Super Bowl XLIX : quelles stratégies adopter pour les marques ?

superbowl2015arizona

Si vous n’avez pas lu le premier article sur le sujet, « Super Bowl XLIX, quand les chiffres affolent les annonceurs !« , je vous rappelle que, dans la nuit du dimanche 1 au lundi 2 février 2015, se tiendra l’un des événements sportifs les plus attendus de l’année, le Super Bowl américain. Pour cette 49ème édition, la finale du championnat opposera les Seahawks de Seattle aux Patriots de New England au sein du University of Phoenix Stadium (Arizona).

Les chiffres impressionnants qui gravitent autour de cet événement attirent forcément les marques qui y voient un moyen de toucher un maximum de personnes, même s’il faut y mettre le prix fort (pour rappel, une seconde de publicité sur la chaine NBC, diffuseur officiel aux USA, coûte près de 130 000 € !). Alors, il faut faire appel à la créativité pour se démarquer et bénéficier d’un retour sur investissement intéressant. Pour cela, voici un petit florilège des publicités qui auront le privilège de passer pendant les nombreux temps-morts de la rencontre :

Pepsi : le casting avant tout !

Après le carton de 2012 avec Elton John en guest-star, Pepsi a fait appel à Katy Perry pour soigner son image de marque. Une publicité qui devrait passer pendant la mi-temps du match car la chanteuse américaine

Bud Light : un pack de bière grâce à un… Pacman !

La bière américaine, l’une des plus vendues au monde, recréé, l’espace d’un spot, le décor du mythique jeu Pacman mais à échelle humaine ! Avec bien sûr à la clé une récompense des plus rafraichissantes.

Si Victoria’s Secret opte pour un spot assez « sexy »…

… Carl’s Junior Burgers se la joue (un peu trop?) « sexiste » !

Et les autres marques ? L’instinct créatif et la réactivité peuvent être ultra bénéfiques !

Si de nombreux autres annonceurs, tels que BMW, Snickers, ou encore T-Mobile (avec une Kim Kardashian plus glamour que jamais) feront également partis du spectacle publicitaire, toutes les marques n’ont pas la chance, ou les moyens, de pouvoir se payer le luxe d’apparaitre sous forme de spots de 30 secondes. Pour cela, il faut être à l’affût des éléments constitutifs de l’événement, regorger d’idées, et saisir les opportunités quand elles se présentent.

Si je vous parle de cela, c’est que lors du Super Bowl 2013, le grand gagnant à sans doute été la marque de biscuits Oréo. Les faits : alors que les franchises de San Francisco et Baltimore s’affrontent pour désigner le vainqueur du championnat, une panne d’électricité plonge le stade dans le noir. Quelques minutes après, l’agence 360i, qui travaille pour Oréo, poste un tweet « Power out? No problem » accompagné d’une photo et d’une petite phrase :

Tweet Oreo

Le message ? Il est simple et pertinent : « Panne de courant? Pas de problème. Vous pouvez toujours tremper (le biscuit) dans le noir ». L’idée ? Elle est ingénieuse et réactive. Le résultat ? Plus de 20 000 partages en seulement quelques minutes. Les réseaux sociaux et les médias félicitent l’initiative portée par la marque et soulignent l’importance de la créativité et de la viralité lorsque l’on met en place une stratégie de communication. Le quotidien américain Wall Street Journal va même jusqu’à prouver « la supériorité du pouvoir de l’ingéniosité par rapport à l’argent et des médias sociaux par rapport aux médias traditionnels ». L’ironie de l’histoire est que la marque Oréo avait déjà fait l’achat d’un spot de 30 secondes pour le Super Bowl cette même année.

Depuis ce coup magique réalisé par Oréo, les marques sont conscientes que pour sortir gagnant du Super Bowl il faut bien réfléchir sa stratégie et que l’arrivée des réseaux sociaux change quelque peu la donne, le tout étant d’être créatif pour marquer les esprits ! L’édition 2015 devrait certainement nous réserver de nouvelles surprises…

Rafaël De Oliveira / @Raf_dragaozito

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Le rendez-vous de la Webschool : Comment maîtriser les réseaux sociaux ?

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Comme chaque troisième mardi du mois depuis la reprise en Octobre 2014, la réunion de la Webschool d’Orléans a eu lieu. Ce mois-ci l’association proposait l’intervention d’une professionnelle des réseaux sociaux pour nous expliquer les spécificités et l’utilisation de ces nouveaux outils. Chaque mois, l’association propose également des ateliers qui permettent de découvrir de nouveaux domaines du web. Ces ateliers se déroulent en petit comité ce qui permet de poser de nombreuses questions aux intervenants professionnels.

Nouveau site : Nouveau partenaire

Dès le début de la séance, Bertrand Laurentin, le président de l’association, nous a présenté le nouveau partenariat pour la Webschool avec KIWIK qui lui a réalisé son nouveau site web. Si vous allez faire un tour sur ce site web, vous pourrez remarquer une meilleure navigation et une meilleure ergonomie. Ce nouveau site permet donc à la Webschool de se doter d’un outil beaucoup plus professionnel pour sa visibilité sur le web.

Les news 2.0 de Cosmina

Comme chaque mois, Cosmina Trifan nous a présenté les news 2.0  pour nous faire part des nouveautés sur la toile. Je vous invite à découvrir et suivre les nouveautés du Web de Cosmina sur le site de la Webschool chaque mois.

Ce mois-ci, les sujets traités étaient le référencement, les réseaux sociaux, le e-commerce et l’actualité orléanaise avec des sujets divers tels que la Pub mobile, le CES (Consumer Electronic Show) 2015 ou encore les mises à jour Google, etc…

La conférence : Introduction aux réseaux sociaux

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Cette conférence devait tout d’abord être présentée par Clément Pellerin (je vous conseille fortement de découvrir son blog) qui n’a pu finalement être présent ce jour-là. C’est finalement Sabrina Kah qui nous a initiés à l’utilisation des réseaux sociaux. Durant cette présentation, Sabrina nous a expliqué l’utilisation des réseaux sociaux au niveau professionnel comme au niveau personnel. Cette conférence était importante pour des personnes présentes à la CCI ce jour-là car beaucoup ne sont pas dans le monde digital et cherche à comprendre l’utilisation des réseaux sociaux.

En effet, lors de ces conférences, les professionnels s’adressent à des personnes avec différents degrés de connaissances sur le sujet traité. Je dois l’avouer, en tant que community manager, je n’ai pas appris beaucoup de choses sur le sujet des réseaux sociaux. Mais je me mets à la place des non initiés, et il fût intéressant de leur présenter chaque caractéristique et profil d’utilisateur de chaque réseau social de Facebook ou Twitter en passant par Snapchat, Pinterest et Youtube. A la fin de cette présentation, de nombreuses personnes en savaient plus sur l’existence et surtout l’exploitation de certains réseaux sociaux.

La prochaine réunion aura lieu le 17 Février 2014 et portera sur les moyens de trouver un stage ou un emploi. Je vous invite tous de devenir membre de l’association ainsi que d’assister aux futures réunions.

Dimitri Marié – @dimitrimarie

Urbacolors, le guide du street art dans votre poche !

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Je vous avais présenté l’été dernier le projet de Google visant à réaliser un véritable musée de Street Art en ligne via des visites virtuelles de lieux encore existants ou disparus de cet art urbain, aujourd’hui c’est d’un projet français de la même inspiration dont je vais vous parler.

Cette application développée depuis 2011 par Aurélien MICHAUD, Matthieu OLIVIER et Louis BOUDET, urbanistes de formation, poursuit un but simple : recenser toutes les œuvres de street art à travers le monde pour que chacun d’entre nous puisse visiter toutes les villes d’une façon originale.

Si Aurélien et Matthieu ont tous deux commencés à parler de leur passion sur le blog Urbamedia où ils traitent des problématiques liées à la ville, ils ont décidé de franchir de pas plus concret de l’application avec Urbacolors !

Contrairement à Google qui vise la création d’un véritable musée online, Urbacolors qui n’a très probablement pas les mêmes moyens financiers vise une approche beaucoup plus collaborative avec son application. C’est un peu le wikipadia du street art dans l’esprit puisque la constitution de la collection virtuelle est totalement collaborative et chacun des utilisateurs peut y ajouter la photo qu’il veut. Le fonctionnement est très simple :

Mais Urbacolors n’est pas seulement une encyclopédie de photos de street art, c’est aussi et surtout un véritable guide des villes qui sont des musées à ciel ouvert. Aurélien Michaud suggère d’ailleurs qu’il nous faut simplement revoir notre approche du « marcher en ville » et apprendre à lever un peu la tête pour découvrir bon nombre de créations artistiques !

Pour ceux qui ne souhaitent pas chercher d’eux-mêmes et ajouter des créations, Urbacolors est justement là pour vous. Les photos sont géolocalisées et référencées par artiste, ainsi vous pouvez vous organiser votre propre visite guidée « street art » dans la ville que vous visitez. Un véritable jeu de piste qui n’est pas sans rappeler le concept du geocaching que nous vous présenterons dans les semaines à venir.

L’application disponible sous iOS et Android est même prévue pour les plus joueurs puisque vous gagnez des points et progressez dans le classement mondial en ajoutant des œuvres à la collection et en vous localisant proche des œuvres et en ajoutant des grafs.

Avec déjà 7 000 utilisateurs et plus de 17 000 photos géolocalisées depuis 2011, Urbacolors commence à se faire son trou dans le street art, de véritables communautés de passionnés se sont développées dans des grandes villes du monde.

Pour les fans d’art, ne cherchez plus, votre touche culturelle urban est sur Urbacolors, et n’oubliez pas d’alimenter vous aussi la base de données !

Fabien Clouet   /   @FabienClouet

Super Bowl XLIX, quand les chiffres affolent les annonceurs !

Superbowl XLIX 2015 Arizona

Dans la nuit du dimanche 1 au lundi 2 février se tiendra l’un des événements sportifs les plus attendus de l’année, le Super Bowl américain. Pour cette 49ème édition, la finale du championnat opposera les Seahawks de Seattle aux Patriots de New England au sein du University of Phoenix Stadium (Arizona). Et comme la tradition le veut, des millions de téléspectateurs vont se ruer, comme moi, devant leur petit écran pour profiter de ce véritable show à l’américaine !

Des chiffres à couper le souffle !

Le Super Bowl est l’événement qui fait graviter le plus de personnes (et le plus d’argent) lors d’une seule et même soirée. Voyez plutôt :

Plus de 100 millions de téléspectateurs (en 2014, pas moins de 111,5 millions de fans étaient devant leur écran, dont 310 000 Français. Un pic de 115,3 millions avait été atteint à la mi-temps, pendant le concert de Bruno Mars, un record)

2500$ (soit 2160€) : c’est le prix minimum que les inconditionnels de foot US vont devoir débourser pour pouvoir prendre place au sein de l’un des 72 000 sièges du stade. Prix minimum car des sites affichent déjà des sommes allant jusqu’à plus de 10 000$ pour les places aux premiers rangs. Sans compter les billets qui vont se vendre à prix d’or sur le marché noir, le jour même !

7 milliards de dollars : ce sont les droits TV annuels touchés par la NFL (Ligue Nationale de Football américain). Aucune autre ligue au monde, de quel sport que ce soit, n’approche un tel montant.

4,5 millions de dollars (soit 3,9 millions d’euros) : c’est le prix que doit dépenser un annonceur pour diffuser un spot publicitaire de 30 sec pendant la retransmission de l’événement. Soit 129 000 € la seconde (!). A titre de comparaison, les tarifs pub pour la finale de la Coupe du Monde de football au Brésil sur TF1 s’étaient négociés à 257 000 € les 30 secondes. Pas besoin de calcul pour montrer l’énorme différence.

Un événement à ne pas négliger pour les annonceurs !

Des chiffres aussi mirobolant ne peuvent pas laisser insensibles les plus grandes marques. En effet, au vu du nombre de téléspectateurs et de l’ampleur que prend l’événement chaque année (si aux États-Unis le Super Bowl s’apparente comme une religion depuis longtemps, les autres pays du monde se prennent de plus en plus de passion ces dernières années), les annonceurs sont forcés de cocher la date sur leurs agendas et de réfléchir sur les meilleurs options à prendre pour faire partis de l’événement.

Alors, que ce soient des multinationales aux forts potentiels financiers ou des marques aux moyens un peu plus restreints, l’enjeu reste le même : être le plus créatif possible pour profiter au mieux des multiples avantages offerts par le Super Bowl. Oui, car pour créer le buzz sur un événement aussi populaire, il faut trouver LA bonne idée afin de se démarquer des autres puisque les réseaux sociaux risquent une nouvelle fois d’être envahis de publications et autres hashtags faisant référence à l’événement. Et bien sûr, dans l’idéal, éviter de se louper, surtout pour les marques qui investissent dans un spot pub. Une erreur à 4 millions d’euros est, il me semble, fortement déconseillée. Il est donc primordial de préparer sa campagne de façon méthodique pour adopter la meilleure stratégie possible.

[A suivre …]

Rafaël De Oliveira / @Raf_dragaozito

 

Kubb : révolution informatique ou simple feu de paille ?

Kubb 3collaboractifs

Si vous avez suivi le CES de Las Vegas de près, vous aurez peut-être remarqué dans le contingent de représentants français la start-up toulousaine Kubb de Jean-Christophe Ambert. Kubb est tout simplement un mini-PC cubique de 12 cm de côté, qui à l’avantage de pouvoir se connecter à tous vos supports : télévision, tablette… Une mini unité centrale en quelque sorte ! Un produit qui tombe à pic dans une ère du tout mobile où le PC comme on l’a connu à l’origine semble amené à disparaître.

Windows présent pour prouver que la tendance n’a pas encore enterré le PC

Si je vous faisais part il y a plusieurs mois de la guerre des systèmes d’exploitation qui fait plus que jamais rage, il semblerait que le PC n’est pas si mort qu’il n’y paraît. Le Journal du Net faisait récemment état du type de connexion sur le site media linternaute.com, premier site français d’actualité. Ce qui est intéressant à remarquer est la forte présence de connexions via Windows, qui est principalement représentée par les systèmes d’exploitation des PC. Preuve en est que la société de Bill Gates, Microsoft, n’est pas à enterrer si vite dans ce combat, malgré la croissance extrêmement forte du marché mobile et la présence incontournable de Google (avec Android) et Apple. Alors oui, ces statistiques n’ont rien de généraliste, oui les tendances du marché se dirigent plutôt vers celui des appli mobiles, relayant au second plan le système des « sites web » développés avec le système des navigateurs. Mais Microsoft est toujours devant, bel et bien devant. Cette avance, elle la doit surtout au marché de l’entreprise qui utilise le nombre le plus important de matériel informatique.

Sur le marché des particuliers, la guerre fait plutôt rage autour de l’hybride « ordinateur/tablette » qui est devenu le cheval de bataille de Microsoft avec la Surface Pro, matériel sur lequel l’entreprise américaine à miser énormément pour combler le retard qui la sépare d’Apple et de ses iPad, MacBook et j’en passe. D’autant que sur le marché mobile, Microsoft est quasi inexistant, tant sur le marché des terminaux que celui des OS.

Statistiques OS Linternaute 3collaboractifs

Bref, si le marché des professionnels s’y accroche encore, celui des particuliers semble l’oublier de plus en plus. L’unité centrale telle qu’on la connaît serait donc en voie d’extinction (bien que les chiffres ci-dessus prouvent qu’elle est encore une des espèces informatique qui peuple le plus la planète), c’est irrémédiable.

Et Kubb dans tout ça ?

Si je ne vous ai pas perdu avec cette première partie, c’est donc la question que vous vous poserez. En soit, la start-up toulousaine n’a rien inventé, le mini-PC existe déjà depuis plusieurs années et quelques sites les classent selon leurs rapport qualité/prix. Les meilleurs produits du marché sont ceux issus de la marque Zotac, dont vous n’avez sans doute jamais entendu parler. 01net place même Kubb comme le 9e mini-PC le plus intéressant.

Mais j’ai lu sur d’autres sites que Kubb n’avait que le mérite du coup marketing, je dirais plutôt que Kubb a justement le mérite du coup marketing. L’unité centrale classique prend trop de place et le mini-PC n’est pas encore rentré véritablement dans nos mœurs de par son format pas forcément séduisant. Kubb mise donc toute sa stratégie sur l’esthétisme de l’objet : un cube de décoration stylisé et changeable qui vous permet d’installer votre PC n’importe tout, sans que quiconque ne connaissant pas l’objet puisse soupçonner que ce soit un PC.

Le tout connecté est également un des gros avantages des mini-PC. Fini l’écran unique relié à votre tour. Vous pouvez y connecter tous vos terminaux.

Plus cher que ses concurrents, Kubb se lance sur le marché de l’épuré, simple, beau et performant qui n’est pas sans rappeler la stratégie d’un certain Steve Jobs. Si des versions plus poussées en capacités techniques sont en préparation, Kubb vise surtout le marché du luxe et de la décoration. Une version avec une coque en plaqué or est déjà existante (prix 2500€).

Alors simple feu de paille ou révolution informatique qui relancera le PC ? L’avenir nous le dira. En attendant, Kubb permet grâce à sa présentation à Las Vegas de mettre un coup de projecteur sur ce monde des mini-PC plutôt méconnu.

Fabien Clouet   /   @FabienClouet