Alterre, un moteur de recherche spécial « consommation collaborative »

Alterre - le moteur du partageIl y a quelques mois, nous vous présentions l’initiative Share Annuaire, listing spécialisé dans le recensement des plateformes de consommation collaborative. Les créateurs de ce site avait déjà cerné l’importance de regrouper l’ensemble des acteurs de l’économie de partage au sein d’un même référentiel au vu de la multiplication des solutions qui voient le jour semaines après semaines.

Car il faut l’avouer, même si certaines starts-up font office de véritables ogres dans ce nouveau mode de consommation, telles que Blablacar pour le covoiturage, Airbnb pour l’hébergement ou encore My Major Company pour le crowdfunding, il existe un nombre incalculable de plateformes moins médiatiques mais qui proposent désormais des offres parfois toutes aussi intéressantes ou de nouvelles solutions de partage qui peuvent être plus adéquates.

Et il est donc difficile de jongler entre les différents sites pour trouver la perle rare. C’est certainement de ce constat qu’est née l’idée d’un « comparateur » spécialisé dans l’économie collaborative : Alterre !

Trouvez la meilleure solution de partage en quelques clics

Alterre, c’est ni plus ni moins qu’un agrégateur de contenus qui regroupe toutes les solutions de partage entre particuliers postées sur les principaux sites web collaboratifs, de tous univers qu’ils soient (Airbnb, Zilok, Housetrip, …). Trouver une chambre à louer, un espace de stockage, des outils de bricolage ou même une voiture à emprunter, tout est possible et synthétisé sur cette plateforme. A la manière d’un comparateur de site e-commerce, Alterre permet de voir les annonces des produits/services recherchés très rapidement, notamment grâce à un système de filtrage et de recherche très facile d’utilisation voulu par les co-fondateurs Guillaume Rousset (l’âme commerciale) et Ludovic Le Brun (la touche technique). Chaque annonce possède bien évidemment un lien direct vers le site de l’offre en question pour accéder rapidement, le cas échéant, à la transaction.

Gagnez du temps, et de l’argent !

« Notre démarche est de simplifier et d’amplifier le partage et réduire notre consommation ». Les mots des deux entrepreneurs de cette start-up basque, précurseurs sur le marché, mettent en avant les principes premiers de l’économie collaborative et apporte un nouvel outil très intéressant pour les adeptes de ce phénomène de partage. C’est ainsi que les utilisateurs peuvent retrouver et comparer les annonces de plus de 50 sites différents afin de dénicher l’offre la plus qualitative, la plus proche et au meilleur prix. Mais ce n’est pas tout ! En effet, Alterre permet également d’archiver les annonces les plus intéressantes venant des différents sites pour retrouver en un clin d’oeil ses recherches en cours. Un véritable gain de temps !

Améliorer la visibilité des plateformes collaboratives

Si le site Alterre apporte un solution aux consommateurs, les sites de partage y trouvent également leur compte puisqu’ils bénéficient d’une visibilité sur leurs annonces, une augmentation du trafic sur leur site (grâce notamment aux liens directs vers les annonces). Le site est donc une opportunité pour certains acteurs qui sont à la recherche d’une plus forte notoriété sur un marché qui devient de plus en plus concurrentiel. Bien sûr, l’accès à ces avantages n’est pas gratuit, et c’est ici que se trouve le modèle économique réfléchi par Guillaume et Ludovic. Avec une idée aussi pertinente, je ne me fais pas de souci pour le développement de la plateforme qui, en plus de s’améliorer petit à petit sur l’aspect « design », devrait accueillir dans les semaines et mois à venir de nouveaux clients et donc de nouveaux sites à comparer, qui favorisera à coup sûr l’expérience d’utilisation à la fois des consommateurs et des startupeurs du monde de la sharing economy…

Rafaël De Oliveira / @Raf_dragaozito

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Bird Office, le partage d’espaces de travail façon professionnelle !

La nouvelle ère dans laquelle nous sommes en train d’entrer, l’ère de l’économie collaborative et circulaire, permet aujourd’hui de tout partager (ou presque) entre particuliers. Mais les entreprises ne sont pas en reste et l’esprit collaboratif est également en train de se développer pour les professionnels. Et le partage d’espaces de travail est un de ces exemples marquants qui montrent toute l’étendue de possibilités que la sharing economy permet d’exploiter. Ainsi, il y a quelques semaines nous vous présentions la société Office Riders qui permet de trouver un lieu de travail chez les particuliers et, aujourd’hui, c’est son pendant BtoB qui est à l’honneur : la start-up Bird Office !

bird-office

Réserver une salle de réunion n’a jamais été aussi simple

Bird Office est un service collaboratif de réservation d’espaces professionnels à l’heure ou à la journée. En quelques clics, une entreprise qui recherche une salle de réunion ou de conférence, par exemple, peut parcourir les centaines de références sur Bird Office en fonction de nombreux critères (localisation, capacité d’accueil, équipements) et réserver directement en ligne. Parallèlement, les entreprises qui disposent d’espaces libres et sous-exploités peuvent créer leurs annonces gratuitement et ainsi profiter d’une nouvelle source de revenus sans investissement. Voulue comme une solution clef en main flexible et innovante, la seule « contrainte » est de devoir accueillir les groupes qui réservent leurs salles de réunion, autant dire rien de bien très compliqué.

Allier partage et réseautage professionnel

Fondée en décembre 2013, la start-up Bird Office vient de l’idée commune de 2 étudiants, Michael Zribi (l’ingénieur) et Arnaud Katz (l’âme notariale), qui, lors d’une mission HEC Entrepreneurs, ont pris conscience que bon nombre d’espaces de travail étaient rarement utilisés voire inoccupés dans nos entreprises françaises. Concept basé sur un modèle BtoB, Bird Office permet donc aux entreprises de partager leurs locaux afin qu’ils profitent à d’autres entreprises aux moyens moins importants ou aux bureaux trop petits. Et qui dit partage, dit forcément rencontres et échanges. La mise en relation des acteurs via la plateforme permet non seulement aux entreprises de créer des liens entre elles, mais également de donner aux travailleurs la possibilité d’élargir leurs réseaux professionnels tout en profitant d’un service transparent et rapide à prendre en main. D’un côté, les espaces professionnels sont optimisés et rentabilisés, et de l’autre côté, les entreprises profitent d’un service efficace dans lequel 100% du processus est pris en charge.

Aujourd’hui, la solution Bird Office est opérationnelle à Paris (près de 450 salles référencées) ainsi que dans d’autres villes françaises telles que Lyon, Lille, Toulouse, Bordeaux… Mais le souhait de développement de la start-up ne s’arrête pas à notre simple territoire hexagonal. En effet, le service sera bientôt disponible dans plusieurs pays francophones comme le Luxembourg, la Belgique ou encore la Suisse, ainsi que dans des pays où la pression immobilière est forte (Royaume-Uni, Pays-Bas, Allemagne, …).

TeamCollaboractifs / @3collaboractifs

WeDrive by Ville Mobile

WeDrive 3collaboractifs

Cédric Nicolas et Benoît Reynaud-Lacroze, créateurs de la société « Ville Mobile », en 2008, viennent de lancer en septembre une application mobile dédié au covoiturage pour les professionnels, en particuliers sur les trajets réguliers. Cette appli, c’est WeDrive !

Le covoiturage pour aller au travail, marché enfin mûr !

La question du covoiturage pour se rendre sur son lieu de travail trotte depuis longtemps dans la tête de nombreux entrepreneurs. Demandez donc à Frédéric Mazzella de Blablacar qui développe depuis 2006 des solutions de covoiturage internes aux entreprises. Mais malgré ces efforts, les résultats n’ont pas forcément été au rendez-vous, la faute probablement à un marché à peine mature et des attitudes/habitudes de vie pas encore prises. Elément qui a changé depuis quelques années, en particulier grâce à Blablacar et Carpooling qui ont démocratisé la pratique en Europe.

Dans ce contexte, WeDrive est la nouvelle application qui s’adresse non plus aux entreprises, mais à nous particuliers. Chacun d’entre nous peut être « WeDriver » en s’inscrivant, il suffit de télécharger l’application. Il y a donc deux possibilités, comme le covoiturage classique : soit conducteur, soit passager. La force de WeDrive, c’est de créer une communauté de personnes empruntant des trajets similaires : si vous empruntez un trajet au moins tous les deux jours dans la semaine, l’application vous rapproche de la communauté de personnes étant sur le même parcours que vous. Si elle n’existe pas, vous créez la communauté autour de ce trajet.

 WeDrive Process 3collaboractifs

L’application mise sur la géolocalisation pour faciliter le contact et le lieu de rendez-vous des personnes : pas de multiples questions par SMS, une reconnaissance géolocalisée pour une démarche rapide et un trajet cours. On part seulement travailler, pas en vacances !

WeDrive Communauté 3collaboractifs

Enfin côté rémunération : oubliez le principe classique avec des prix proposés par le conducteur et une commission prise par la société de covoiturage. Une monnaie virtuelle a été créée : le « crédit ». Un crédit équivaut à 10 centimes. Le conducteur perçoit 1 crédit par kilomètre réalisé pour le covoitureur. Si vous êtes seulement passager : vous pouvez acheter les crédits lors de votre inscription.

WeDrive Paiement 3collaboractifs

Peugeot entre déjà au capital

En plus de répondre à un besoin environnemental car d’après l’ADEME (Ag. De l’Environnement et Maîtrise de l’Energie), les trajets quotidiens domicile-travail sont fait dans 80% des cas par des personnes voyageant seules dans leur véhicule, WeDrive retient l’attention de société d’importance.

Car si l’entreprise fait parler d’elle ces jours-ci, c’est principalement parce qu’elle vient de se trouver un allié de poids en la personne (morale) du groupe PSA Peugeot-Citroën. PSA vient d’annoncer son entrée au capital de l’entreprise à hauteur de 20%, et un apport financier global pour le développement de la start-up de 1 million d’euros. De quoi éclaircir le ciel de WeDrive pour les mois à venir, mais c’est surtout le constat implacable que l’économie de partage tend à intéresser de plus en plus les entreprises plus anciennes.

Avec ce type d’application, Peugeot pense surtout à l’intégrer dans l’ordinateur de bord de ses voitures pour élargir son offre, et viser par la même occasion un marché européen potentiel estimé à 50 millions de personnes. Cette possibilité a été évoquée ouvertement et pourrait débarquer très rapidement, d’ici 2015 probablement !

Ce qu’il faut surtout retenir, c’est que WeDrive propose une solution rapide de covoiturage en instantané basé sur la géolocalisation et les réseaux de proximité. Le secteur semble porteur, puisque les fidèles lecteurs du blog n’auront probablement pas oubliés qu’Uber et Lyft, sociétés de transports par VTC (véhicules de tourisme avec chauffeur), s’intéressent également au concept outre atlantique afin de rentabiliser le prix des trajets. Si je ne peux vous conseiller de rouler vite, foncez tout de même découvrir WeDrive !

Fabien Clouet   /   @FabienClouet

Share Annuaire, le listing des plateformes de l’économie collaborative

Share Annuaire

L’économie collaborative est en pleine expansion et chaque jour (ou presque) une nouvelle plateforme voit le jour. Covoiturage, hébergement, échange de matériels, jobbing, ou encore achats groupés, tous les secteurs de la consommation collaborative sont visés et de nombreux entrepreneurs cherchent à trouver des éléments de différenciation pour se faire une place dans des marchés de plus en plus soumis à la concurrence. Il n’est donc pas toujours évident de suivre la cadence de ces lancements de start-up, même si quelques blogs (dont le notre) proposent des articles sur certains acteurs de cette économie de partage. Mais, depuis peu, un site est en train de se développer pour faire ce travail de veille à notre (ou votre) place : Share Annuaire !

Un annuaire complet trié par thématiques

Alors oui il est vrai qu’il existe déjà des blogs sensibles à la « sharing economy » qui listent les acteurs les plus influents, comme Le blog de la consommation collaborative avec sa liste de 100 sites, où des liens directs vers les sites officiels correspondants sont présents. Mais Share Annuaire veut aller plus loin et propose un vrai outil de comparaison intéressant. En effet, les différentes plateformes web (ou applis) sont triés et filtrés par des thématiques qui les caractérisent : applis, coworking, crowfunding, locations professionnelles, logement, transport, tourisme, trocs et échanges, ou encore réseaux sociaux.

ShareAnnuaire - plateformes

De véritables cartes de visites pour les plateformes

En plus de ce tri qui facilite une vue d’ensemble du marché, Share Annuaire souhaite mettre en avant les starts-up en créant des fiches techniques qui les présentent de manière plutôt complète. Pour chaque plateforme, on retrouve le nom et le logo, l’adresse du siège social, l’adresse du site officiel, les liens vers les comptes de réseaux sociaux associés (le plus souvent Facebook et Twitter), ainsi que des annotations concernant les fonctionnalités qu’ils peuvent posséder. Un espace est également dédié aux vidéos de présentation officielles, qui sont souvent le premier outil de communication mis en avant par les sociétés, donnant un côté plus dynamique à la fiche technique.

BlaBlaCar - ShareAnnuaire

Un site (forcément) collaboratif

Comme toute initiative qui voit le jour au sein de l’économie de partage, Share Annuaire joue sur l’esprit collaboratif pour agrémenter son site. En effet, en créant un compte personnel, il est possible de donner des avis sur les plateformes collaboratives via les fiches techniques, mais également d’en ajouter de nouvelles. Il suffit pour cela de proposer une fiche que Share Annuaire va ensuite contrôler et valider en fonctions des éléments envoyées. Le site est donc en train de devenir un outil de communication pour des toutes nouvelles entreprises qui souhaitent se faire une place dans le marché. Enfin, pour les adeptes de la veille sur l’économie collaborative, sachez que Share Annuaire est très actif sur Twitter et partage des articles sur les plateformes, apportant des compléments forts intéressants aux informations disponibles sur le site.

Rafaël De Oliveira / @Raf_dragaozito

Nextdoor, le réseau social entre voisins qui ne fait pas de quartier !

nextdoor - social media

Fondée en 2010 à San Francisco, et testée dans un peu plus de 150 quartiers américains courant 2011, le réseau social privé Nextdoor est en train de devenir le nouvel outil digital tendance aux Etats-Unis. En effet, ce ne sont pas moins de 40 000 quartiers à travers le pays qui ont créé leur propre communauté et qui profitent des services que propose la plateforme.

Dynamiser la vie de quartier

Nextdoor, c’est ni plus ni moins qu’une application où l’on poste des messages… mais qui ne sont visibles que par ses propres voisins ! A la fois réseau social et plateforme collaborative, Nextdoor a été créé pour favoriser les interactions entre les habitants d’un même quartier en y associant des valeurs d’entraide, de partage et de fraternité notamment. Alors que les relations entre voisins deviennent de plus en plus rares, surtout dans les villes modernes où le web prend une place considérable dans les échanges entre individus, l’application Nextdoor propose justement de profiter de la digitalisation pour recréer de vrais liens physiques via des possibilités d’actions nombreuses : demander un outil de jardin, trouver un baby-sitter pour une soirée, faire surveiller sa maison pendant ses vacances, ou encore indiquer les événements à venir dans le quartier. La consommation collaborative et l’esprit d’entraide semble être la base souhaitée par Nextdoor pour que de réelles communautés de voisinage puissent petit à petit voir le jour.

La confiance avant tout

Comme dans beaucoup de plateformes collaboratives, la confiance est un des facteurs clés de succès les plus importants. En effet, il est primordial de connaître un minimum ses voisins et de savoir à qui l’on s’adresse avant de demander un service à la communauté. Pour aider à installer ce climat de confiance, Nextdoor s’appuie sur des conditions d’accès à l’application hautement sécurisées. Le créateur d’un « quartier communautaire » doit ainsi définir les contours exacts du réseau de voisinage et l’ensemble des futurs membres doivent ensuite certifier leur adresse postale en communiquant un numéro de téléphone fixe, un numéro de carte d’identité ou encore un numéro de sécurité sociale. Tout est donc fait pour qu’aucun intrus ne puisse s’introduire dans ces réseaux de voisinages 2.0.

Nextdoor - sécurité - adresse

Un business model en construction

La viralité du phénomène s’est accélérée ces derniers mois propulsant Nextdoor sur le devant de la scène. Grâce à un nombre déjà élevés de membres actifs, la société a déjà pu lever pas moins de 100 millions de dollars de fonds depuis sa création et se tourne désormais vers une recherche d’un business model intéressant. Ainsi, on pourrait voir apparaitre des commissions sur des transactions réalisées via la plateforme, comme cela se fait dans la plupart des sites d’économie collaborative, ou encore des partenariats avec des acteurs locaux qui pourraient profiter des communautés créées pour élaborer des campagnes de communication ciblées, impactantes, et donc également plus rentables. Reste désormais à savoir si l’ouverture d’esprit des Américains n’est pas trop large pour nous, Français, car ce réseau social de proximité est une vraie bonne idée et il serait dommage de devoir s’en priver.


Rafaël De Oliveira / @Raf_dragaozito