Uber : l’évolution continue… malgré des adversaires puissants

Uberpop 3collaboractifs UBER : Un géant qui dérange

La société Uber est une des plus grosses entreprises proposant des services de véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC) et est souvent présentée comme une alternative aux taxis. Aujourd’hui en France, Uber fait face à une colère, qui ne cesse de grandir, de la part des taxis et soutenue par le gouvernement. Cependant, Uber est tellement puissante (elle est valorisée à 50 milliards de dollars) qu’elle ne risque pas d’avoir peur de la France de par son ADN et son habitude de casser les codes. Cette société est comme Google face aux décisions judiciaires européennes, elle prend note mais n’en tient pas compte. En France, Uber revendique plus d’un million d’utilisateurs réguliers et 400 000 pour UberPop.

Le société a crée UberPop, une application pour smartphone qui permet à des particuliers de s’improviser chauffeurs en conduisant d’autres particuliers sur de petits trajets contre rémunération. Le gouvernement a décidé d’interdire cette pratique pour défendre le métier de taxi ou peut-être seulement pour éviter d’aller contre la volonté de ces derniers.

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A San Francisco : Lyft met une claque à Uber… Et aux transports en commun !

Lyft Line 3collaboractifs

Uber, vous connaissez forcément ce mot. Le nom de cette entreprise américaine de véhicules de tourisme avec chauffeur, leader mondial dans son domaine et symbole d’une économie collaborative qui monte et casse tous les codes de la société, et tout particulièrement celui des monopoles comme nous vous le présentions le mois dernier. Uberisation, Ubercut… L’entreprise tend à rentrer dans le langage courant comme un exemple et comme si elle était seule au monde. Ce serait faire injure à son principal concurrent outre-atlantique, Lyft, qui vient de lancer, il y a quelques jours, un véritable pavé dans la mare !

Une course de VTC Lyft au prix d’un ticket de transports en commun

C’est pour son service Lyft Line lancé en 2014, concept qui permet de partager un VTC avec d’autres personnes résidant dans son quartier, que « l’entreprise à la moustache rose » (qui caractérise ses VTC) a annoncé le lancement d’une offre de courses à 2,25$. Cette annonce qui s’est faite le 23 janvier n’était en rien due au hasard. Elle faisait écho à celle d’Uber faite la veille qui annonçait des courses à 5$, tarif déjà très bas.

Mais Lyft va encore plus loin en alignant son tarif sur celui du ticket de voyage des transports en commun de San Francisco. Cela pourrait être apparenté au lancement d’une véritable guerre ouverte, non plus uniquement contre Uber, mais contre l’ensemble des transports urbains, car Lyft envoie là un signe fort dans la course aux courses (de VTC) les plus intéressantes.

Lyft Moustache 3collaboractifs

Uber, la véritable cible

Si la barre symbolique des 2,25$ a été atteinte, il faudra plutôt analyser l’annonce comme un coup marketing. Le tarif est, en effet, uniquement disponible dans la ville de San Francisco et ne devrait durer qu’un temps. Les transports en commun n’ont donc pas à s’inquiéter (à court terme en tous cas), soutenus financièrement par les collectivités, leurs tarifs seront difficilement concurrencés par les sociétés de VTC de manière rentable.

Lyft s’affirme en tous cas un peu plus aux Etats-Unis, avant pourquoi pas d’attaquer l’Europe ou l’Asie. Cette annonce de prix de course au prix du ticket de bus/metro n’aura pas forcément pour objectif final de casser les prix à minima mais de rappeler à Uber qu’il n’est pas seul au monde, et que la concurrence, elle aussi a du pouvoir ! Et ce malgré des méthodes quelques peu douteuses soulignées par Jérôme Marin dans son très bon blog SILICON 2.0.

Une seule certitude, entre les deux sociétés de VTC, c’est bel et bien la guerre. Une guerre où aucune des deux entreprises ne lâchera ces sessions… d’offres attractives. Et on en oublierait même les taxis classiques dans tout cela, preuve une fois de plus que l’économie collaborative grandit vite, très vite !

Fabien Clouet   /   @fabienclouet

Uber : un exemple pour faire sauter les monopoles !

uber

Dans le monde, il existe encore beaucoup de monopoles dans l’économie traditionnelle. Aujourd’hui, avec les nouveaux acteurs de l’économie collaborative, nous nous rendons compte que de nombreux leaders craignent l’arrivée de ses nouveaux modèles sur leur marché. Maurice Levy, PDG de Publicis, a même déclaré « Tout le monde a peur de se faire uberiser ».

En effet, Uber est un acteur important de la consommation collaborative qui tente régulièrement des nouveaux services. Chaque tentative donne place à des modifications sur les marchés ainsi qu’au niveau de la législation.

Uber possède une image forte tournée sur les activités des chauffeurs de taxi, au transport de voyageurs. Aujourd’hui, rencontrant de nombreux problèmes et avec un taux de pénétration important sur le marché, la société décide de se tourner vers des marchés statiques. Cette stratégie lui permettra de ne pas péricliter et même se développer grâce à sa puissance et sa notoriété dans les 45 pays dans lesquelles elle est déjà implantée. Pour exemple, UberFresh a été lancé l’été dernier en Californie pour tester le service de livraison de repas.

Je vous parlais la semaine dernière de l’application Sunday pour se faire livrer des croissants au lit le dimanche. On peut donc imaginer de nombreuses applications pour un service de livraison.

Uber teste, en effet, son service sur plusieurs produits comme la livraison de crème glacée, de vaccin contre la grippe ou même de produits pour chat. La société aide aussi les étudiants à déménager ou propose, à Hong Kong, des grands vans pour charger les affaires volumineuses.

Nous allons donc observer une forte diversification de Uber, au point que certains pensent déjà que la société deviendra le nouveau Google pour le service.

Mais Uber n’est qu’un des acteurs qui vont détruire les monopoles de la société pour la réorganiser !

En effet, Airbnb et d’autres risquent de chercher à se diversifier dans leurs activités, ce qui va permettre de concurrencer les leaders de certains marchés. La force de ces modèles restent l’acceptation et l’action de la société, elle permet de faire pression sur la justice et surtout sur certains lobbys qui souhaiteraient s’opposer au changement.

Dimitri Marié / @dimitrimarie

Le transport collaboratif fait encore des émules

Le transport en mode économie collaborative est très développé, ce n’est plus un secret. Outre-Atlantique, ce n’est pas forcément le covoiturage qui fait le plus parler comme c’est le cas en Europe, mais plutôt les entreprises proposant un réseau de véhicules de tourisme avec chauffeur. Uber est le leader mondial du marché (1 milliard de dollars de chiffre d’affaire annuel) et s’attire les foudres de tous les gouvernements à cause de son fonctionnement pas toujours en accord avec des lois pas encore en place. Derrière, l’entreprise Lyft, qui réunit tous ses utilisateurs sous le signe d’une moustache rose grandit à très grande vitesse.

Très actives dans les grandes villes du monde, ces deux entreprises viennent de s’attaquer à un nouveau défi : faire des véhicules de tourisme, des véhicules à utilité commune, concurrencer les transports en commun en quelque sorte !

Le précurseur Hitch pourrait se faire doubler

Le concept a été lancé il y a quelques mois à San Francisco par la start-up Hitch : celui de faire du covoiturage urbain sur des trajets courts. Le mot covoiturage n’est pas le plus adapté puisqu’il s’agit en réalité de véhicules de tourisme avec chauffeurs. Les utilisateurs précisent sur l’application mobile le quartier où ils se trouvent ainsi que la destination où ils souhaitent se rendre. L’application prévoit un recroisent des données de tous les utilisateurs et les centralise pour les transmettre au transporteur. Celui-ci pourra ainsi récupérer jusqu’à  quatre personnes dans le même quartier et les emmener à l’endroit souhaité.

Hitch 3 collaboractifs

Avec une telle application, Hitch pensait lancer une entreprise capable de s’imposer sur un nouveau marché, celui des personnes utilisant les transports en commun, pas assez fortunés pour payer individuellement les VTC mais disposés à les utiliser à moindre coût. Un coût qui est, pour le coup, diminué puisque le véhicule est partagé. Mais c’était sans compter sur les géants du secteur : Uber et Lyft.

Uber Pool et Lyft Line pour révolutionner le transport urbain

Les deux entreprises ont basé leur succès sur l’intérêt financier de leur offre. Elle permet à la fois aux chauffeurs de gagner de l’argent de façon intéressante et aux utilisateurs de payer un transport de qualité moins cher que les taxis classiques. S’attaquer à ce nouveau service signifie changer son système, puisque les utilisateurs pourront faire des économies mais les prix des transports baisseront également un petit peu puisque la qualité du service sera moindre (temps de trajet et confort d’espace). D’où la création d’interfaces différentes qui permettront de cibler une clientèle différente.

lyft line

Avec ces nouveaux arrivants, il sera très difficile pour Hitch de lutter. La start-up pourra au moins se targuer d’avoir devancé les deux leaders du marché américain et mondial dans le concept !

La révolution du transport urbain est donc réellement en marche. Faut-il s’inquiéter pour nos transports en commun ? Il ne faut pas s’emballer pour autant. Ce qui est certain en revanche c’est que la faculté de l’économie collaborative à atteindre toutes les strates de la société est réelle, le transport collaboratif nous le démontre.

Fabien Clouet   /   @FabienClouet