, nous allons vivre, réfléchir et danser tous ensemble. Nous voulons que ces journées comptent vraiment, qu’elles soient le point de départ de nouveaux projets et de nouvelles collaborations pour construire un futur commun et durable », explique Mattias Jagerskög, OuiShare Connector suédois et fondateur du mouvement de mobilité partagée Skjutsgruppen.

Demandez le programme !

Quoi de mieux, pour un événement qui vante l’esprit collaboratif, que de créé son programme en utilisant sa communauté ? C’est ce qu’à fait OuiShare en élaborant un formulaire d’appel à projets sur lequel les intéressés pouvaient proposer des idées d’activités. Ainsi, pas moins de 150 propositions ont été faites, les meilleures d’entre elles s’inscrivant dans le programme officiel (consultez-le ici). Cette année, les attractions principales à découvrir seront la Sharing Fair, rencontres avec des porteurs de projets innovants venus du monde entier, la Factory, travaux de groupes ayant pour but l’élaboration de structures open source (éoliennes, mobiliers, etc), ainsi que la remise des OuiShare Awards qui récompensent les meilleurs projets du monde collaboratif.

OuiShare Fest

En marge de l’événement, la communauté OuiShare sera présente à la Foire de Paris du 1er au 4 mai Porte de Versailles, où un OuiShare Village sera mis en place pour découvrir les nouvelles pratiques collaboratives, réparties en 5 espaces : la Fabrique (objets hackés et imprimantes 3D), la Place du Village (échanges d’idées ou d’objets entre visiteurs), l’Ecole (informations sur l’économie collaborative), la Banque (crowdfunding) et la Rue Commerçante.

Pour plus d’informations sur le OuiShare Fest 2014 : http://ouisharefest.com/

*Fondée en 2012 à Paris, OuiShare est une communauté internationale composée d’entreprises, d’acteurs publics et de citoyens réunis pour développer un système économique basé sur la collaboration et le partage et mettre en avant ses bienfaits pour la société actuelle.

Rafaël De Oliveira