L’économie collaborative et le digital au secours de notre Ecole ?

Education Nationale 3collaboractifs

L’annonce est tombée il y a quelques jours, par soucis d’économie, le ministère de l’éducation nationale et le gouvernement souhaitent mettre en place une procédure de limitation des redoublements dans tous les niveaux, de la maternelle à la terminale. Pour pallier à ces manques d’apprentissages, le gouvernement a expliqué vouloir mettre en avant des solutions alternatives. Cela passerait probablement par la création d’heures de soutien particulier pour ces élèves en décrochage scolaire.

Mais qui s’en occupera ? Les enseignants qui n’ont pas le temps ? De nouveaux salariés qui feront « perdre » les économies engagées ? Ou laissera-t-on définitivement les jeunes sur le bord du chemin sans leur offrir les chances dont nous avons déjà profité ?

Je n’estime pas avoir à lancer un débat de ce type sur ce blog, ce n’est pas le lieu pour et je ne maîtrise pas tous les éléments du dossier. Mais ce qui est certain, c’est qu’en restant dans cette mouvance et sans parti pris annoncé, le serpent éducation nationale continue de se mordre la queue.

La digitalisation des contenus, virage indispensable ?

S’il se cache derrière des grandes phrases ayant l’avantage comme l’inconvénient du flou artistique, le gouvernement doit réfléchir à des solutions plus concrètes. En tous cas, l’attentisme n’est plus de mise et certaines tendances sociétales comme la digitalisation des contenus n’ont toujours pas été officiellement abordées.

Prenons l’exemple de start-up qui proposent des moyens d’apprentissages différents, plus orientés sur l’intuitif avec une composante de jeu plus ludique.

Depuis 2009, Michael Hiroux et Guillaume Terrien (champion de France d’Orthographe) ont développé l’application Orthodidacte, permettant à tout un chacun de développer ses facultés à maîtriser la langue française. Adaptée pour différents clients : particuliers, entreprises, grandes écoles et universités, collectivités, centres de formations, bibliothèques, collèges et lycées… l’offre proposée est plutôt complète. Le principe de « jeu » permet également une approche plus ludique et un apprentissage efficace.

Ortodidacte 3 collaboractifs

Dans un même registre littéraire, mais présent un peu plus tard sur le marché, Duolingo créée par le guatémaltèque Luis Von Ahn vous permet d’apprendre les langues étrangères. Le concept est participatif puisque les personnes bilingues peuvent améliorer la proposition de contenus.

Si ces entreprises proposent des modèles terre-à-terre orientés sur l’apprentissage, d’autres ont mis en place des cours sur des thématiques plus poussées : coursera propose des cours en ligne des grandes écoles, openclassrooms des développements de compétences précis…

Toutes ces initiatives sont suivies de façon individuelle par chacun d’entre nous, avide de grandir et d’approfondir ses savoirs. Mais la derrière ces créations se cache une mutation sociétale et un changement des comportements d’apprentissage qui n’apparaît nulle part dans les directives officielles.

L’économie collaborative aura-t-elle bientôt son mot à dire ?

Alors oui, les développements d’applications digitales ne sont pas encore complètement développés à l’échelle de l’école primaire, mais cela devrait arriver bien plus vite que prévu, surtout si l’éducation nationale se met à travailler conjointement avec diverses start-up.

Mais ne perdons pas de vue que ces méthodes d’apprentissage ne feront pas de nos enfants des personnes capables de se former d’eux-mêmes. L’école à son rôle, les enseignants aussi, et si de très nombreuses personnes ont la faculté à développer toutes ces nombreuses applications digitales, c’est surtout parce qu’on leur a inculqué cette volonté d’apprendre et de s’améliorer au quotidien.

Mais ne perdons pas de vue que la gamification d’applications dites « scolaires » ne peut se suffire à elle-même, si certains jeunes décrochent totalement de par leur manque d’attrait pour l’école et/ou le peu de soutien qu’ils reçoivent de la part de leurs parents, ou vont-ils puiser leur force morale ?

L’école n’est pas là pour faire toute l’éducation des jeunes, l’éducation se fait dans tous les moments de la vie au contact de différentes personnes. Et c’est bien là que le mouvement d’économie collaborative qui gagne une partie de la « société adulte » pourrait avoir un réel intérêt : rencontrer des étudiants prêts à consacrer du temps, des professionnels parlant d’autre chose que de cours… orienter l’apprentissage vers une démarche plus globale où chaque élève même en décrochage pourrait trouver sa bouffée d’air frais capable de le sortir de la pression ambiante sociétale basée sur la réussite scolaire et les études poussées !

Alors certes, vous me trouverez pour certains idéaliste, et je ne perds pas de vue que beaucoup d’écoles et d’enseignants, à leur échelle, se battent pour prendre des initiatives innovantes. Je n’ai pas non plus de solution miracle, et je ne suis pas non plus sur le terrain. Mais dans notre monde où les valeurs de co-création, de coworking, d’économie du partage et de digitalisation toujours plus avancée de la société émergent, il serait peut être temps que les changements de fonds se traduisent dans la forme et les directives.

Education nationale, ouvre les yeux : les tendances de fonds changent, et si toute la société n’est pas encore adepte de ces concepts, il y a des choses dont tu ne pourras te passer !

Fabien Clouet   /   @FabienClouet

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Chiffres clés des réseaux sociaux, version 2014 !

Réseaux sociaux infographie 2014

L’univers du social media est en constante évolution en termes de création de plateformes, de nouvelles fonctionnalités, d’utilisateurs, etc. Il va donc de soi que les chiffres qui y sont rattachés doivent être revus très régulièrement pour pouvoir établir des panoramas récapitulatifs de nos comportements sur les plateformes sociales. Il y a quelques mois, nous vous invitions déjà à faire le point sur les fonctionnalités des réseaux sociaux en 2014. Alors, pour aller plus loin, nous avons décidés de compléter ces éléments par une infographie vidéos, produite par l’agence 2 Factory, qui fait le point sur les chiffres clés du monde social de 2014.

Le Social Media 2014 illustré en une vidéo Motion Design !

Dans le monde, plus de 2,5 milliards de personnes sont actifs sur la planète web ! Si on se restreint à notre chère petite France, on dénombre pas moins de 43,2 millions d’internautes dont une grande majorité, environ 80% sont présents sur les réseaux sociaux. Plus de la moitié d’entre eux ont entre 25 et 45 ans, mais j’ai envie de relativiser ce nombre qui de prime abord à l’air énormissime : en effet, si l’on estime que les plus de 45 ans ne sont pas tous adeptes des réseaux sociaux, cela pourrait signifier qu’un bon tiers des utilisateurs sont des jeunes de moins de 25 ans. Et je trouverais donc dans ce résultat une signification bien plus grande !

Ci-dessous, voici le récapitulatif des chiffres significatifs des différents sites de social media, classés selon leur nombre de membres (au niveau mondial) :

Facebook

* 1 230 000 000 membres
* 26 000 000 en France avec en moyenne 177 amis

Twitter

* 750 000 000 membres (dont 40% n’ont jamais tweeté !)
* 500 000 000 tweets envoyés chaque jour
* Top tweet : selfie des oscars d’Ellen de Generes (2 000 000 de retweets)

LinkedIn

* 260 000 000 membres
* 2 nouvelles inscriptions effectuées par seconde

Instagram

* 200 000 000 membres
* 55 000 000 photos et vidéos postées chaque jour
* Top photo : le baiser de mariage de Kanye West et Kim Kardashian (2 000 000 de likes)

Snapchat

* 50 000 000 membres
* 350 000 000 photos éphémères échangées chaque jour

Vine

* 40 000 000 membres
* 5 vidéos Vine partagées sur Twitter par seconde

Pinterest

* 20 000 000 membres
* utilisation majoritairement féminine (80 % des membres !)

Yo

* 300 000 membres
* 580 000 « yo » envoyés par jour

Youtube

* 1 000 000 000 d’utilisateurs (ils ne sont pas forcément membres, contrairement aux autres réseaux sociaux)
* 4 000 000 000 vidéos visionnées chaque jour

Grâce à ces chiffres, on s’aperçoit que Facebook et Twitter trustent toujours les premières places au niveau du nombre de membres dans le monde, mais Instagram, et plus étonnant, le réseau professionnel LinkedIn, sont sur une pente plus que croissante avec plus de 200 millions d’utilisateurs. Et puis, l’autre fait marquant est l’impressionnante évolution de Snapchat qui, avec près de 350 millions de photos partagées chaque jour a dépassé son rival d’Instagram et est en passe de rattraper Twitter au nombre d’éléments publiés sur 24h ! Enfin, l’éclosion des nouveaux acteurs tels que Vine, ou plus récemment Yo, laisse présager de nouveaux changements dans les comportements des internautes dans les prochaines mois, voire les prochaines semaines. Et, bien évidemment, l’équipe des 3collabor’actifs vous fera suivre les différentes évolutions marquantes à venir…

Rafaël De Oliveira / @Raf_dragaozito

Partagez vos magazines grâce à Borne de Presse !

A l’heure de la digitalisation du monde, de nombreux secteurs ont vu leur légitimité décroître du fait de la facilité d’accès, la simplicité d’utilisation et la rapidité des services proposés sur le web. C’est le cas notamment de la presse écrite. En effet, avec l’évolution des usages sur la toile et l’avènement des applications pour smartphones, de plus en plus de lecteurs changent leurs habitudes de consommation et délaissent les magazines et journaux des buralistes au profit d’une lecture digitale. Mais, certains irréductibles ne veulent pas voir disparaître leurs quotidiens papiers favoris et une initiative toute jeune, nommé Borne de Presse, va peut-être les aider à relancer l’univers de la presse écrite.

Un kiosque de partage de magazines et de journaux écologique

Le projet Borne de Presse, développé par l’agence La Fonderie et Julien Fuentes, déjà porteur du projet TrocDePresse (plateforme d’échanges de journaux entre particuliers), consiste en la création de kiosques physiques pouvant contenir de nombreux journaux et magazines dans le but d’être commercialisés à des entreprises et/ou organismes possédant des lieux de vie ou d’échanges au sein même de leur structure. Le principe de cet objet est simple : chaque personne ayant accès à cette Borne de Presse peut mettre à disposition des magazines auxquels elle est abonnée et profiter de publications déposées par d’autres collaborateurs, le tout dans un esprit de libre échange auto-régulé. Ce projet, mené en collaboration avec Phenix, organisme de lutte contre le gaspillage, vise à donner une seconde vie à nos journaux qui sont très souvent lus puis jetés directement à la poubelle sans que personne d’autre ait pu en profiter. Afin de renforcer le côté écologique de la chose, les kiosques sont entièrement construits en cartons recyclés et permettent à des entreprises qui ont instaurées une politique RSE de conforter leurs valeurs de respect de l’environnement.

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Créer un mode de consommation collaborative

La démarche environnementale n’est pas la seule raison d’être du projet Borne de Presse. En effet, cet objet qui parait anecdotique à première vue est en fait bien plus qu’une simple étagère où sont entassés des magazines. C’est en réalité un véritable présentoir collaboratif qui permet aux gens de s’échanger leurs lectures et qui respectent deux principes fondamentaux de l’économie collaborative : l’économie financière et la création de liens. L’économie financière dans le sens où chacun participe à l’élaboration de cette mini-bibliothèque grâce à la mise à disposition d’un ou plusieurs abonnements qu’il possède, pouvant créer ainsi un riche vivier d’informations culturelles, politiques, ou encore sportives ; la création de liens par le fait d’installer le kiosque dans des lieux propices aux discussions, aux échanges, amenant ainsi un nouveau moyen dans une structure de rapprocher les gens et de renforcer les interactions.

Le projet Borne de Presse part d’une intention de remettre au goût du jour les supports papiers afin d’éviter une consommation « tout-digital », tout en surfant sur les problématiques de respect de l’environnement. Les valeurs prônées sont ici clairement identifiées et entre parfaitement dans les évolutions de la société actuelle. L’idée est donc forcément bonne si l’on souhaite agréer à une économie plus circulaire, mais, dans une période où une grande majorité des projets qui cartonnent nous viennent du web, cela suffira-t-il à convaincre de nombreux acteurs d’en faire un outil de développement supplémentaire dans l’amélioration de la vie au quotidien ? La question reste ouverte et il me tarde de voir les premières applications terrains de ces Borne de Presse…

Rafaël De Oliveira / @Raf_dragaozito

Mc Donalds exporte le street-marketing dans… des journaux

Pour les adeptes de marketing, vous avez tous bien évidemment entendu parler de street-marketing. Pour les non-initiés, je rappellerai juste qu’il s’agit de développer un concept publicitaire dans la rue en utilisant le mobilier urbain et tous objets autres que des systèmes d’affichage « classiques ».

La chaîne de restauration rapide Mc Donalds avait comme d’autres lancé quelques opérations du genre dont la vocation première est d’attirer notre œil de façon plus pertinente qu’avec les affiches présentes en grand nombre. L’objectif principal derrière l’événement de street-marketing étant bien sur une mémorisation de la marque plus efficace auprès des consommateurs voire l’augmentation du capital sympathie lorsque l’humour est de mise.

StreetMarketing 3collaboractifs

Du street-marketing au « paper-contents marketing »

Parallèlement à Mc Donalds, on trouve la presse papier qui semblait un temps menacée par l’explosion du web et de la transmission « digitale » de l’information. Je pense que c’est toujours le cas, même si notre passion pour le papier et le fait d’acheter le journal reste encore ancrée dans les habitudes de notre société occidentale. Ce qui est certain en revanche, c’est que la difficulté à se financer existe toujours ! La publicité est bien sur le moyen numéro un : l’encart publicitaire fait partie intégrante d’un journal.

Quart de page, demi page, page intégrale, bandeau, en première page, quatrième de couverture… Toute une hiérarchie tarifaire a été associée de façon standard à l’ensemble du fonctionnement publicitaire des journaux. Ces dernières années, Mc Donalds s’est appliqué à mettre un coup de pied dans ces habitudes en publiant des publicités pour le moins originales.

Pub McDo Presse Papier

Concept révolutionnaire ou fausse bonne idée ?

La force de ces publicités est son utilisation des articles de presse. Car si certaines entreprises comme Heinz ont déjà fait l’expérience de l’utilisation du texte des articles, elles le faisaient avec de « faux articles » intégrés dans la page publicitaire. Mc Donalds retourne le principe en intégrant la publicité dans les pages dédiées à la presse : du « paper contents marketing » en quelque sorte.

Le concept Mc Donalds est donc directement inspiré du street-marketing. Et il a la particularité de retenir l’attention de façon prononcée. Seul bémol, lorsque vous vous promenez dans la rue, vous êtes sollicités par une multitude de stimuli, et c’est le plus original qui retient votre attention, d’où l’intérêt d’y mettre les moyens. En revanche lorsque vous lisez la presse, vous êtes concentrés sur le contenu et l’information qui vous est transmise. La publicité pourrait alors se positionner comme un objet de perturbation de lecture (avec des textes en couleur) plus qu’un objet fun qui attire l’attention.

Elle pourrait… Il n’y a là aucune certitude, mais le concept de Mc Donalds a été lancé il y a quelques années et n’a pas encore explosé dans les usages quotidiens. Il reste tout de même le fait qui si le géant américain tente l’expérience c’est qu’il pourrait y avoir une véritable opportunité à exploiter dans le concept.

De façon plus générale, cette déclinaison du street-marketing pourrait trouver d’autres idées dans d’autres contextes de vie de notre société ! Alors soyons attentifs, la publicité nous surprendra toujours !

Fabien Clouet   /   @FabienClouet

Netflix, du DVD à la conquête du monde

Netflix

Pour ceux qui n’ont écouté les informations que d’une oreille récemment et ceux qui ne sont pas fans de films et de télévision, ne vous inquiétez pas si vous n’avez pas compris qui était ce Netflix dont tout le monde parle, vous avez ici quelques lignes pour comprendre que le paysage français de la télévision risque d’être perturbé dans les années à venir.

Netflix, du DVD à la video instantanée

Malgré son nom à consonance bien gauloise, Netflix n’a rien de français. Il s’agit en fait d’une entreprise américaine créée en 1997 Reed Hastings et Marc Randolph. Si on parle beaucoup de Netflix ces derniers temps, c’est tout simplement parce que la plateforme web, extrêmement développée en Amérique, vient tout juste d’apparaître en France (depuis le 15 septembre exactement). C’est donc après avoir conquis d’autres pays européens comme le Danemark, la Finlande, l’Irlande, les Pays-Bas, la Norvège, la Suède ou encore le Royaume-Uni, que Netflix a attaqué l’hexagone.

Lors de la création de Netflix, Reed Hastings est parti avec un concept simple : une plateforme web pour louer des DVD en quantité et durée illimitée. A l’époque, les DVD étaient envoyés par la poste. Depuis le modèle à sensiblement évolué puisque le développement intensif du web et du haut débit a conduit Netflix à s’orienter vers la vidéo en ligne. Ainsi la plateforme américaine propose à ses clients plus de 100 000 films et séries télévisées en accès illimité.

La différence nette avec des plateformes qui ont été attaquées en justice telle que Emule se situe dans la légalité du concept. Netflix paie ses redevances pour les videos de sa bibliothèque. En contrepartie, les utilisateurs en sont des membres puisque l’usage de la plateforme est payant : 7,99 euros par mois.

Netflix 3collaboractifs

Un succès construit sur l’optimisation de l’offre

Vous me direz qu’en soit, Netflix n’a rien de différent de toutes les autres plateformes « pirates » existantes, à la différence près que certains films sont accessibles en meilleure qualité. Netflix offre également un service similaire à la télévision à la demande des chaînes de la TNT ou du satellite.

Et pourtant cela fonctionne ! Son succès, Reed Hastings le puise dans l’optimisation de l’offre auprès de ses clients. Netflix met donc le paquet, car sur la plateforme, l’offre est spécifique à chaque client. Si l’ensemble de la bibliothèque est bien sur accessible à tout un chacun, l’entreprise à développé un algorithme permettant d’analyser les attitudes des utilisateurs : temps passé sur chaque video, typologie des videos regardées… Ainsi chacun se voit proposer sur sa page d’accueil des films et séries susceptibles de lui plaire, car classées dans les mêmes catégories que ses habitudes.

Ne bénéficiant pas de films piratés quasiment en même temps que leur sortie cinéma, Netflix en profite tout de même pour optimiser ses choix concernant les succès populaires. Les films et séries les plus en vues sur les sites « illégaux » le sont également sur Netflix.

Avec un coût faible, une qualité certaine des videos et une offre adaptée à chacun des clients, Netflix réunit les trois conditions pour s’imposer.

Netflix s’impose, et fait grincer des dents les acteurs en place

L’arrivée de Netflix en France n’a pas suscité que des messages d’accueil chaleureux. Les chaînes de télévisions, acteurs du développement national du cinéma français s’insurgent contre cet américain qui défit toutes les contraintes légales nationales. En France, les chaînes sont soumises à la TVA (ce qui n’est pas le cas de Netflix qui a installé son siège social au Luxembourg), à laquelle vient s’ajouter l’obligation de consacrer 10% de leur chiffre d’affaire au financement de la création audiovisuelle française.

Netflix s’émancipe donc de bien des contraintes en agissant en France depuis le Luxembourg. Mais si le paysage audiovisuel français prend une claque, avec cette arrivée c’est surtout parce qu’il n’a pas su anticiper une transition entamée depuis plusieurs années avec l’arrivée du web.

Mais à qui la faute me direz-vous ? Aux entreprises françaises qui n’ont pas su prendre le risque de se lancer dans le domaine ou à l’Etat qui n’a pas considéré cette arrivée du web comme un changement nécessaire dans le monde culturel auquel il fallait accorder une enveloppe ? Je n’ai pas la réponse, mais à l’heure de la video sur vos smartphones, j’espère que vous n’oublierez pas de régler votre redevance télé pour 2014. Netflix et ses 48 millions d’utilisateurs vous saluent bien.

Fabien Clouet   /   @FabienClouet