Ouishare Fest 2015, entre attentes et déceptions…

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Si vous suivez notre blog vous savez ce qu’est l’économie collaborative. Aujourd’hui, une communauté existe et grandit autour de ce sujet. Au delà des nombreux sites existants, Ouishare organise un évènement annuel autour de ce phénomène: Le Ouishare Fest. La version 2015 se déroulera sous le thème « Lost in transition ?» du 20 au 22 mai 2015.

Ouishare Fest 2015 sous le thème « Lost in transition ? »

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Pour sa troisième édition, Ouishare espère réunir plus de 1000 personnes venues du monde entier. Cet évènement est une occasion de réunir de grands acteurs de l’économie collaborative pour débattre et tenter d’organiser la transition vers l’économie de partage.

En effet, comme Fabien vous l’avait expliqué dans un article précédent, la transition de l’économie traditionnelle vers cette économie collaborative est obligatoire pour de diverses raisons. Le Ouishare Fest propose de s’organiser avec tous les acteurs de l’économie collaborative pour anticiper les futurs changements. Au programme de l’évènement, plus de 100 intervenants de 30 nationalités différentes et de domaines différents. Ces intervenants tenterons d’expliquer les actions menées dans des secteurs tels que l’informatique, la finance, la démocratie numérique, la gouvernance horizontale et l’internet décentralisé et les opportunités sociales et sociétales que celles-ci apporteront.

Des changements sont déjà visibles dans différents domaines grâce à des acteurs tels qu’Uber qui casse certains monopoles ou encore Airbnb qui a réussi à faire exploser le marché de l’hôtellerie.

Le succès des deux premières éditions s’explique par cette nécessité de transformation de l’économie mondiale et se prouve par l’essor de nombreuses start up tels que Blablacar, La Ruche qui dit Oui, Bnbsitter, Drivy, etc…
Le responsable OuiShare en France, Marc-Arthur Vauthey, explique que « l’émergence du numérique est en grande partie responsable de l’essoufflement des modèles économiques et sociaux du XXème siècle, la question n’est plus de savoir comment nous allons les sauver, mais comment nous allons profiter de l’effervescence créative qui opère aux quatre coins du monde pour en inventer de nouveaux, plus justes et plus efficaces. »

Un évènement qui reste fermé sur lui même 

Après avoir constaté l’intérêt de cet évènement, nous pouvons nous interroger sur un point : Pourquoi les organisateurs ne cherchent t-ils pas à mobiliser plus de monde. En effet, les personnes intéressées par l’économie collaborative connaissent déjà Ouishare et seront prêts à payer les frais d’inscription pour assister à des conférences. Or le thème « Lost in transition ? » ne s’adresse t-il pas à un plus grand nombre, au grand public ?
Je me pose la question de savoir si une personne peu convaincue par la consommation collaborative, ou même une personne ne connaissant que très peu de choses mais interpellée par les actions menées, voudrait tout simplement payer pour assister à des conférences autour de sujet tels que la démocratie numérique ou la finance collaborative. La réponse est tout simplement NON !
Le thème de ce Ouishare Fest 2015 était l’occasion de faire rentrer de nouveaux intéressés dans le mouvement et de prêcher l’intérêt de ce changement auprès d’un plus grand nombre.
Cependant, ce n’est pas avec la politique de prix qu’applique Ouishare, que l’évènement attirera du monde extérieur à l’économie collaborative. Par son caractère payant, j’ai le sentiment que l’évènement souhaite malheureusement rester fermé sur lui même, que les acteurs de l’économie collaborative souhaitent rester entre eux.
Si j’avais un conseil à donner, ce serait de prendre exemple sur le Salon des Entrepreneurs auquel j’ai pu assister et qui cherche à attirer un maximum de personnes pour leur donner envie d’entreprendre. Durant l’évènement, j’ai rencontré de nombreux entrepreneurs, mais également des porteurs de projets, des étudiants ou encore des personnes intéressées par l’entrepreneuriat mais qui n’avait pas encore d’idée. Après l’évènement, je pense qu’une grande majorité de ces personnes sont reparties encore plus motivées pour se lancer dans l’aventure entrepreneuriale. Elles ont assistés à de nombreuses conférences, d’ateliers ce qui a eu sur eux un effet positif à coup sûr. La possibilité de toucher un maximum de personnes ne s’explique que par une seule chose, la gratuité pour assister de l’évènement.
C’est donc la seule critique que je ferais à cet évènement, ne pas ouvrir ses portes aux plus nombreux. Ouishare prône le partage mais n’ouvre pas les portes de la connaissance de l’économie collaborative. L’ambition de Ouishare devrait être de rallier le plus grand nombre de personnes à sa cause, de faire comprendre les enjeux de cette nouvelles économie.
Je sais que de ma position la critique est facile et que les organisateurs doivent rentabiliser l’évènement. Mais en tant qu’acteur principal, il serait peut être intéressant d’ouvrir l’évènement à un grand nombre de personnes avec un mécanisme de financement participatif pour sensibiliser les non initiés dès le début de leur expérience.

Je sais que ce genre d’évènement est important pour l’économie collaborative qui reste en manque de notoriété, cela explique donc ma déception de ne pas voir l’évènement ouvert à un plus grand nombre de personnes. Je pense que les retombées pourraient être beaucoup plus importante avec une stratégie différente. Des blogueurs comme nous, par exemple, ne pourrons pas retranscrire les paroles des acteurs lors de l’évènement et de nombreuses personnes seront intriguées par les sujets mais ne paieront pas l’entrée et ne pourront donc malheureusement pas assister aux échanges qui risquent d’être intéressants et enrichissants.

Dimitri Marie – @dimitrimarie

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La Saint Valentin, un argument de vente pour l’économie collaborative !

Samedi 14 février, c’est la Saint Valentin ! Vous savez c’est cette fameuse journée où l’on fête les amoureux du monde entier. Une journée qui, pour beaucoup, est l’occasion d’avoir une petite attention pour son double, d’offrir un cadeau romantique, de commander un bouquet de fleurs plus imposant que jamais, ou encore de prévoir une soirée de type diner aux chandelles et petits plaisirs gourmands…

Mais, tout le monde le sait, la Saint Valentin c’est avant tout une fête ultra-commerciale qui permet de vendre. Ainsi, les produits cosmétiques, les fleurs, les bijoux, ou encore les box de voyages sont autant de produits plébiscités par les plus grands romantiques d’entre nous. Les offres fleurissent de toutes parts et tous les secteurs d’activités peuvent y trouver leurs comptes, l’économie collaborative en tête !

Le collaboratif au profit du bonheur des couples

L’économie collaborative regroupe tellement de possibilités (échanges ou partages de biens, de services, d’activités…) qu’elle est forcément touchée par cette tradition valentine. En effet, le partage et la location d’habitations entre particuliers peuvent trouver en cet événement un moyen d’attirer des couples souhaitant passer une soirée d’exception dans des lieux authentiques, ou tout simplement hors de leur cadre habituel. D’autres, comme les services entre particuliers peuvent être l’occasion de faire garder ses enfants par une baby-sitter, ou faire faire une jolie décoration de table par un voisin décorateur d’intérieur.

Alors il est vrai qu’en France, le partage entre particuliers commence seulement à rentrer dans les mœurs et que le réflexe collaboratif n’est pas encore à son apogée, encore moins lorsque l’on souhaite faire plaisir à sa moitié. Mais les acteurs de la consommation collaborative l’ont compris : la Saint Valentin reste un jour prisé par les couples et il est, semble-t-il, primordial de l’intégrer dans sa stratégie de communication pour booster ses ventes et surtout ne pas passer à côté de cette opportunité que leur offre le calendrier.

Quand Cupidon s’empare de la consommation collaborative

Campagnes spéciales Saint Valentin, coffrets cadeaux ou simples tweets, tous les moyens sont bons pour communiquer sur cette journée particulière. Pour illustrer tout cela, je vous propose un petit florilège des offres Saint Valentin que les acteurs de la « sharing economy » ont créées pour l’occasion.

— La Ruche Qui Dit Oui : un bouquet de « pleurotes roses »

Bouquet de pleurotes roses - La Ruche Qui Dit Oui

 

— Petitsjobs.fr : « cherche babysitting pour soirée en amoureux »

 

— Zilok : un programme « 100% location » pour la Saint Valentin ->

 

— Airbnb : la mise en avant d’annonces « dépaysantes »

Rafaël De Oliveira / @Raf_dragaozito

PoP : L’appli pour trouver de bonnes astuces.

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Aujourd’hui, je souhaitais vous faire découvrir une nouvelle application qui permet d’avoir accès à de bonnes astuces des gens du monde entier. En effet, cette nouvelle appli « PoP » donne la possibilité à chaque membre de la communauté de partager ses bonnes astuces. Ce qui fait la différence avec ses concurrents se trouve dans sa nature collaborative. Ce sont les autres membres qui définissent si cette astuce est Pratique ou Pas, d’où son nom PoP !

L’appli a été développée dans le but de faciliter la vie des gens, mais elle a surtout un objectif collaboratif en permettant une totale modération et appropriation de l’application par la communauté des membres.

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Déjà disponible sur iOS depuis le 12 Janvier 2015, cette application est le fruit du travail du groupe Pratique qui avait déjà produit de nombreux sites de conseils et d’astuces. La création de cette application « résulte d’une observation faites par le groupe » explique Pascal Lacoste, le directeur marketing. En effet, 40 % du trafic vers les sites se faisaient via le canal mobile. De là, s’est dégagé l’idée de créer un nouvel outil exploitable avec une forte demande. L’application est disponible en français mais également en anglais pour atteindre les marchés canadien, américains, français, suisse et belge.

L’application possède un véritable potentiel du fait de sa facilité d’utilisation mais surtout grâce à l’absence de concurrence sur l’ensemble des sujets du quotidien et donc avec une large cible. Cette mode du collaboratif risque également d’être un point fort pour la réussite de ce concept surtout si chacun peut s’exprimer et proposer de nouvelles astuces.

La version Android n’est malheureusement pas pour tout de suite, car le groupe préfère réaliser un test avec la version iOS pour savoir s’il est nécessaire de se lancer sur Android car ce nouvel outil n’est pas encore monétisé et reste donc un investissement du Groupe Pratique.

Cette application a été bien pensée pour ne pas ressembler à un simple recueil d’astuces mais plutôt à un échange de bonnes astuces entre membres d’une communauté.
L’avenir est donc prometteur pour cette nouvelle appli, il ne reste plus qu’à partager et profiter des bonnes astuces en téléchargeant Pop et nous dire si c’est « Pratique » ou « Pas » !

Dimitri Marié – @dimitrimarie

Uber : un exemple pour faire sauter les monopoles !

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Dans le monde, il existe encore beaucoup de monopoles dans l’économie traditionnelle. Aujourd’hui, avec les nouveaux acteurs de l’économie collaborative, nous nous rendons compte que de nombreux leaders craignent l’arrivée de ses nouveaux modèles sur leur marché. Maurice Levy, PDG de Publicis, a même déclaré « Tout le monde a peur de se faire uberiser ».

En effet, Uber est un acteur important de la consommation collaborative qui tente régulièrement des nouveaux services. Chaque tentative donne place à des modifications sur les marchés ainsi qu’au niveau de la législation.

Uber possède une image forte tournée sur les activités des chauffeurs de taxi, au transport de voyageurs. Aujourd’hui, rencontrant de nombreux problèmes et avec un taux de pénétration important sur le marché, la société décide de se tourner vers des marchés statiques. Cette stratégie lui permettra de ne pas péricliter et même se développer grâce à sa puissance et sa notoriété dans les 45 pays dans lesquelles elle est déjà implantée. Pour exemple, UberFresh a été lancé l’été dernier en Californie pour tester le service de livraison de repas.

Je vous parlais la semaine dernière de l’application Sunday pour se faire livrer des croissants au lit le dimanche. On peut donc imaginer de nombreuses applications pour un service de livraison.

Uber teste, en effet, son service sur plusieurs produits comme la livraison de crème glacée, de vaccin contre la grippe ou même de produits pour chat. La société aide aussi les étudiants à déménager ou propose, à Hong Kong, des grands vans pour charger les affaires volumineuses.

Nous allons donc observer une forte diversification de Uber, au point que certains pensent déjà que la société deviendra le nouveau Google pour le service.

Mais Uber n’est qu’un des acteurs qui vont détruire les monopoles de la société pour la réorganiser !

En effet, Airbnb et d’autres risquent de chercher à se diversifier dans leurs activités, ce qui va permettre de concurrencer les leaders de certains marchés. La force de ces modèles restent l’acceptation et l’action de la société, elle permet de faire pression sur la justice et surtout sur certains lobbys qui souhaiteraient s’opposer au changement.

Dimitri Marié / @dimitrimarie

Alterre, un moteur de recherche spécial « consommation collaborative »

Alterre - le moteur du partageIl y a quelques mois, nous vous présentions l’initiative Share Annuaire, listing spécialisé dans le recensement des plateformes de consommation collaborative. Les créateurs de ce site avait déjà cerné l’importance de regrouper l’ensemble des acteurs de l’économie de partage au sein d’un même référentiel au vu de la multiplication des solutions qui voient le jour semaines après semaines.

Car il faut l’avouer, même si certaines starts-up font office de véritables ogres dans ce nouveau mode de consommation, telles que Blablacar pour le covoiturage, Airbnb pour l’hébergement ou encore My Major Company pour le crowdfunding, il existe un nombre incalculable de plateformes moins médiatiques mais qui proposent désormais des offres parfois toutes aussi intéressantes ou de nouvelles solutions de partage qui peuvent être plus adéquates.

Et il est donc difficile de jongler entre les différents sites pour trouver la perle rare. C’est certainement de ce constat qu’est née l’idée d’un « comparateur » spécialisé dans l’économie collaborative : Alterre !

Trouvez la meilleure solution de partage en quelques clics

Alterre, c’est ni plus ni moins qu’un agrégateur de contenus qui regroupe toutes les solutions de partage entre particuliers postées sur les principaux sites web collaboratifs, de tous univers qu’ils soient (Airbnb, Zilok, Housetrip, …). Trouver une chambre à louer, un espace de stockage, des outils de bricolage ou même une voiture à emprunter, tout est possible et synthétisé sur cette plateforme. A la manière d’un comparateur de site e-commerce, Alterre permet de voir les annonces des produits/services recherchés très rapidement, notamment grâce à un système de filtrage et de recherche très facile d’utilisation voulu par les co-fondateurs Guillaume Rousset (l’âme commerciale) et Ludovic Le Brun (la touche technique). Chaque annonce possède bien évidemment un lien direct vers le site de l’offre en question pour accéder rapidement, le cas échéant, à la transaction.

Gagnez du temps, et de l’argent !

« Notre démarche est de simplifier et d’amplifier le partage et réduire notre consommation ». Les mots des deux entrepreneurs de cette start-up basque, précurseurs sur le marché, mettent en avant les principes premiers de l’économie collaborative et apporte un nouvel outil très intéressant pour les adeptes de ce phénomène de partage. C’est ainsi que les utilisateurs peuvent retrouver et comparer les annonces de plus de 50 sites différents afin de dénicher l’offre la plus qualitative, la plus proche et au meilleur prix. Mais ce n’est pas tout ! En effet, Alterre permet également d’archiver les annonces les plus intéressantes venant des différents sites pour retrouver en un clin d’oeil ses recherches en cours. Un véritable gain de temps !

Améliorer la visibilité des plateformes collaboratives

Si le site Alterre apporte un solution aux consommateurs, les sites de partage y trouvent également leur compte puisqu’ils bénéficient d’une visibilité sur leurs annonces, une augmentation du trafic sur leur site (grâce notamment aux liens directs vers les annonces). Le site est donc une opportunité pour certains acteurs qui sont à la recherche d’une plus forte notoriété sur un marché qui devient de plus en plus concurrentiel. Bien sûr, l’accès à ces avantages n’est pas gratuit, et c’est ici que se trouve le modèle économique réfléchi par Guillaume et Ludovic. Avec une idée aussi pertinente, je ne me fais pas de souci pour le développement de la plateforme qui, en plus de s’améliorer petit à petit sur l’aspect « design », devrait accueillir dans les semaines et mois à venir de nouveaux clients et donc de nouveaux sites à comparer, qui favorisera à coup sûr l’expérience d’utilisation à la fois des consommateurs et des startupeurs du monde de la sharing economy…

Rafaël De Oliveira / @Raf_dragaozito