Le Growth Hacking : Objectif croissance.

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Raphaël vous a déjà présenté comment animer sa start up sur les réseaux sociaux, je souhaitais donc vous expliquer un concept qui pourrait être utile à plusieurs start up : le Growth Hacking.

Dans ce premier article sur le sujet, je tenterai de vous expliquer ce qu’est le growth hacking et comment il peut se matérialiser dans une stratégie. Dans un deuxième article, je vous sélectionnerai plusieurs histoires de start up qui ont réussi leur stratégie de growth hacking.

Qu’est ce que le growth hacking ? 

Le terme « Growth Hacking » a été inventé en 2010 par Sean Ellis, le responsable marketing de Dropbox. Il était chargé de recruter une personne pour le remplacer chez Dropbox et se retrouvait face à la difficulté de donner un nom à son poste tellement ses missions avaient évoluées.
Le terme Growth hacking n’a pas été choisi au hasard, « Growth » signifie « croissance » qui est l’objectif prioritaire de ce concept. Le « hacking » peut se traduire par le terme de « pirate » pour expliquer le fait d’aller à la conquête de quelque chose avec des moyens peu conventionnels. Cependant, « hacking » peut également être tiré du terme « Life Hacker » qui est une personne qui va chercher à utiliser son imagination pour trouver des solutions afin d’améliorer sa vie. Le terme « hacking » peut donc être perçus comme un moyen créatif pour conquérir de nouveaux utilisateurs.
Le Growth Hacking est avant tout un état d’esprit, qui consiste à mettre en place des effets de leviers, avec créativité afin d’accélérer la croissance d’une start-up. Le Growth hacking est la mise en place d’un processus de plusieurs dispositifs pour un coût peu élevé, qui doit être construit selon plusieurs étapes, mesurées et analysées selon leur efficacité afin de soutenir au maximum la croissance de la start-up. Cette technique s’appuie sur le jean start-up sur lequel j’écrirais un article très rapidement, qui consiste à mettre en place une action rapidement pour la mesurer, analyser les retours pour pouvoir pivoter ou non dans sa stratégie.
Penser Growth hacking c’est penser croissance, se lever le matin en se demandant comment puis-je acquérir de nouveaux utilisateurs. Certains diront que cela consiste à faire de la quantité mais en réalité, le growth hacking permet de dépenser peu pour tester plusieurs leviers de croissance afin de trouver le plus efficace. Le growth hacking permet de recruter toujours plus d’utilisateurs tout en travaillant sur un recrutement qualifié.

La croissance : comment intervient le growth hacking ? 

Le Growth hacking a pour but prioritaire voir obsessionnel : la croissance !

Après avoir dit cela, il est intéressant de suivre l’expérience d’un utilisateur et comprendre comment le growth hacking intervient pour faire croître une start up :

1- L’acquisition de trafic sur le site ou l’application.

Il s’agit de mettre en place des dispositifs permettant d’aller chercher l’internaute où il ne s’y attend pas et donc trouver des moyens créatifs afin de le faire venir sur son site ou son application.

2- L’activation des utilisateurs

Il s’agit de trouver des moyens de convertir le visiteur en utilisateur. Il est donc important d’être sûr de la valeur ajoutée de son service ou de son produit afin d’user de nombreux outils pour la mettre en avant  et faciliter l’inscription de l’internaute.

3- La rétention des membres

Après avoir converti votre visiteur en utilisateur, il est primordial de mettre en place des dispositifs permettant de retenir son attention afin de le transformer en un membre actif et régulier. Il est faut donc être attentif aux remarques, aux ressentis des utilisateurs afin de leur proposer l’outil le plus ergonomique en apportant des mises à jour, de nouvelles fonctionnalités ou même d’en enlever. Les techniques de Growth hacking sont de plus en plus utilisé pour acquérir de nouveaux utilisateurs, qu’il est aujourd’hui important de travailler sur cette étape de la rétention. En effet, de nombreuses start-up travaillent sur le recrutement d’utilisateurs mais en perdent régulièrement. C’est mathématique ! Si je gagne 100 utilisateurs et que j’en perd 1, cela plus facile de croître que la société que recrute 100 utilisateurs et qui en perd 30. On voit que la croissance est a envisagée dans toutes les étapes de l’expérience utilisateurs. Il ne faut donc pas chercher à faire du recrutement de quantité sans faire de la qualité. Cela prouve qu’il ne faut pas hésiter à accorder beaucoup de temps à ses clients, surtout si sa base d’utilisateurs est encore faible. Le but étant de nouer une relation directe avec ces derniers pour obtenir les meilleurs feeds backs.

4- Obtenir des référents

La réussite d’une start up ce n’est pas qu’un grand nombre d’utilisateurs trouvent le concept sympa, mais plutôt d’avoir un petit nombre d’utilisateurs fans et dépendants du service. Il faut donc anticiper le fait que certains utilisateurs souhaitent devenir des ambassadeurs du service. Pour cela, il faut mettre en place des processus permettant à l’utilisateur de devenir ambassadeur et de l’inciter à dire qu’il aime votre service et à le partager auprès de ses amis, son réseau.

Le but de ces quatre étapes est donc d’amener un maximum de personnes à l’étape ultime pour une start-up qui est la création de revenu avec ses utilisateurs.

5- Créer du revenu avec les utilisateurs actifs

Le Growth hacking intervient jusque dans le business model de la start up. Car si le Growth hacking a pour but de se focaliser sur la croissance d’un service et sur l’expérience utilisateur, le business model doit être intégré dans la perception de l’expérience utilisateur. Cette création de revenu est un prolongement des deux étapes précédentes car le business model ne doit pas être trop intrusif afin que l’expérience utilisateur ne soit pas modifiée.

Toutes ces techniques ont pour vocation de fournir un service et une expérience « exceptionnelle » à l’utilisateur. Je reviendrais dans un deuxième article sur le growth hacking avec des exemples concrets de start up qui ont réussi leur stratégie de growth hacking pour croître.

Dimitri Marié – @dimitrimarie

Samsung, Google et Apple en place pour les solutions de paiement mobile

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La guerre du paiement mobile. C’était déjà le titre d’un de mes précédent articles qui faisait état de l’activité grandissante qu’avaient les multinationales du web et de la high-tech dans le développement de solutions de paiement « mobiles ». Et bien la hache de guerre n’est pas prête d’être enterrée outre-atlantique où les nouveaux arrivants sur le marché commencent à donner une réelle consistance à ce qui sera notre « porte-monnaie mobile » de demain. Les nouvelles s’enchaînent et Apple qui semblait avoir pris une longueur d’avance sur ses concurrents voit la meute revenir à grandes enjambées ! Décryptage.

Samsung rachète LooPay

La nouvelle ne fait pas énormément de bruit mais le géant coréen, qui pendant des dernières années se livrait une féroce concurrence avec Apple, connaît pour la première fois un très léger recul sur le marché. La faute à Apple qui conserve toute son activité, et surtout l’émergence sur le marché asiatique d’un autre futur très grand : Xiaomi, qui en plus ne s’est toujours pas lancé sur le marché occidental.

Face à ce léger déclin, Samsung veut anticiper sa relance et développer de nouveaux secteurs de croissance. Le dernier en date : le paiement mobile avec le rachat de LooPay.

Aux Etats-Unis, la technologie de paiement dite de « Magnetic Secure Transmission » (MST) développée par LooPay est déjà compatible avec près de 90% des lecteurs de cartes bancaires à piste magnétique utilisés par les magasins et marchands en général. Un avantage considérable par rapport à la technologie NFC d’Apple Pay qui elle nécessite que les marchands changent leurs lecteurs de cartes au profit de terminaux compatibles.

Compatible avec tous les smartphones, LooPay se matérialise non pas sous la forme d’une technologie intégrée mais d’une technologie additionnelle puisqu’il faut encastrer son smartphone (sous Apple ou Android) pour que la coque de protection tire les informations et interagisse avec les terminaux de paiement.

Si LooPay possède de l’avance côté marchands, pas sur que l’utilisation d’un boîtier extérieur représente un avantage du côté des clients qui pourront loués la technologie intégrée NFC d’Apple.

Google Wallet à la relance pour unir tout le monde contre ApplePay

Google ne pouvait évidemment pas se permettre de passer à côté de cette bataille. Si aucune nouvelle de développement du côté « paiement mobile » n’avait alors jusque là été communiquée, il semblerait que l’opération de grande ampleur soit enfin déclenchée.

Google vient d’annoncer très récemment le rachat de Softcard Technology et la signature d’accords avec les grands opérateurs américains de la téléphonie tels que Verizon, AT&T ou T-Mobile USA (90% du marché à eux trois). Conséquence de toutes ces manœuvres : Google Wallet sera installé sur tous les smartphones Android commercialisés par les trois géants de la téléphonie mobile. Les systèmes de transactions mobiles développés par par Softcard Technology ont déjà été homologués par Verizon, AT&T et T-Mobile USA.

Google réussit un joli coup puisque l’homologation de Google Wallet lui avait été refusée par ces géants de la téléphonie lors de son premier déploiement.  Cette belle opération va lui permettre de toucher un public beaucoup plus large, mais surtout de proposer enfin une solution de paiement sur sa version Android, matérialisant une réponse concrète à la technologie ApplePay installée sur tous les iPhone 6.

Apple et Google pour les OS, et Samsung pour les terminaux mobiles! Les acteurs puissants du marché sont dans la place pour imposer leur système de paiement aux yeux et aux habitudes des américains. Une qui arrivera très probablement bientôt en Europe!

Fabien Clouet  /  @fabienclouet

Animer sa start-up sur les réseaux sociaux : quels bons réflexes à avoir ?

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Une start-up, par définition, est une jeune entreprise (issue très souvent du monde digital) qui se lance avec l’esprit d’un développement ultra-rapide (majoritairement des ! Ouverture du capital, levée de fonds, déploiement à l’étranger, recrutement de nombreux salariés, acquisition de nouveaux locaux… Tous ces termes sont bien évidemment inscrits dans la tête des entrepreneurs qui espèrent faire de leur idée de départ une véritable succes story ! Mais avant de parler de tout cela, il s’agit d’abord de réussir à parler, et faire parler, de son entreprise. Et le monde du social media possède des possibilités (quasi) infinies pour mener une stratégie de communication performante qui puisse booster le développement de la start-up. De Facebook à Twitter en passant par Instagram, Youtube ou même Snapchat et Pinterest, de nombreux outils peuvent être choisis pour atteindre des résultats intéressants, il suffit de savoir les utiliser de la meilleure façon possible et avoir quelques bons réflexes.

Faire des réseaux sociaux un journal intime 2.0

Sur les réseaux sociaux, les fans, followers, ou tout autre nom donné aux membres qui aiment une marque, attendent de l’exclusivité. En effet, si aucune valeur ajoutée au produit ou service classique n’est apportée, le client ne verra pas l’intérêt de suivre la marque. Il faut du contenu personnalisé, qui puisse s’adresser directement au client-consommateur, et, dans le meilleur des cas, qui montre de temps en temps la vie de la start-up. Il faut donner à l’entreprise un visage humain pour que le fan ait un regard privilégié sur le quotidien de l’entreprise et son avancée.

La promotion ? Oui, si elle est accompagnée d’une expertise pro

Toutes les start-up ne possèdent pas une innovation technologique de même valeur. En fonction du service, la promotion se fait sur les éléments purs de la technique adoptée ou au contraire sur le fonctionnement général du service. L’idée, ici, est de savoir parler à ses consommateurs d’une façon claire, précise, et qui montre l’implication, le sérieux et les compétences professionnelles de l’ensemble des métiers de l’entreprise. Des explications sur le concept permettent de mettre en avant ses avantages concurrentiels et, lorsqu’elles sont bien réalisées, peuvent amener à stimuler l’audience. Ainsi, des échanges peuvent s’installer entre les consommateurs et la start-up, valorisant encore plus l’expertise son expertise et renforçant sa légitimité sur le marché.

Utiliser la méthode du « Lean Start-up »

Le « Lean Start-up » est une méthode d’expérimentation où chaque étape de développement est testée pour validation avant de pouvoir passer à l’étape suivante. Sur les réseaux sociaux, il peut être judicieux d’appliquer cette méthode en testant des publications différentes (photos, vidéos, textes, questions, articles, …) et en analysant leurs performances. Ainsi, en fonction du type de contenu, de la réaction des fans, de leur engagement et de la viralité des publications, une ligne éditoriale peut se détacher pour répondre au mieux aux attentes des consommateurs.

Identifier ses ambassadeurs… et les impliquer (partiellement) dans l’aventure

Pour toute marque, et sur tout réseau social qui soit, il existe des ambassadeurs ! Ce sont ces consommateurs, ou plutôt consom’acteurs, qui n’hésitent pas à vanter les mérites de leur marque préférée pour la mettre sur le devant de la scène. Bien souvent, ils créent déjà des contenus sur un blog qu’ils tiennent ou sur leurs propres comptes sur les réseaux sociaux. Ces contenus peuvent alors être une véritable mine d’or d’inspiration pour une start-up puisque, bien souvent, ils ressemblent à des retours d’expériences sur des tests du produit ou du service, avec donc des feedbacks intéressant à en tirer. Mais on peut aller encore plus loin ! En effet, il peut être judicieux de rentrer en contact avec ces « brand evangelists » pour en faire de véritables testeurs des nouveaux produits ou des nouvelles fonctionnalités lancés par la start-up. Ils se sentiront investis d’une mission pour la marque qu’ils adorent et la start-up n’en sortira que gagnante avec des tests-consommateurs, des retours qualité mais également des relais de communication pour mettre en avant toutes les nouveautés.

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Rafaël De Oliveira / @Raf_dragaozito

Lego, Oscar du marketing !

La nuit de dimanche à lundi (en France) était celle de l’événement le plus attendu de l’année dans le monde du cinéma (après le festival de Cannes, soyons chauvin) : les célèbres Oscars !

Chaque année c’est une course effrénée pour accéder au graal du cinéma qui fait suite à sa grande répétition précédente : les Golden Globes. Si Juliane Moore et Patricia Arquette ont réédité l’exploit de rafler les deux trophées dans leurs catégories respectives, c’est bien le film Birdmman, d’Alejandro Gonzalez, qui a fait office de grand récompensé de la cérémonie. Avec ses quatre Oscars, il devance un autre film extraordinaire, The Grand Budapest Hôtel, quatre statuettes également, et… la marque LEGO ! Et oui, l’autre grand gagnant de cette cérémonie n’est autre que la marque danoise qui a réussi un formidable coup marketing à l’occasion de ces 87e Oscars !

Des statuettes LEGO pour Bradley Cooper et American Sniper

Le film de Clint Eastwood, American Sniper, était annoncé bien placé pour l’obtention des précieuses statuettes, mais ce n’est pas avec celles escomptées que l’équipe du film est repartie !

A l’origine de cet admirable manœuvre marketing, on trouve la déception de Phil Lord, co-réalisateur du film La grande aventure Lego, succès dans les salles, qui n’a pas été nominé pour la cérémonie des Oscars. Il avait tweeté la semaine dernière une photo de la célèbre statuette de la cérémonie réalisée avec les petites briques de la marque danoise !

Aussitôt dit, aussitôt fait, c’est l’autre co-réalisateur du film Christopher Miller qui débarquait à la cérémonie des Oscars avec plusieurs exemplaires en Lego !

Lego, la marque la plus puissante se réinvente

La marque danoise est actuellement en pleine lumière. Si le concept des petites briques emboitables qui l’a mené sur le devant de la scène n’a pas changé depuis 1949, sa capacité à demeurer au devant de la scène est assez impressionnante.
Un classement récent établi par le cabinet Brand Finance positionne même Lego comme marque la plus puissante au monde, devant le cabinet d’audit PwC, Red Bull, ou des marques prestigieuses comme Ferrari et L’Oréal qui trustent les 6e et 9e places du classement. Le classement a été établi sur les critères d’investissement marketing, de capital marque auprès des consommateurs, actionnaires et consommateurs ainsi que l’effet d’investissement du marketing sur les performances de l’entreprise.
Force est de constater que si LEGO ne se positionne pas comme un acteur des plus influents du monde comme le sont les entreprises de l’énergie, des nouvelles technologies et du web, la marque danoise montre ainsi à tout le monde qu’elle maîtrise plus qu’habilement son marketing ! Les deux exemples les plus récents ayant été mis en exergue par le cinéma avec son auto-promotion La Grande Aventure Lego, puis le coup des statuettes des Oscars, brillamment exposées à la face du monde, et associées à une palette d’acteurs connus et appréciés.

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La conséquence de cette compétence est simple, si LEGO reste au sommet encore 17 années, la marque fêtera ses 100 ans d’existence. Une longévité à en faire jalouser plus d’un dans un XXIe siècle où tout se fait en accéléré, de la création à la disparition !

Fabien Clouet / @fabienclouet

Les applications mobiles videos pour enfants arrivent

Je me rappelle avoir vécu l’intrusion du PC sous OS Windows 98 dans ma famille. C’était fin des années 1990. Un nouvel arrivant des plus plaisants à l’époque, pour nous, enfants que nous étions, mais qui ne nous était confié qu’avec mesure et autorité par mes parents (1h par jour maximum !), plutôt prudents sur le sujet. Je me rappelle également les débats houleux (toujours avec mes parents) qui faisaient rage régulièrement concernant l’utilisation des moyens de liens sociaux inédits qu’a permis le web : MSN puis l’apparition de Facebook. On en rigolerait maintenant quand on voit l’importance qu’ont pris les ordinateurs, tablettes et smartphones dans notre vie du quotidien et le nombre croissant d’utilisateurs de Facebook ou Twitter.

Alors promis, je ne raconterai pas ma vie dans cet article. Cependant, à chaque génération suffit sa révolution et ses changements dans la société. Pour les adultes, maîtres de leurs choix, c’est un mouvement à suivre, ou non. Pour les enfants, en revanche c’est une toute autre histoire ! Comment vivre la plongée dans ce monde qui nous ouvre grand les bras mais où la digitalisation et toutes les (r)évolutions sont conçues pour les adultes ?

Si je vous avais, ici-même, déjà présenté les premières solutions e-mail destinées aux enfants, c’est de vidéo qu’il sera question, car Vine et Youtube viennent tout juste d’annoncer leur lancement dans le secteur de la jeunesse.

Vine Kids, éveil video pour enfants ou attaque du marché des parents ?

L’application Vine, propriété de Twitter depuis 2012, permet de mettre en ligne des videos de 6 secondes qui tournent en boucle. Vous la postez par exemple sur votre compte twitter avec le commentaire de votre choix. Rencontrant beaucoup de succès auprès des adolescents et étudiants, l’application a décidé de décliner sa version aux « beaucoup » plus jeunes.

Vine Kids, qui est le nom de l’application repose sur un principe extrêmement simple. Vous téléchargez l’application pour votre enfant qui y a accès sans avoir besoin de créer un compte. L’enfant fait ensuite défiler autant de vidéos qu’il veut. Ces dernières sont diffusées par l’éditeur de l’application qui les contrôle donc toutes. L’enfant ne peut créer aucun contenu video ni publier comme c’est le cas avec la version pour adulte.

Vine Kids propose là une façon très simple mais originale d’initier les enfants, futurs appli addicts, aux rudiments de Vine. On pourra y voir pour les médisants une potentielle manière d’aller recruter des utilisateurs pour Vine sur un autre marché, pas celui des enfants mais celui des parents trentenaires pas encore séduits par le concept Vine !

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Youtube Kids, la plateforme de chaînes videos pour les plus jeunes

Une autre entreprise vient d’annoncer son lancement sur ce marché : Google via le site de partage de videos Youtube. En 2015, Youtube est un acteur incontournable de la video, même si certains, comme Facebook, essaient de lui mettre des bâtons dans les roues.

Sur Youtube, on trouve de tout, et donc également le « n’importe quoi » qui va avec. S’il devient très compliqué pour les parents de contrôler l’activité de leurs enfants sur ce type de plateformes, une initiation est à faire. Et c’est ce que veut proposer Youtube Kids. La plateforme qui sera uniquement disponible sous forme d’application dans un premier temps proposera des dessins-animés et des contenus adaptés aux plus jeunes. Youtube Kids pourra être contrôlée par les parents qui auront même la possibilité de limiter le temps passé par leurs enfants dessus en prévoyant une minuterie !

Lentement mais sûrement nous y venons. Le web et les nouvelles technologies pour les enfants deviennent un sujet d’importance et les choses bougent. Et c’est un bien car le web ne doit pas être pris à la légère. Il existe très probablement de nombreuses autres applications, plus anonymes, destinées aux enfants en bas-âge, mais force est de constater que l’effet de masse prend souvent le dessus dans les usages et que les jeunes n’en sont pas plus épargnés que les adultes. Google et Twitter commencent à s’armer en applications, peut-être serviront-elles à satisfaire les premières curiosités digitales de nos enfants !

Fabien Clouet  /  @fabienclouet