Novak Djokovic et Adidas s’associent pour réaliser un film !

Adidas - Novak Djokovic - Smashthesilence

L’US Open version 2014 a démarré depuis lundi et Novak Djokovic, actuel numéro 1 mondial, est l’un des grandissimes favoris du tournoi. Quasiment intraitable depuis le mois juin et sa victoire à Wimbledon, il est fort à parier qu’il devrait aller loin dans la compétition cette année encore (les bookmakers le place en favori numéro 1). Alors, dans ce contexte, son équipementier de chaussures, le géant Adidas, a eu l’idée de mener une campagne publicitaire en collaboration avec l’athlète en réalisant un film pendant toute la durée du tournoi pour lequel « Nole » a été nommé au rang de réalisateur.

#SmashTheSilence : les fans acteurs, Novak réalisateur !

Et qui de mieux que Novak Djokovic pour mener un film lorsqu’on sait qu’il possède des talents d’acteurs, sur et en dehors du court, indéniables ? Rappelez-vous de cette scène où le Serbe se lie de complicité avec un ramasseur de balle lors du dernier Rolland Garros.
Basée sur un modèle participatif, cette publicité (ou court-métrage, on ne connait pas encore exactement la finalité du projet), invite les fans du joueur à partager des photos et/ou vidéos sur les réseaux sociaux Twitter et Instagram via le hashtag #SmashTheSilence. Pour cela, Adidas et Novak font appel aux talents d’acteurs de chacun pour leur permettre de transmettre leurs émotions lors des rencontres disputées par ce dernier. Par exemple, après le premier tour facilement remporté, les fans devaient se mettre en scène en posant le doigt devant la bouche et en communiquant le hashtag #NoleFam. Au fil des jours et des matchs joués, d’autres mises en scène vont être proposées afin de faire le buzz autour du joueur mais également (et surtout) de compiler les meilleures publications de la quinzaine pour créer le fameux film.

La tendance du marketing expérientiel digitalisé

L’objectif de cette initiative est bien évidemment de promouvoir le partenariat qui existe entre Adidas et Novak Djokovic mais en donnant la possibilité aux fans du tennisman de jouer un rôle actif au sein de cette campagne de communication. Une nouvelle fois, ce sont les réseaux sociaux qui sont au centre du dispositif, notamment grâce aux nombreux avantages des hashtags, et qui permettent de créer des liens directs entre le joueur, la marque et les spectateurs, favorisant ainsi l’expérience de ces derniers lors de l’événement. Nul doute que les fans de Novak Djokovic vont croiser les doigts pendant tout le tournoi et espérer, encore plus fort que d’habitude, voir leur idole remporter cette édition 2014 de Flushing Meadow pour que le film soit encore plus agréable à regarder. Alors,  « jeu, set, … et watch » ?

Rafaël De Oliveira / @Raf_dragaozito

Facebook annonce deux changements dans son algorithme

facebook fan gate 3collaboractifs

Après de nombreuses modifications de son algorithme, Facebook a annoncé, le 25 août 2014, deux nouvelles modifications. Les deux objectifs de ces modifications sont tout d’abord de combattre les publications trop racoleuses qui forcent à l’action mais aussi pour proposer des publications avec des liens natifs. Ces deux objectifs démontrent la volonté du réseau social de proposer un contenu plus adapté aux utilisateurs mais aussi de combattre les posts perçus comme trop commerciaux.

Premier objectif : combattre les pièges à clics

Facebook souhaite donc, tout d’abord, combattre les pièges à clics… Vous voyez de quoi je parle ? Mais si les publications qui vous forcent à cliquer pour connaître la suite d’un article. Le site de Mark Zuckerberg indique que huit personnes sur dix préfèrent quand un titre de publication est clairement défini et les aide à décider s’ils souhaitent le lire en entier avant de cliquer dessus. Désormais, le réseau social va prendre en compte la vitesse de retour sur le réseau social après avoir cliqué sur un lien et les commentaires qui seront publiés pour savoir. Facebook estime la qualité de la publication selon le nombre de commentaires, de « likes » et de partages. Aujourd’hui, le réseau social observera le temps qu’un utilisateur reste sur une page après avoir cliqué sur un lien pour savoir si ce n’est qu’une publication racoleuse ou de qualité. De nombreux articles apparaissent, depuis un certain temps, utilisent des titres accrocheurs pour attirer le lecteur mais sans mettre l’accent sur la qualité du contenu. Ces articles proviennent de sites qui vivent grâce au trafic sur le site et donc au nombre de clics sur le lien. Facebook explique : « Ces publications ont tendance à obtenir un grand nombre de clics, ce qui signifie que ces messages sont affichés à plus de gens, et obtiennent une meilleure place en haut du fil d’actualité ».
Par cette décision, Facebook prouve que l’optimisation de son algorithme a pour objectif d’afficher des contenus de qualité et pertinents sur le mur des utilisateurs. Le réseau social a toujours la volonté de garder ses utilisateurs chez lui et d’éviter qu’ils partent sur d’autres réseaux sociaux.

Deuxième objectif : Privilégier les liens natifs

Ensuite, Facebook a décidé de faire baisser la viralité d’un lien dans un statut ou une photo pour privilégier les liens natifs, ceux qui génèrent automatiquement une image. En effet, le lien était connu pour ne pas être très diffusé sur le réseau social et forçait les community managers à privilégier les photos pour publier un lien. Aujourd’hui cette tendance s’inverse, il faudra donc penser aux images sur le site internet pour anticiper le partage sur Facebook.

Facebook explique : « Nous avons constaté que les gens préfèrent souvent cliquer sur des liens qui sont affichés avec le format lien, plutôt que des liens qui sont enterrés dans les légendes des photos. Le format de lien affiche des informations supplémentaires associées avec le lien, comme le début de l’article, ce qui permet de déterminer plus facilement s’il y a un intérêt à cliquer pour poursuivre la lecture. Ce format est plus facile pour être cliqué sur les mobiles, qui ont un écran plus petit ».

Ces deux modifications auront pour effet premier de mettre un terme au business model des sites racoleurs qui se rémunèrent sur le nombre de visites peu importe le temps passé sur le site. Il cherche aussi à améliorer le contenu proposé aux utilisateurs et améliorer l’expérience notamment sur mobile.

Dimitri Marié – @dimitrimarie

Nextdoor, le réseau social entre voisins qui ne fait pas de quartier !

nextdoor - social media

Fondée en 2010 à San Francisco, et testée dans un peu plus de 150 quartiers américains courant 2011, le réseau social privé Nextdoor est en train de devenir le nouvel outil digital tendance aux Etats-Unis. En effet, ce ne sont pas moins de 40 000 quartiers à travers le pays qui ont créé leur propre communauté et qui profitent des services que propose la plateforme.

Dynamiser la vie de quartier

Nextdoor, c’est ni plus ni moins qu’une application où l’on poste des messages… mais qui ne sont visibles que par ses propres voisins ! A la fois réseau social et plateforme collaborative, Nextdoor a été créé pour favoriser les interactions entre les habitants d’un même quartier en y associant des valeurs d’entraide, de partage et de fraternité notamment. Alors que les relations entre voisins deviennent de plus en plus rares, surtout dans les villes modernes où le web prend une place considérable dans les échanges entre individus, l’application Nextdoor propose justement de profiter de la digitalisation pour recréer de vrais liens physiques via des possibilités d’actions nombreuses : demander un outil de jardin, trouver un baby-sitter pour une soirée, faire surveiller sa maison pendant ses vacances, ou encore indiquer les événements à venir dans le quartier. La consommation collaborative et l’esprit d’entraide semble être la base souhaitée par Nextdoor pour que de réelles communautés de voisinage puissent petit à petit voir le jour.

La confiance avant tout

Comme dans beaucoup de plateformes collaboratives, la confiance est un des facteurs clés de succès les plus importants. En effet, il est primordial de connaître un minimum ses voisins et de savoir à qui l’on s’adresse avant de demander un service à la communauté. Pour aider à installer ce climat de confiance, Nextdoor s’appuie sur des conditions d’accès à l’application hautement sécurisées. Le créateur d’un « quartier communautaire » doit ainsi définir les contours exacts du réseau de voisinage et l’ensemble des futurs membres doivent ensuite certifier leur adresse postale en communiquant un numéro de téléphone fixe, un numéro de carte d’identité ou encore un numéro de sécurité sociale. Tout est donc fait pour qu’aucun intrus ne puisse s’introduire dans ces réseaux de voisinages 2.0.

Nextdoor - sécurité - adresse

Un business model en construction

La viralité du phénomène s’est accélérée ces derniers mois propulsant Nextdoor sur le devant de la scène. Grâce à un nombre déjà élevés de membres actifs, la société a déjà pu lever pas moins de 100 millions de dollars de fonds depuis sa création et se tourne désormais vers une recherche d’un business model intéressant. Ainsi, on pourrait voir apparaitre des commissions sur des transactions réalisées via la plateforme, comme cela se fait dans la plupart des sites d’économie collaborative, ou encore des partenariats avec des acteurs locaux qui pourraient profiter des communautés créées pour élaborer des campagnes de communication ciblées, impactantes, et donc également plus rentables. Reste désormais à savoir si l’ouverture d’esprit des Américains n’est pas trop large pour nous, Français, car ce réseau social de proximité est une vraie bonne idée et il serait dommage de devoir s’en priver.


Rafaël De Oliveira / @Raf_dragaozito

Des boîtes mails pour les enfants de moins de 13 ans : Google y pense et n’est pas seul

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Curieuse nouvelle que celle qui est tombée la semaine dernière. Google a annoncé son désir de créer des boîtes mails pour les enfants âgés de moins de 13 ans, chose qui est jusqu’à présent impossible sur l’éditeur mail du géant américain, à moins de mentir sur l’année de naissance de son enfant. La grande question qui taraude notre société derrière cette annonce qui s’est faite plutôt discrète, est : pourquoi ? Quel est notre intérêt à créer une boîte mail pour nos enfants, ou qu’ils le fassent eux-mêmes ?

Un domaine public/privé ou l’e-identité et l’e-réputation comptent autant que dans la vraie vie

Créer son adresse mail n’est pas une chose anodine, c’est une démarche qui nous amène à « exister » sur la toile et à concevoir à plus ou moyen terme notre e-identité avec tous les éléments et traces que nous laissons. Ainsi nos profils sur les réseaux sociaux, et les articles écrits sur notre personne dans divers sites participent à cela. Lorsque l’on est considéré comme adulte, ou au moins responsable de ces actions qu’on exécutera en toute conscience, assumer son e-identité paraît faisable. Lorsque l’on est un enfant qui ne connaît pas grand-chose du monde qui nous entoure et des potentiels dangers qui existent cela est bien plus compliqué.

On pourrait penser que le géant américain Google n’est pas à cela près, mais la démarche se veut plus déontologique. L’idée est tout de même d’organiser une création et un contrôle d’adresse mail par les parents afin de guider petit à petit les enfants dans la démarche de découverte des outils du web. Une option qui pourrait être intéressante dans une optique éducative, si tant est qu’elle est suivie au quotidien par les premiers concernés : les parents.

Si on regarde les choses de plus près, Google y aurait un intérêt très fort. Car son idée de mettre en place des comptes pour les enfants de moins de 13 ans pourrait lui permettre de fidéliser la population dès son plus jeune âge, comme si Google était la seule et unique possibilité d’avoir une boîte mail et tous les services qui y seront associés par la suite (les enfants n’ont pas la notion d’offre, de marché et de la concurrence).

Google n’a toutefois rien inventé car le premier acteur à s’être positionné sur ce marché est une autre entreprise américaine : la start-up Tocomail ! Dessins grâce à l’écran tactile, des contacts contrôlés et proches (amis, famille) et un système hyper intuitif : les clés d’une réussite sur ce nouveau marché.

Vers une carte d’identité virtuelle ?

Créer une adresse mail pour un enfant de moins de 13 ans, signifie techniquement la possibilité de créer une présence sur le web et donc une identité numérique pour un enfant de 1 jour… Une possibilité qui peut jeter un froid aujourd’hui, et qui pourtant ne paraît pas être totalement hypothèse de science-fiction tant le « monde connecté » prend de la place dans notre vie quotidienne.

Il viendra un jour où notre personne sur le web devra être distinctement identifiée et protégée, sans quoi d’autres personnes pourraient nous voler notre e-identité et nuire très fortement à notre identité et notre réputation. Arriver à ce stade signifiera à l’avenir : protéger nos personnes dès le premier jour où nous ouvrons les yeux.

Peut-être pourrez-vous être plutôt interloqué par ces propos mais ce sont en tous cas les tendances du web et du monde virtuel qui se dégagent des dernières évolutions technologiques, sociétales et entrepreneuriales. D’autant plus que la génération des enfants qui grandit dans notre société actuelle vit pleinement ce monde du tout connecté et sera probablement amené à poursuivre dans cette mouvance.

Mais restons branchés sur le présent pour le moment. Google vient juste de passer un effet d’annonce. On ne parle actuellement que de « boîtes mails pour enfants ». Et si l’entreprise américaine au pouvoir financier gigantesque s’offre nombre d’opportunités de faire évoluer le monde, la révolution souhaitée dans le monde des enfants n’est pas encore arrivée. Pas encore…

Fabien Clouet   /   @FabienClouet

Ice Bucket Challenge : la viralité pour la bonne cause

A l’initiative d’un athlète, Pete Frates, atteint de la maladie dégénérative de charcot, ce « Ice Bucket Challenge » a été lancée dans le but de récolter des fonds pour une association caritative. Depuis quelques mois déjà, anonymes et célébrités se renversent des seaux d’eau glacée en se filmant et postant la vidéo sur les réseaux sociaux. Ce phénomène est devenu viral au même titre que la Neknomination mais avec un impact plus fort car il intègre le monde des célébrités comme des sportifs professionnels, des artistes et même des anciens présidents.

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Le principe

Chaque personne a été nominée préalablement par un de ses amis, elle a donc 24 heures pour se verser un seau d’eau glacée sur la tête. Une fois le défi réussi, la personne peut à son tour désigner trois personnes qui auront 24 heures pour l’imiter. Si une personne n’effectue pas ce challenge, elle devra alors verser un don de 100 dollars à l’association ALS.

Un phénomène pour la bonne cause.

Si ce challenge parait amusant, il n’en est pas moins très important pour les malades atteints de la maladie de Charcot. En effet, beaucoup ne connaissaient pas ou peu cette maladie et encore moins cette association. Beaucoup de personnes effectuent donc ce challenge tout en versant également les 100 dollars. L’association a récolté aujourd’hui plus de 70 millions de dollars en partie grâce au succès de cette action. La viralité du phénomène a permis d’offrir une publicité internationale à l’association ALS. Le phénomène a été lancé dans la région de Boston avant d’atteindre rapidement des stars de football américain et même la police locale. Le moment où le phénomène est devenu médiatique et international est la nomination de Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook qui nominera ensuite, Bill Gates. A partir de ce moment là, les personnalités ultra populaires s’enchaîneront comme Tom Cruise, Justin Bieber, Lionel Messi, George W. Bush, Steven Spielberg, etc… Entre le mois de juin et le mois d’août, plus de 28 millions de personnes auraient évoqué le défi sur Facebook, selon le réseau social et 2,4 millions de vidéos auraient été postées. Aujourd’hui, le phénomène est mondial et médiatisé. Pour preuve, TF1 en a même fait un sujet de son journal.

http://videos.tf1.fr/jt-we/2014/ice-bucket-challenge-des-sportifs-aux-stars-hollywoodiennes-8471859.html

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Samsung détourne le phénomène

Samsung a décidé de participer lui aussi à l’ « Ice Bucket Challenge » avec son Samsung Galaxy S5. Samsung prouve l’étanchéité de son produit et va plus loin en nominant 3 de ses concurrents qui sont le HTC M8, le Lumia 930 et bien sûr l’iphone 5. La marque profite de ce phénomène viral pour mettre en évidence un des avantages concurrentiels de son produit devant les internautes. De plus, les autres marques citées devront réagir à cette nomination mais malheureusement aucun d’entre eux n’est étanche, il faudra donc trouver un moyen de réponse pour chacun d’entre eux.

Dimitri Marié – @dimitrimarie