Les sponsors, vrais vainqueurs du combat Mayweather – Pacquiao ?

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Dans la nuit du samedi 2 mai au dimanche 3 mai 2015, aux alentours de 5h du mat, s’est déroulé ce qui devait être le « Combat du siècle ». Cela faisait presque 5 ans que tout le monde annonçait le duel tant attendu entre 2 des plus grands boxeurs du monde, l’Américain Floyd Mayweather et le Philippin Manny Pacquiao, comptant pour la réunification des titres WBO, WBA et WBC de la catégorie des mi-moyens (- de 67 kg).

Un avant-match (trop ?) marketing !

Qui dit « Combat du siècle », dit forcément moyens énormes pour Lire la suite

Le Trocathlon s’offre un nouveau départ à l’heure de l’économie collaborative

Trocathlon 3collaboractifs

J’ai beau fouiller dans ma mémoire et les nombreuses donnés qui traînent sur le web, impossible de me souvenir de la date de création du Trocathlon. A croire qu’il a toujours fait partie de ma vie de sportif, client du célèbre magasin du groupe Oxylane: Decathlon, que je suis.

Petit rappel pour ceux qui ne s’en souviendraient pas ou ceux qui ne connaitraient pas, le Trocathlon est un concept développé par Decathlon qui consiste à mettre en relation des personnes souhaitant revendre leur matériel de sport qui ne leur sert plus à d’autres sportifs, réguliers ou du dimanche, en quête de matériel d’occasion. L’idée de base développée dans chaque magasin reposait sur l’organisation d’un événement, nommé justement le Trocathlon qui se déroulait en deux phases : une première ou nous pouvions revendre notre ancien matériel de sport au magasin Decathlon local, puis une deuxième où chaque personne pouvait venir racheter ce matériel d’occasion.

Decathlon se faisait donc intermédiaire de transaction et assurait une plus value qui avait également vocation à compenser les pertes des achetés invendus.

Trocathlon.fr à l’heure du numérique

Si le concept s’avère vraiment intéressant, les plus jeunes ne manqueront pas de faire remarquer qu’à l’heure des smartphones et du tout connecté, le concept manque un tantinet de modernité.

Chose à laquelle le groupe Oxylane espère remédier en lançant la nouvelle version de son Trocathlon : trocathlon.fr, une plateforme web collaborative pour vendre et acheter d’occasion du matériel sportif, mais en direct cette fois ci !

Un service qui est donc disponible toute l’année, 7j/7 et 24h/24 au lieu de la tenue événementielle des précédents formats (qui ne sont pas morts pour autant !). Une possibilité de vendre ou d’acheter du sport, de façon sécurisée et authentifiée en quelque sorte.

Ainsi Decathlon digitalise et simplifie un service adoubé depuis près de quarante ans. Le client a la possibilité de trier les annonces par prix ou de rechercher par sport afin de faciliter au mieux les recherches.

L’économie collaborative, cheval de bataille dans l’ère du temps

Parallèlement à son activité de développement de trocathlon.fr, Decathlon développe des services de support pour optimiser la confiance dans l’échange, de vrais indicateurs clés des plateformes à succès de l’économie collaborative.

Sécurité Trocathlon 3collaboractifs

Comme le souligne la chaîne de magasins Decathlon,  la passion du sport rassemble tous les « chineurs » de produits sportifs, vendeurs comme acheteurs. L’échange de matériel entre clients devient un moment de convivialité. Car vendre ou acheter un équipement de sport à un ou une passionné(e), c’est aussi tisser des liens, faire des rencontres et pourquoi pas voir plus loin que le simple acte d’achat, créer une relation sportive, échanger des conseils sur la pratique de votre activité commune.

Finalement, le spécialiste de l’achat-vente de matériel de sport entre particuliers est le même depuis de très nombreuses années. Mais alors que le concept commençait à souffrir d’un manque de modernité, il s’offre une nouvelle jeunesse avec le web! A tester pour les sportifs, en attendant pourquoi pas un rapprochement avec des applications spécialistes de la consommation sportive collaborative comme Need Sporty !

Fabien Clouet  /  @fabienclouet

Canal+ peut-il survivre à ses duels face à Netflix et Be In Sport ?

Canal+ boutique

Le 4 novembre prochain, Canal+ marquera le 30ème anniversaire de la naissance de Canal+. Un bel événement que le groupe français s’apprête à célébrer fièrement et dignement. Mais, pas sûr que les festivités se préparent totalement sereinement. En effet, la filiale de Vivendi, spécialisée depuis toujours dans le sport et le cinéma, est peut-être en train de vivre ses derniers moments de gloire dans le monde télévisuel français à cause de deux nouveaux (et déjà puissants) groupes étrangers : Be In Sport et Netflix.

Round 1 : un duel sportif contre Be In sport

Canal+ et le sport, et plus particulièrement le football, c’est une grande histoire d’amour. Depuis 3 décennies, la chaine n’a cessé d’investir, parfois de manière très importante, dans des dispositifs toujours plus innovants pour moderniser la réalisation des retransmissions de matchs et permettre aux téléspectateurs de vivre de nouvelles expériences devant le petit écran. Longtemps intouchable (demandez à l’ancien groupe TPS ce qu’il en pense !), Canal+ était le numéro 1 incontesté de la diffusion sportive et on imaginait que l’histoire se déroulerait comme dans les plus beaux contes : « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants » (oui car le groupe a accouché par la suite de Sport+, Canal+ Sport, Golf+, …). Mais ça… c’était avant !

Oui parce que depuis le 1er juin 2012, l’histoire n’est plus aussi féérique que ça. En effet, un prince originaire du Moyen-Orient, pas tout à fait charmant pour le coup si l’on se place du côté de Canal+, a débarqué brutalement, faisant l’effet d’une véritable révolution dans le milieu. Les chaines Be In Sport, propriétés du groupe qatari Al-Jazeera, sont ainsi apparues en apportant une offre plus alléchante que son compère français en termes de tarifs, avec des abonnements à 11€99 par mois sans engagement (contre plus de 30€ pour Canal+), mais également de prestations riches grâce à une folle course aux droits TV. En un peu plus de 2 ans, Be In Sport a réussi à convaincre plus de 2 millions de sportifs en France qui peuvent désormais suivre une grande partie des matchs de Ligue 1 (ancienne exclusivité Canal+), les championnats espagnol, italien ou allemand et une majeure partie de la Ligue des Champions, mais également la NBA, la Ligue de Diamant d’athlétisme, les grands tournois de tennis (excepté Roland Garros), ou plus récemment la Coupe du Monde de football et le championnat français de handball. Autant de compétitions que Canal+ ne peut bien sûr plus diffuser, l’exclusivité étant de mise la plupart de temps. Et, pis encore, de nombreux journalistes et consultants sont passés de la chaine cryptée au nouvel empire qatari, laissant un goût quelque peu amer à Bertrand Meheut, président du groupe Canal+. Alors, même si Canal+ a gardé les plus belles affiches de Ligue 1 et de Ligue des Champions, ainsi que le Top 14 de rugby, et a su enrôler la saison de Formule 1 au groupe TF1, les moissons au moment des attributions des droits TV sont de plus en plus minces et il est fort à parier que la tendance sera dure à inverser. D’autant plus que la chaine qatari vient d’annoncer, via le Directeur de la rédaction Florent Houzot, le lancement d’une 3ème chaine (Be In Sport 3) pour élargir son offre et mieux répartir sa grille de programmes.

Round 2 : Des défaites en séries contre Netflix ?

Netflix VS CanalPlay de Canal+

Même si le duel sportif contre Be In Sport fait rage, Canal+ a l’avantage de posséder un deuxième levier qui fait également le succès de la chaine depuis sa création : le cinéma… et les séries depuis quelques années maintenant. Spécialiste dans le domaine, le groupe Canal est devenu au fil du temps une valeur sure du paysage cinématographique grâce à ses « Studio Canal » qui produisent de nombreux films et séries. Ces dernières sont d’ailleurs un des éléments phares de la chaine ces dernières années et les succès ne manquent pas. Braquo, Borgia, Engrenages, Maison Close, autant de séries devenues cultes aux yeux des cinéphiles. Pour exprimer ses envies de développement dans ce domaine, le groupe Canal a lancé la chaîne Canal+ Séries (son nom parle de lui-même) et, depuis 2012, s’est tourné vers le monde digital en proposant CanalPlay, un catalogue de films et séries disponible exclusivement sur internet. Aujourd’hui, CanalPlay revendique pas moins de 10 000 programmes consultables en illimité 24h/24 et possède l’offre la plus riche qui soit en France. Mais çà encore, c’était avant…

L’offre sportive déjà concurrencée, voici que Canal+ se voit menacé au niveau de son offre du 7ème art par l’arrivée Netflix, nouvel acteur américain dont nous avons déjà présenté les spécificités sur ce blog. Les deux plateformes possèdent des offres un peu similaires au niveau tarifaire (moins de 10€ par mois l’abonnement) mais se démarquent dans leur catalogue de programmes. En effet, quand CanalPlay met l’accent sur ses séries françaises et sur des séries américaines aux histoires assez cyniques (Homeland, Dexter, …), Netflix débarque avec des programmes qui cartonnent un peu partout dans le monde et des super-productions telles que The Walking Dead ou Breaking Bad, qui a reçu cette année son 2ème Emmy Award consécutif de meilleure série. Même si les politiques sont différentes, la balance semble être à l’équilibre. Mais un facteur pourrait venir contrarier les plans de Canal+ : Netflix, qui a déjà signé un contrat avec Bouygues, serait en passe de faire de même avec les box d’Orange, de Free et de SFR pour que sa plateforme fasse partie intégrante des offres de ces opérateurs. Chose que CanalPlay n’a pas encore exploitée.

Entre les « sportifs qataris », d’un côté, et les « cinéastes américains », de l’autre, la chaîne française se retrouve dans une situation quelque peu inconfortable puisqu’elle a face à elle deux concurrents ultra-spécialistes dans les deux domaines qui ont fait la richesse et le succès de Canal+. Alors, est-ce la fin des 30 (années) Glorieuses ? Pour l’instant rien n’est sûr car le groupe Canal a toujours prouvé par le passé que la concurrence ne lui faisait pas peur. Mais ça, …

Rafaël De Oliveira / @Raf_dragaozito

Le Tour de France encore plus digitalisé

L’été 2014 est sportif avec la Coupe du Monde de football et le Tour de France 2014. Il laisse le champ libre aux marques et aux organisateurs pour une communication toujours plus atypiques par exemple avec des jeux de mots ou par l’utilisation de l’image d’une compétition. Le Tour de France est déjà parti depuis le Samedi 5 Juillet en Angleterre et se terminera trois semaines plus tard. Durant le Tour 2013, nous avions déjà constaté une évolution et une volonté de développer des outils digitaux pour améliorer l’expérience du fan de la Grande Boucle. En 2014, France Télévisions innove de nouveau dans son offre digitale.

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Une présence toujours plus développée sur le Web

Tout d’abord les étapes sont disponibles aussi bien en direct qu’en replay sur le site officiel du Tour ou celui des chaînes partenaires. Ensuite, comme pour l’édition précédente, France télévision propose une offre « multi-cam » qui permet à l’internaute de choisir la vue d’une des nombreuses caméras embarquées sur les motos. L’ayant testé l’an dernier, je peux attester que cette offre est très agréable lorsqu’on aime suivre les courses de cyclisme, même si je dois l’avouer, parfois ces vues peuvent donner mal au cœur car les caméramans bougent parfois un petit peu trop. Puis, France télévisions propose aux internautes des contenus d’accompagnement pour enrichir l’expérience du direct. Les fans peuvent également commenter sur les comptes officiels de l’évènement avec notament le hashtag #TDF2014. Il ne faut pas oublier la présence sur d’autres réseaux sociaux avec les comptes Google+ et Instagram de l’évènement qui démontre une forte présence de la Grande Boucle sur le Web et une audience qui se développe grâce à ces outils.

Snapchat : une innovation pour une nouvelle cible

Le 2 juillet dernier, l’équipe de communication du Tour de France 2014 avait annoncé sur le site officiel et sur les réseaux sociaux l’arrivée d’une communication spéciale sur Snapchat à l’occasion de sa 101ème édition. Avec le compte officiel >letourdefrance, les fans auront accès à des photos exclusives au coeur de l’évènement. Ce compte démontre une volonté de l’équipe de communication de l’évènement d’élargir sa cible en s’adressant à une cible plus jeune mais également de se diversifier dans sa communication.

Une plateforme « The social Corner »

Cette plateforme sur le site officiel améliore la présence de l’évènement sur Twitter avec une possibilité de suivre en temps réel, de façon géolocalisée l’ensemble des tweets mentionnant le hashtag officiel de l’événement #TDF2014. Dans un second temps, la plateforme offre un classement des cyclistes et des équipes les plus populaires sur Twitter. Ce classement peut encourager les sportifs à tweeter pour devenir le plus populaire, les &équipes peuvent mettre en place des stratégies de communication pour recruter des followers et les Twittos fans d’un cycliste auront envie de le défendre auprès de ses amis. La plateforme apporte donc une nouvelle expérience et améliore l’engagement des followers lors des étapes.

Une application officielle

L’application officielle du Tour de France 2014 est disponible sur Android, iPhone et iPad et a surtout pour but d’apporter de nombreuses informations aux utilisateurs avant, pendant et après les étapes.

Le Tour de France a donc encore innover et l’on espère que de nombreux évènements de grands envergures souhaiteront proposés de nouvelles offres digitales innovantes dans le futur.
Allez-vous suivre le Tour à l’aide d’un de ces outils cette année ?

Dimitri Marié

Need Sporty : trouvez un partenaire de jeu !

Need Sporty 3collaboractifs

Tranquillement assis dans votre canapé vous les avez vus défiler les événements sportifs depuis le mois de mai : Roland Garros, la Coupe du Monde au Brésil et Wimbledon (qui ne sont d’ailleurs pas terminés), et ce n’est pas fini ! Le Tour de France va s’élancer samedi et les mondiaux de basket arrivent… Si vous vous dites que votre canapé est bien confortable et que pour rien au monde vous le quitteriez, j’aimerai vous dire que vous avez tort !

Mai 2014 c’est justement le mois où a été lancée l’application Need Sporty par Stéphane Montoir. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ses utilisateurs sont, eux, des sportifs invétérés !

Votre adversaire ou co-équipier en instantané pour pratiquer une activité sportive

L’application qui n’est pour l’instant que disponible sur l’Apple Store propose un concept simple, rechercher des partenaires pour une activité sportive, que ce soit en rejoignant d’autres personnes ou en proposant à d’autres de vous rejoindre. Plusieurs sports sont accessibles avec Need Sporty : badminton, cyclisme, foot indoor, golf, running, squash, street basket, tennis ou tennis de table, et ce que vous soyez des sportifs valides ou en situation de handicap !
Deux fonctionnalités s’offrent à vous au début :

Dans NEED, vous créez une offre en lançant dans un premier temps une recherche de sportifs parmi vos propres partenaires. Ils reçoivent instantanément une notification leur annonçant votre besoin. L’offre est transférée automatiquement dans la partie « PLAY » 24 heures avant l’heure de pratique prévue s’il vous manque des joueurs. Une notification est également envoyée aux autres utilisateurs à proximité géographiquement.

La fonction PLAY, vous permet de consulter les événements qui ont lieu par position géographique et par activité. Vous pouvez grâce à cette fonctionnalité entrer en contacts avec les sportifs qui ne sont pas encore dans votre réseau de contact sur Need Sporty.

Need Sporty Interface

La  géolocalisation et l’envoi de notifications push sont donc les clés de l’instantanéité du service. Un critère indispensable pour une adhésion rapide des utilisateurs de Need Sporty.

Un engagement humain avant un grand développement ?

Need Sporty et son fondateur Stéphane Montoir se sont engagés humainement dans l’aventure dans le sens où ils souhaitent soutenir des associations avec leur activité. Chaque année une association candidate est tirée au sort et 25% des bénéfices de l’application lui sont reversés. C’est l’association Medi’n’seec qui a été tirée au sort cette année.

Pour l’instant l’application est gratuite mais son créateur souhaite développer un modèle freemium. Une appli gratuite offrirait des fonctionnalités de base pendant que la version étendue déclinerait l’appli complète pour un prix de 1,79€ l’année.

Le franchissement de la barre des 5 000 utilisateurs pourrait amener Stéphane Montoir à structurer son développement avec la création d’une SARL.

Need Sporty

Si elle n’est malheureusement que disponible sur l’Apple Store, l’application Need Sporty se penche sur une activité qui a probablement quelques beaux jours devant elle. Quand on sait qu’Android représente près de 75% du marché des systèmes d’exploitation de mobiles, on est impatient de retrouver la version sur le Play Store. Need Sporty aussi probablement !

Fabien Clouet