Les sponsors, vrais vainqueurs du combat Mayweather – Pacquiao ?

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Dans la nuit du samedi 2 mai au dimanche 3 mai 2015, aux alentours de 5h du mat, s’est déroulé ce qui devait être le « Combat du siècle ». Cela faisait presque 5 ans que tout le monde annonçait le duel tant attendu entre 2 des plus grands boxeurs du monde, l’Américain Floyd Mayweather et le Philippin Manny Pacquiao, comptant pour la réunification des titres WBO, WBA et WBC de la catégorie des mi-moyens (- de 67 kg).

Un avant-match (trop ?) marketing !

Qui dit « Combat du siècle », dit forcément moyens énormes pour Lire la suite

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Contenu sponsorisé : quand la publicité se cache sur les réseaux sociaux !

Que l’internaute qui n’a jamais été énervé par une de ces annonces publicitaires qui apparaissent (des fois bien trop brusquement) sur les sites web me jette la première pierre ! Je pense que je peux être assez serein concernant mon intégrité physique. Oui car les pubs trop intrusives, il faut le dire, ça nous emmerde ! Quoi de plus agaçant que de voir le contenu d’une page obstrué par un bandeau qui prend parfois presque plus d’espace que le contenu lui-même ? Ou pire encore, par un pop-up qui lance automatiquement un spot publicitaire sans qu’on fasse quoi que ce soit ?

Les publicités sont donc partout sur internet. Lire la suite

Pinterest : une start-up qui vaudra bientôt 11 milliards de dollars.

logo pinterest

Levée de 500 millions de dollars pour une valorisation de 11 milliards.

En mai 2014, la start up était estimée à 5 milliards de dollars lors de sa levée de fonds de 200 millions. Dans les prochaines semaines, Pinterest pourrait lever 500 millions de dollars pour être valorisée à 11 milliards de dollars et ainsi plus que doubler sa valeur de l’année dernière, selon le Wall Street Journal.
La levée de fonds de 200 millions de dollars avait principalement servi à embaucher des employés à San Francisco et dans les autres bureaux dans le monde. Mais ce financement avait aussi permis à la start-up de s’assurer pour investir sur de nouveaux projets à long terme. Ce modèle est efficace car il permet à la société de se centrer sur l’expérience utilisateur, en évoluant palier par palier suivant le modèle lean start-up. Aujourd’hui Pinterest, c’est 500 salariés avec des bureaux à Londres, Paris, Berlin, Tokyo et Sao Paulo avec une valorisation à 5 milliards qui pourrait plus que doubler rapidement.

Pinterest travaille sa monétisation

Comme nous le savons, le modèle économique d’un réseau social ne peut être envisagé comme un modèle traditionnel. En effet, l’important est avant tout de recruter un maximum d’utilisateurs pour atteindre une masse critique qui permettra ensuite de tester différents business models qui pourront rentabiliser la création du site. Aujourd’hui, Pinterest a réussi plusieurs levées de fonds car la start up a prouver que son business model était intéressant pour les investisseurs. Comme l’ensemble des réseaux sociaux, Pinterest a du chercher une monétisation de son audience et de ses utilisateurs. Pour exemple, Facebook cherche à tester un bouton buy alors que Twitter avait intégré un bouton click to call dans ses tweets. Pinterest a suivi ces exemples pour tenter d’intéresser un grand nombres de marques. L’année dernière, Pinterest avait commencé à dégager des revenus grâce à un business model axé sur la publicité, sous la forme de contenus sponsorisés. Pourtant le réseau social continue de chercher son réel business model sans tester trop de choses pour ne pas faire fuir ses utilisateurs actifs.
Pinterest s’était lancé dans l’affiliations de liens pour certaines marques, or Pinterest vient de bannir ces liens d’affiliation afin d’améliorer l’expérience utilisateur. La start-up demande également aux utilisateurs de réfléchir à la monétisation. Des utilisateurs pouvaient gagner beaucoup d’argent grâce à ces liens d’affiliation, Pinterest leur demande donc de réfléchir à de nouveaux leviers de monétisation. Depuis quelques jours, Pinterest teste un partenariat avec Apple pour promouvoir des applications sur le réseau social.
Pinterest travaille également pour transformer son réseau social en plateforme e-commerce. Pour cela, la start-up penche sur la création d’un bouton « Buy » qui pourrait être lancé dans les prochains mois. Pinterest s’est rapprochée d’une société californienne, Stripe, spécialisée dans le paiement en ligne qui travaille avec beaucoup de sociétés et notamment des géants du Web tels que que Facebook ou encore Twitter.
Par ce nouveau bouton « Buy », et ce partenariat avec Apple permet aux utilisateurs de ne pas quitter le réseau social pour acheter ou profiter d’une application.
Avec ses 75 millions de visiteurs uniques par mois, Pinterest possède un fort potentiel de ventes et donc de chiffre d’affaires. De plus, les utilisateurs ne seront pas bouleversés par ce changement car beaucoup d’entre eux viennent déjà y découvrir de multiples produits, depuis le prêt-à-porter en passant par la décoration, le mobilier ou le maquillage. Pinterest pourrait donc proposer aux marques de sponsoriser des « Pins » et de reverser des commissions sur chaque achat ce qui permettrait au réseau social de devenir très rentable. La start-up connaît déjà ces deux modèles car elle a déjà utilisé la sponsorisation de contenu sur le marché américain depuis quelques mois et la commission sur achat grâce à l’affiliation sur un site e-commerce en 2012.

Selon AdAge, Pinterest ferait payer entre 30 et 40 dollars aux annonceurs pour 1000 vues pour un Pin sponsorisé, largement au dessus du prix établi par Facebook, qui oscille entre 0,5 et 0,20 dollars.
Ben Silberman, co-créateur de Pinterest, valide ces prix et explique cette politique de prix pour démarrer avec quelques annonceurs et travailler avec eux pour affiner le modèle. Cette stratégie permettra à la start-up d’offrir le meilleur retour sur investissement aux marques mais également de démontrer la valeur des publicités aux utilisateurs.

Les start-up : Une nouvelle bulle ? 

Avec sa levée de fonds, Pinterest serait placée à la cinquième place des start-up les plus valorisées derrière Xiaomi qui vaut 46 milliards, Uber qui est valorisée à 41,2 milliards après avoir levé 5 milliards de dollars depuis 1999, Plantir à 15 milliards, SpaceX à 12 milliards et égalité avec Flipkart à 11 milliards. Mais Snapchat pourrait, selon le New York Times, rentrer rapidement à la 4ème place de ce classement car la start-up prépare une levée de fonds qui la valoriserait à 19 milliards de dollars. Avec cette valorisation, la valeur de Snapchat aura pratiquement doublé en 6 mois sans dégager aucun revenu pourtant. Ce modèle se rapprocherait de celui de WhatsApp, que Facebook avait racheté pour 22 milliards de dollars.
Ces exemples, sont impressionnants mais s’explique du fait de leur audience exceptionnelles, et comme l’explique Jeff Clavier, fondateur de SoftTech VC, un des principaux fonds américains, « Certaines entreprises ont atteint une telle taille que la monétisation n’est pas un souci pour elles. Quand vous avez des centaines de millions d’utilisateurs à travers le monde, vous trouvez toujours une manière de gagner de l’argent ». Ces réussites sont belles mais d’autres starts-up sont valorisées dans la Silicon Valley alors que leur valorisation est beaucoup plus discutable. En effet, l’application Yo qui ne sert qu’à envoyer un message « Yo » à ses amis, a réussi à lever 1,5 millions de dollars pour être valorisé à 10 millions de dollars… Secret, un réseau qui permet de partager des informations de façon anonyme, a levé 35 millions de dollars pour être valorisé à 100 millions seulement neuf mois après son lancement malgré un nombre d’utilisateurs encore peu développé…
Face à la réussite de grands réseaux sociaux ou applications, on remarque que les investisseurs créent une bulle pour ne pas rater la prochaine grosse réussite.
Les fonds d’investissement américains n’hésitent plus à miser sur des acteurs ne générant aucun revenu même si ils perdent de l’argent. Le patron d’un fond d’investissement américain estime que « Sur un millier de start-up financées chaque semestre, quelques unes n’ont aucun sens » mais que «  le risque en vaut la peine car il y a des société incroyables comme Uber, Airbnb ou Pinterest ».
Ces valorisations s’expliquent aussi par une volonté des nouvelles start-up de ne pas se risquer sur le Nasdaq trop rapidement. Les sociétés préfèrent croître avec des investisseurs pour se confronter au marché, se constituer une large audience et construire un modèle économique.
Malgré cela, selon Jeff Clavier, « Aucune société n’est comparable à Uber car elle seule est une machine à cash, toutes les autres valorisations sont fantaisistes ». Malgré ce constat, la confiance dans l’innovation ne faiblit pas car les investissements consacrés aux strat-up américaines ont atteint 48,3 milliards de dollars en 2014.

Dimitri Marié – @dimitrimarie

Football et caritatif : quand les joueurs se battent pour la bonne cause !

Dans une période où le sport roi de notre planète, le football, ne cesse d’être critiqué pour les sommes astronomiques qui gravitent autour de lui, notamment à cause des salaires de joueurs plus exorbitants les uns que les autres, des indemnités de transferts qui dépassent le cadre de notre vie réelle, ou encore des droits TV qui se négocient à prix d’or, beaucoup se demandent si cette sphère footballistique possède vraiment une âme humaine. « Le foot, c’est que du business ! », « C’est honteux de voir des gens gagner autant d’argent juste en tapant dans un ballon ! », « Le foot est devenu pourri, ce n’est que magouilles et arrangements entre hommes d’affaires ! ». Ces phrases, on les a forcément déjà  entendues. Mécontentement fondé, jalousie, ou mauvaise foi, le football n’en sort jamais grandi en tout cas.

Alors, pour les amoureux du ballon rond, dont je fais parti, toutes initiatives caritatives de joueurs professionnels venant casser un temps soit peu ces a priori font office d’anesthésiants et redonnent un côté humain à ce cercle moins fermé qu’on ne le pense.

Zlatan Ibrahimovic, un tatoué,  un vrai (2014)

L’idée d’écrire cet article m’est venue il y a quelques jours, après avoir vu le spot publicitaire dans lequel Zlatan Ibrahimovic, le joueur du PSG, joue le rôle principal. En bon supporter qui se respecte, j’étais devant mon écran de télé le samedi 14 février pour suivre le match PSG-Caen et j’ai donc assisté à l’ouverture du score du géant Suédois dès la 2ème minute de jeu. La joie du but, mais très vite l’incompréhension : Zlatan enlève son maillot en exhibant fièrement ses tatouages et prend logiquement un jaune pour son acte, qui lui empêchera de jouer le choc contre l’AS Monaco. Pourquoi un tel geste alors qu’il savait ce qu’il encourait ? La réponse, nous l’avons eu quelques jours après le match et je dois dire que j’ai été étonné (dans le bon sens), presque ému. D’un geste que tout le monde avait décrit comme idiot, stupide et immature, il en est devenu un signe de respect pour un joueur que l’on pensait au cœur de pierre. Engagé auprès de l’association WFP (World Food Programme), ces tatouages avaient en réalité une signification bien particulière et tout avait été prémédité, donnant un côté encore plus touchant à cette campagne de lutte contre la faim dans le monde. Séquence émotion…

Love United, unis contre le Sida (2002)

Si Zlatan Ibrahimovic a fait un véritable buzz avec cette opération caritative, il n’est pas le premier joueur professionnel a se mettre en évidence dans des campagnes de ce genre. En effet, bien avant lui, un panel de stars du football avait été formé pour participer à l’initiative « Live for Love United », une opération pour lutter contre le Sida. Pour l’occasion, un clip mené par le chanteur Pascal Obispo avait été réalisé où les 45 joueurs pros de diverses nationalités se succédaient en fredonnant les paroles de la chanson et en prononçant le slogan « Je joue pour Love United » chacun dans la langue de son pays natal.

Des bracelets pour lutter contre le racisme (2005)

« Black and White » ? Non ce n’est pas une variante de la chanson mythique du roi de la pop Michael Jackson, mais bel et bien les deux couleurs, noire et blanche, qui ont été choisies pour mener le projet « Stand Up, Speak Up ». Initié par Thierry Henry et son équipementier Nike, puis relayé par de nombreux footballeurs et autres sportifs, il avait pour objet la lutte contre le racisme et se matérialisait par le lancement d’un double-bracelet, un noir et un blanc, gravés des deux phrases « Stand Up, Speak Up ». Une façon pour les supporters mais également toutes les personnes sensibles à cette cause de montrer leur engagement par l’acquisition de ce petit objet, qui s’était propagé vitesse grand V un peu partout dans le monde.

stand up speak up - nike

Les champions du monde 98, cette belle bande d’Enfoirés (1999)

Quelques mois après leur sacre mondial qui avait uni tout un peuple, plusieurs joueurs de l’Équipe de France de football avait pris part au concert des Enfoirés organisé dans le cadre des Restos du Cœur. Fabien Barthez, Christian Karembeu, Bixente Lizarazu, Emmanuel Petit, Alain Boghossian et Aimé Jacquet (puis Zinedine Zidane en 2001 après la victoire à l’Euro 2000) se sont ainsi prêtés au jeu musical pour montrer leur soutien à l’une des causes les plus fédératrices en France.

Pleins d’autres initiatives caritatives de ce genre voient le jour chaque année avec le soutien de joueurs professionnels (cf Cristiano Ronaldo, membre de l’UNICEF et ambassadeur, entre autres, de l’ONG « Save The Children ») qui n’hésitent pas à investir, du temps et de l’argent, pour lutter contre des maladies ou des fléaux qui nous entourent. Alors oui le football est un « nid à fric », mais quand cela peut servir les grandes causes, c’est tout à son honneur et son image n’en est que plus belle. En espérant simplement que ces valeurs se transmettent aux jeunes générations de footballeurs qui arrivent…

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Rafaël De Oliveira / @Raf_dragaozito

Super Bowl XLIX : quelles stratégies adopter pour les marques ?

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Si vous n’avez pas lu le premier article sur le sujet, « Super Bowl XLIX, quand les chiffres affolent les annonceurs !« , je vous rappelle que, dans la nuit du dimanche 1 au lundi 2 février 2015, se tiendra l’un des événements sportifs les plus attendus de l’année, le Super Bowl américain. Pour cette 49ème édition, la finale du championnat opposera les Seahawks de Seattle aux Patriots de New England au sein du University of Phoenix Stadium (Arizona).

Les chiffres impressionnants qui gravitent autour de cet événement attirent forcément les marques qui y voient un moyen de toucher un maximum de personnes, même s’il faut y mettre le prix fort (pour rappel, une seconde de publicité sur la chaine NBC, diffuseur officiel aux USA, coûte près de 130 000 € !). Alors, il faut faire appel à la créativité pour se démarquer et bénéficier d’un retour sur investissement intéressant. Pour cela, voici un petit florilège des publicités qui auront le privilège de passer pendant les nombreux temps-morts de la rencontre :

Pepsi : le casting avant tout !

Après le carton de 2012 avec Elton John en guest-star, Pepsi a fait appel à Katy Perry pour soigner son image de marque. Une publicité qui devrait passer pendant la mi-temps du match car la chanteuse américaine

Bud Light : un pack de bière grâce à un… Pacman !

La bière américaine, l’une des plus vendues au monde, recréé, l’espace d’un spot, le décor du mythique jeu Pacman mais à échelle humaine ! Avec bien sûr à la clé une récompense des plus rafraichissantes.

Si Victoria’s Secret opte pour un spot assez « sexy »…

… Carl’s Junior Burgers se la joue (un peu trop?) « sexiste » !

Et les autres marques ? L’instinct créatif et la réactivité peuvent être ultra bénéfiques !

Si de nombreux autres annonceurs, tels que BMW, Snickers, ou encore T-Mobile (avec une Kim Kardashian plus glamour que jamais) feront également partis du spectacle publicitaire, toutes les marques n’ont pas la chance, ou les moyens, de pouvoir se payer le luxe d’apparaitre sous forme de spots de 30 secondes. Pour cela, il faut être à l’affût des éléments constitutifs de l’événement, regorger d’idées, et saisir les opportunités quand elles se présentent.

Si je vous parle de cela, c’est que lors du Super Bowl 2013, le grand gagnant à sans doute été la marque de biscuits Oréo. Les faits : alors que les franchises de San Francisco et Baltimore s’affrontent pour désigner le vainqueur du championnat, une panne d’électricité plonge le stade dans le noir. Quelques minutes après, l’agence 360i, qui travaille pour Oréo, poste un tweet « Power out? No problem » accompagné d’une photo et d’une petite phrase :

Tweet Oreo

Le message ? Il est simple et pertinent : « Panne de courant? Pas de problème. Vous pouvez toujours tremper (le biscuit) dans le noir ». L’idée ? Elle est ingénieuse et réactive. Le résultat ? Plus de 20 000 partages en seulement quelques minutes. Les réseaux sociaux et les médias félicitent l’initiative portée par la marque et soulignent l’importance de la créativité et de la viralité lorsque l’on met en place une stratégie de communication. Le quotidien américain Wall Street Journal va même jusqu’à prouver « la supériorité du pouvoir de l’ingéniosité par rapport à l’argent et des médias sociaux par rapport aux médias traditionnels ». L’ironie de l’histoire est que la marque Oréo avait déjà fait l’achat d’un spot de 30 secondes pour le Super Bowl cette même année.

Depuis ce coup magique réalisé par Oréo, les marques sont conscientes que pour sortir gagnant du Super Bowl il faut bien réfléchir sa stratégie et que l’arrivée des réseaux sociaux change quelque peu la donne, le tout étant d’être créatif pour marquer les esprits ! L’édition 2015 devrait certainement nous réserver de nouvelles surprises…

Rafaël De Oliveira / @Raf_dragaozito