Peerby : la start-up qui vise le partage d’objets en instantané

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Pour les assidus de l’actualité web et des levées de fonds de start-up, vous aurez, comme moi, découvert ces derniers jours la start-up néerlandaise Peerby. Car l’actualité de l’entreprise, c’est sa récente levée de 1,7 millions d’euros auprès d’investisseurs et business angels européens et nord-américains. Mais plutôt que vous parler de développement d’entreprise, c’est au concept de Peerby que je m’attacherai aujourd’hui.

L’économie collaborative en mode instantané

L’économie collaborative a mis du temps à se faire une place dans notre société, mais le processus est désormais en route. Avec le covoiturage et le co-hébergement en figures de proue, un domaine comme celui du prêt d’objets commence à se faire sa place.

Ce dernier, c’est le secteur sur lequel se fait petit à petit la start-up Peerby. Sur la plateforme disponible sur le web ou sur mobile, vous soumettez une demande avec un texte court, ou vous répondez aux autres membres qui ont besoin d’un objet. Il vous est possible de demander toutes sortes d’objets : perceuse, barbecue, sac à dos, manteau, instrument de musique…

L’entreprise a décidé de ne pas inclure dans son système de transaction une sécurité avec : cautions, assurances, transactions financières… Le principe est basé sur la demande rapide et simple pour que la réponse soit rapide et simple. Les deux personnes intervenant dans l’échange sont mises en relation via une messagerie instantanée pour se retrouver. Ensuite ils se débrouillent entre eux.

Actuellement, si vous recherchez une perceuse aux Pays-Bas, Peerby estime qu’il y a 85% de chances que vous en trouviez une et le tout dans un délai moyen de 30 minutes ! Et c’est gratuit !

Peerby Annonces 3collaboractifs

Plus de proximité pour encore plus de rapidité

30 minutes, c’est un délai extrêmement court, mais apparemment pas assez pour les dirigeants de Peerby qui ambitionnent de réduire ce délai proche de la seule minute dans les espaces géographiques où ils sont fortement implantés.

Pour cela, la start-up doit prendre en main son développement en communiquant dans des lieux ciblés plutôt que de favoriser une croissance nomade pas forcément en accord avec son concept de rapidité. C’est là le chemin que prend Peerby avec sa levée de fonds. L’entreprise a dors et déjà annoncé vouloir se lancer dans 50 villes américaines dans l’année à venir.

Avec 100 000 utilisateurs mensuels actifs dans son espace de développement actuel (Pays-Bas, Belgique, Berlin et Londres) Peerby n’est pas encore très connu, mais cela pourrait se faire vite ! Sa capacité à séduire les investisseurs alors que le système est totalement gratuit cache sans aucun doute des ressources de développement fortes.

Mais la nouvelle, importante de l’émergence de Peerby, c’est surtout l’émergence de la segmentation du marché de l’économie collaborative. Une preuve de sa démocratisation constante ! Si les utilisateurs cherchaient avant tout de la confiance et de la qualité, Peerby entrouvre à grande vitesse le segment de l’économie collaborative en instantané. L’avenir de l’échange d’objets ? « L’avenir », c’est justement lui qui nous le dira !

Fabien Clouet   /   @FabienClouet

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Bountr : devenez chasseur de têtes depuis votre canapé

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Bonne découverte que fut celle du concours de pitch d’hier soir dans les locaux de Pentalog à Orléans. L’entreprise qui nous fut présentée en 2 minutes a attiré notre attention au point de pousser un peu plus la découverte. Bountr c’est, comme nous le confiait son fondateur Antoine H, la contraction de l’expression anglaise « Bounty Hunter » qui signifie « chasseur de primes ». Mais au-delà de la prime qui en fait son facteur attractif, Bountr c’est surtout une plateforme de recrutement !

Le recrutement en mode économie collaborative

Si Bountr se positionne sur le marché de façon innovante, c’est grâce à sa façon d’aborder le marché. Elle est relativement simple : partir du principe que la meilleure façon de faire émerger les talents vient de la force collective et collaborative. Un modèle plutôt en vogue dans les tendances du web ou de l’économie collaborative. Les meilleurs projets émergent sur les sites de crowdfunding (financement participatif), les meilleures videos sur Youtube… et bien d’autres exemples encore.

Antoine a lui décidé de décliner le concept à l’emploi en utilisant la force collective. Son objectif ? Réunir les forces de chacun pour optimiser le recrutement des entreprises.

Il part du concept que l’on trouve dans la société :

  • Des entreprises qui recherchent une personne pour un poste très spécifique et qui peinent à recruter
  • Des entreprises qui désirent recruter efficacement dans un laps de temps court
  • Des personnes qui ont un réseau immense mais qui ne saisissent pas les spécificités techniques des jobs de leurs contacts
  • Des personnes qui comprennent les spécificités des offres mais qui n’ont pas de réseau à qui relayer l’information
  • Des personnes qui connaissent d’autres personnes ayant du réseau dans des domaines spécifiques (Médical, Informatique, Boulangerie/Patisserie…)
  • Et surtout des personnes qui cherchent du boulot mais qui ne trouvent pas les offres adaptées

Avec tous ces profils, chacun peut devenir un maillon de la chaîne qui conduira à l’embauche de la personne adaptée pour un poste recherché.

Les entreprises déposent leur offre en ligne avec le montant de la prime qu’elles accordent si elles recrutent une personne qui leur a été proposée sur Bountr.

Côté utilisateur, vous pouvez soit ajouter des CV de personnes de votre entourage, soit proposer ceux de la base de données Bountr à l’offre d’emploi correspondante.

Chaque utilisateur qui propose des CV à une entreprise pour son offre d’emploi doit les classer en fonction de celui qu’il estime le plus adapté. Ce classement n’est visible que par l’entreprise qui a posté l’offre. Cela signifie pour l’entreprise qu’elle se retrouvera naturellement avec des CV positionnés par « reconnaissance de la foule » (si un nombre important d’utilisateur à proposé des CV bien sur).

Un modèle gagnant pour tout le monde

Mais revenons à la prime. Celle qui créé l’intérêt pour les utilisateurs de s’impliquer dans le recrutement. Car s’il aboutit, l’entreprise verse le montant de la prime qu’elle s’était engagée à donner au début.

Pour cela, la prime est divisée entre les différents acteurs qui ont participé au processus :

  • Celui qui a ajouté le CV
  • Celui qui a parrainé celui qui a ajouté le CV (cf point 5 du listing ci-dessus)
  • Ceux qui ont noté et classé les CV

Ainsi chacun y trouve son compte. L’entreprise ne verse une prime que si l’embauche est conclue, et l’utilisateur qui a proposé les CV, peut importe son statut, est récompensé de ses efforts. Et le mieux dans tout ça, c’est que le site aura fait deux heureux : l’employeur qui n’aura pas perdu d’énergie et aura trouvé la bonne personne (on l’espère !) et l’employé qui lui aura un travail !

Avec ce modèle séduisant, Bountr s’ouvre tout de même aux dérives de personnes voulant absolument placer leurs amis. La plateforme a donc mis en place un système de notation des CV, et surtout un anonymat des CV, afin que les compétences seules soient jugées.

Mais ne nous y trompons pas tout de même, utiliser le web ne nous épargnera tout de même pas de l’entretien d’embauche ! Et heureusement !

Si l’ergonomie du site et les fonctionnalités informatiques ne sont pas encore optimales, Bountr arrive tout de même sur le marché avec un concept novateur ancré dans les mouvements actuels de la société qui tend vers le plus participatif et le collaboratif. Antoine espère accélérer son développement dans les mois à venir. Son prochain objectif, s’entourer d’une équipe de choix pour booster l’activité ! A suivre avec attention dans l’année à venir…

Fabien Clouet   /   @FabienClouet

Apple Pay, le paiement mobile qui divise le marché

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Je vous en parlais il y a 3 semaines avec la révélation du travail de Facebook sur un système de transactions financières : la guerre du paiement mobile est déclarée. Mais ça, c’était avant ! Avant l’entrée fracassante de l’entreprise de feu Steeve Jobs sur le marché, avec son système de paiement Apple Pay, qui nous montre que le champ de bataille est très grand !

Apple Pay : un lancement en flèche

L’application compatible avec les cartes mastercard, american express et visa est très simple d’usage, ce qui en fait sa principale force. Il vous suffit de photographier votre carte de crédit ou d’entrer les chiffres qui la caractérisent, puis de la lier à votre propre personne par un système de reconnaissance digital. La carte est liée à votre empreinte et vous devenez le seul à pouvoir payer avec votre téléphone sur le compte bancaire de la carte utilisée.

Lancée officiellement aux Etat-Unis le 20 octobre dernier, le système de paiement compte déjà plus d’un million de cartes bancaires enregistrées. C’est Tim Cook, CEO d’Apple, qui le déclarait lors de la Wall Street Journal Digital Conference, il qualifiait même ce démarrage de « fantastique ».

Si Apple bénéficie de ce large succès, c’est surtout parce que l’entreprise a su s’entourer d’alliés de poids avec 220 000 magasins équipés de terminaux adaptés à travers les USA, des entreprises telles que Nike, Mc Donalds, Foot Locker, Subway ou encore Disney Store, et enfin des banques d’importance comme American Express et Bank of America.

Apple Pay Card 3collaboractifs

Apple Pay déchire les Etats-Unis, mais attire l’Asie

Outre-Atlantique, Apple Pay ne fait cependant pas que des heureux et a trouvé son lot de contestataires. Le spécialiste de la grande distribution Wal-Mart, et le vendeur de matériel électronique Best Buy ont déjà confirmé avoir désactivé les fonctionnalités de leurs lecteurs pour qu’ils ne marchent pas avec Apple Pay. Il en serait de même pour le vendeur de produits médicaux Rite Aid.

La raison de ceci, c’est simplement le développement depuis deux ans de CurrentC, un système de paiement développé par un groupement d’entreprises d’influence dont Wal-Mart sous le nom de société de Merchant Customer Exchange (MCX). L’objectif avec cette initiative est de proposer aux consommateurs une solution mobile de paiement dans un large regroupement de magasins via la technologie du QR Code. On comprend mieux qu’Apple Pay soit boycotté quand on sait que le lancement de CurrentC est prévu pour l’année 2015…

 CurrentC 3collaboractifs

Apple n’est pas fou et sait très bien que la concurrence sera rude en occident. En revanche le marché s’ouvre fortement au continent asiatique où le géant Alibaba est leader du marché avec son système de paiement Alipay. C’est là que l’avenir se dessine également pour Apple. La presse américaine a déjà relayé l’information, et Jack Ma, patron d’Alibaba, publiquement évoqué : « J’espère que nous pourrons faire quelque chose ensemble ».

Si la guerre de session des parts de marchés fait rage, pas sur qu’il nous faille choisir entre bleus et gris. Apple cherche bien sur à conquérir le marché, mais il faut rappeler que sur celui des smartphones, l’entreprise américaine ne possède que 20% des parts, contre 75% à Android de Google. Ceux qui se frottent les mains se situent plutôt du côté des banques : elles voient enfin le ciel du paiement mobile commencer à s’éclaircir sur un modèle de partenariat fort entre géants de la banque et géants de l’ « ordinateur mobile ».

Fabien Clouet   /   @FabienClouet

Kartable : l’école en ligne 2.0, en attendant le 3.0 ?

En cette période de vacances, c’est bien de formation scolaire que je vais vous parler. Une notion que je voudrais qualifier de « has been » m’a intrigué ce matin : le cartable. Vous savez, le cartable, celui où on rangeait nos livres et cahiers et qui pesait souvent lourd, très lourd. A une époque où nous dérivons vers le tout internet, le cartable existe toujours, car si la transition se fait petit à petit, les supports papiers sont toujours d’actualité. Et ce n’est pas un mal, chaque chose en son temps. Mais seulement, face à cette évolution, les élèves du secondaire, ancrés au cœur de la transition de l’apprentissage, sont à la recherche de nouveaux modes d’apprentissage : d’un nouveau cartable !

De la 6ème à la Terminale : tous les cours dans un seul Kartable

La start-up Kartable, sur laquelle travaillent ses deux fondateurs Sarah Besnaïnou et Julien Cohen-Solal depuis 2011, a été formalisée sous la forme d’un site web pour être lancée officiellement en septembre 2013. Elle est arrivée sur le marché des cours en ligne avec un concept simple : proposer à tous les élèves de cycle secondaire un accès en ligne gratuit à une ressource de données leur permettant de réviser ce qu’ils apprennent à l’école.

Clairement, cela signifie que sur le site kartable.fr vous retrouverez tous les cours correspondant aux programmes d’apprentissage des classes « générales » la 6ème à la 3ème pour le collège, et de la seconde à la terminale pour les lycées avec différents programmes pour les filières. Mathématiques, français, SVT, physique, chimie, histoire, géographie, anglais, espagnol, philosophie, éducation civique et matières spécifiques des filières L (Littéraire), S (Scientifique), et ES (Economique & Sociale) sont donc au programme !

 Kartable Homepage 3collaboractifs

L’éducation : levier pour une levée de fonds

Si Kartable joue déjà la carte du Responsive Design (adaptation sur tous les terminaux mobiles : smartphones et tablettes), son développement doit continuer afin de se positionner en leaders du marché. C’est dans cette optique que la start-up a recruté 8 développeurs afin d’affiner les fonctionnalités et développer l’option de la personnalisation des parcours d’apprentissage.

Mais ce soudain accroissement n’aurait pu se faire sans le soutien d’investisseurs. Kartable vient tout récemment d’effectuer une levée de fonds de 1,2 millions d’euros auprès de BPI France, Partech Ventures et d’autres Business Angels. Preuve en est que l’école ouvre des portes au nom de l’éducation et de la formation, car Julien Cohen-Solal le dit lui-même : « le business model n’est pas encore totalement défini ». La gratuité, c’est le concept même du site, mais la capitalisation sur sa valeur se fera sans attendre : Kartable réfléchit à une offre freemium (options payantes) sur son site, voire à générer des revenus grâce aux nombreuses visites estimées aujourd’hui à 1 million par mois.

 Kartable Histoire Troisième 3collaboractifs

Parents, réfléchissez-donc pour la rentrée de la toussaint à la possibilité de proposer un kartable complémentaire plus mobile à vos enfants ! Pour les autres, ne croyez pas être trop vieux (comme moi) car le support représente une ressource de données très importante de culture générale ou de révisions de bases scolaires et culturelles qui ont trépassé quelque part au fond de notre cerveau.

En attendant pourquoi pas un développement plus « participatif » où chaque utilisateur, sous couvert d’un contrôle préalable, pourrait proposer des cours et des exercices, Kartable se fait sa place au soleil de l’éducation connectée grâce à sa qualité et son accessibilité à tous !

Fabien Clouet   /   @FabienClouet

Rentrée des classes pour la Web School orléanaise !

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Pour les Orléanais qui se sont réveillés comme si de rien n’était ce matin, c’est probablement que vous n’étiez pas au courant, ou alors que vous étiez présents dans les locaux de la CCI, place du Martroi ; pour les autres, vous avez probablement passé la journée à vous lamenter sur votre sort, vous qui avez raté l’ouverture de la saison, le coup d’envoi tant attendu, la rentrée de la Webschool à Orléans !

Web School Orléans : l’école participative du web ouverte à tous

Plus sérieusement, la Webschool Orléans, c’est, comme nous la présentait hier la présidente sortante Cosmina Trifan, un groupe d’une vingtaine de bénévoles, qui s’impliquent dans la vie locale en apportant, à un public intéressé et d’horizons divers, des connaissances et apprentissages autour du web, ainsi que de l’énergie pour se lancer ou vivre de façon dynamique sa vie au travail et dans son entreprise !

Mais ne croyez pas être de retour sur les bancs de la fac en venant à la Webschool. Il n’y a ni profs ni élèves. Il s’agit plutôt d’un espace d’échanges où des personnes, riches d’expériences et de compétences (qui peuvent se cacher derrière n’importe quel lecteur de cet article), viennent justement les partager et nous confirmer que dans le monde, nous ne sommes et ne serons rien seuls. Bertrand Laurentin, nouveau président, aimait nous rappeler hier soir que chacun avait son mot à dire, qu’il soit micro en main, ou caché au fond de l’auditoire.

S’il y a donc bien un élément à retenir et qui doit vous motiver pour rejoindre la Webschool : c’est le côté participatif qui a vocation à nous faire grandir tous ensemble.

Saison 2014-2015 : du « Start-up Week-end » au Label « Métropoles French Tech »

La collaboration faisant partie des valeurs de l’association, c’est donc tout naturellement qu’elle est à l’origine de l’un des événements majeurs de la rentrée : le 1er Start-up Week-end organisé au sein de la ville d’Orléans. En tant qu’organisateurs de cette grande manifestation, les membres de la Webschool Orléans ont fait un retour sur les 54h qu’ont vécus les participants, présents en nombre hier soir, et sur les ambitions de l’association à renouveler ce genre d’expérience, dont la ville d’Orléans est de plus en plus sensible.

Startup wkd Orléans

Eh oui, si la Ville possède un véritable intérêt à soutenir ce genre d’initiatives portées sur le l’univers du web, c’est qu’elle a pour objectif d’obtenir dès 2015 le Saint-Graal du digital, à savoir le fameux Label « Métropoles French Tech », qui récompense les écosystèmes les plus denses, dynamiques et visibles à l’international de France. Autant dire un levier non-négligeable dans le développement numérique de la ville d’Orléans, dont la Webschool est un des acteurs importants qui pourraient bien apporter de précieux points dans la décision finale.

Pour finir, et pour ceux qui se demandent ce que l’on va bien pouvoir découvrir et apprendre cette année à la Webschool Orléans, voici le programme officiel de la saison 2014-2015 :

18 novembre 2014 : Journée « Web School France »
16 décembre 2014 : Comment construire une stratégie digital ?
20 janvier 2015 : Réseaux sociaux pros et persos
17 février 2015 : E-commerce / M-commerce
17 mars 2015 : Employabilité numérique
21 avril 2015 : Responsive design (graphisme, scénario de test, …)
19 mai 2015 : Audit sur site web
16 juin 2015 : Session été – Fin d’année

Retrouvez l’ensemble des informations sur le site web de la Web School Orléans et sur les réseaux sociaux : Twitter et Facebook !

TeamCollaboractifs / @3collaboractifs