Le marketing mobile en plein développement

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Nous continuons sur la lancée du dernier article sur le SMS marketing, nous parlerons toujours de téléphone aujourd’hui avec la technique en plein développement le marketing mobile. Ce moyen qui risque de bousculer le marché de l’e-pub à l’avenir.

Le marketing mobile en plein boum

En 2013, le trafic mondial des données mobiles a augmenté de 81%. Selon une étude réalisée par Cisco, le flux de données mondiales a atteint une moyenne mensuelle de 1,5 exabytes, un volume 18 fois plus élevé qu’en 2001. En 2014, le nombre d’appareils connectés sera supérieur à la population mondiale.
Selon une étude sur l’utilisation des mobiles, un utilisateur consulte plus de 100 fois par jour son smartphone. Cette statistique prouve l’importance de cet outil dans notre vie. Nous pouvons également constaté que le marché des smartphones est en pleine croissance et donne lieu à une guerre entre les constructeurs de mobiles.

Un marketing efficace selon les marketeurs

L’avantage de ce nouveau mode de marketing est que vous pouvez vous connecter avec la bonne personne, au bon moment et au bon endroit ce qui offre un moyen de ciblage ultra performant pour optimiser ses campagnes. Au delà d’un meilleur ciblage, le marketing mobile apporte un outil pour les marketeurs afin de contextualiser la communication.
Une étude sur le marketing mobile auprès des professionnels du marketing est parue au mois de Juin.
Les professionnels ont compris l’intérêt de ce moyen de communication car 42% des professionnels ont déclaré avoir déjà eu recours au marketing mobile.
Lorsque l’on apprend que 42% des utilisateurs de smartphone consulte leurs mails à partir d’un smartphone, on peut se dire que le marketing mobile a de belles heures devant lui et va bousculer le marché.

Vous pouvez retrouver l’étude complète à télécharger gratuitement sur: http://ascend2.com/home/latest-report/

Le marketing mobile: une priorité à l’avenir

Il y a 55% des professionnels font de ce type de marketing une priorité pour le futur de leur entreprise.
Les principaux objectifs de se tourner vers ce marketing sont l’engagement du consommateur, augmenter la notoriété de la marque, augmenter le trafic vers le site internet ainsi que les ventes.
Il sera important pour les marques de réfléchir à une stratégie efficace sur mobile avec notamment une optimisation du contenu pour le mobile avec surtout la technique responsive. En effet, aujourd’hui, trop peu de contenu sont encore responsive pour les mobiles, ce qui a pour effet de rebuter les utilisateurs de mobiles et prospects potentiels pour les professionnels.
Ensuite, dans l’étude, 54% des répondants citent l’importance d’un site optimisé pour mobile. Viens ensuite, une application mobile, l’optimisation des e-mails pour le mobile.
Malgré cela, certains freins sont à noter pour développer une stratégie marketing sur mobile. La principale est le manque d’expertise en interne. Ensuite, les restrictions budgétaires sont citées à 36%, puis le manque de stratégie à 32%.

Malgré les freins cités par les professionnels, le marketing mobile sera tout de même le principal outil pour les marketeurs grâce à son efficacité de ciblage, une meilleure contextualisation et surtout l’augmentation d’équipements dans le monde.

Dimitri Marié

Le 3310 n’est plus, Microsoft rachète Nokia !

Microsoft rachète Nokia

Le 3310, souvenez-vous en… votre fameux premier téléphone portable qui résistait aux chocs les plus violents et même à la machine à laver. Pour certains vous en avez même peut-être gardé un comme objet de collection tellement ce téléphone fut culte ! Et bien sa page d’histoire vient de se refermer officiellement avec l’activité de son constructeur : Nokia.

La célèbre marque finlandaise qui avait conquis le monde avec ses téléphones va officiellement être rachetée dans les jours qui viennent par le géant de l’informatique : Microsoft.

L’aboutissement de la stratégie Microsoft pour Mobile

Si ce rachat avait déjà été évoqué en septembre 2013, mais non officialisé pour règlement de détails juridiques, il semblerait que le mois d’avril 2014 soit le bon pour finaliser la transaction.

Le rachat porte sur l’acquisition de la division devices & services (appareils mobiles : smartphones et tablettes) ainsi que les licences d’utilisation des brevets déposés par Nokia, pour les 10 ans à venir. Le tout pour un montant global de 5,44 milliards d’euros, soit 7,2 milliards de dollars US. Si l’acquisition ne porte pas sur la totalité de l’entreprise Finlandaise qui vivote encore, il est de plus en plus pressenti que la branche achetée par Microsoft pourrait changer de nom et devenir « Microsoft Mobile ».

Avec cette acquisition, Microsoft poursuit le processus engagé depuis 2010. A l’époque, Stephen Elop, un canadien, ex directeur business (pour la suite office) chez Microsoft, avait signé chez Nokia en tant que directeur général. S’en était suivi un partenariat entre les deux marques en février 2011 où Windows Phone devenait l’unique système d’exploitation des téléphones au détriment de Symbian, l’historique OS du finlandais.

S’attaquant à l’époque au leader du marché du mobile (34% de PDM), Microsoft espérait se positionner comme il l’a fait avec les ordinateurs, c’était sans compter sur les percées de Samsung sur le marché des appareils mobiles et Google (avec Android) sur celui des OS. La concurrence a eu raison de Nokia qui a diminué ses parts de marché jusqu’à essuyer une perte nette de 780 millions de dollars sur l’exercice 2013. La marque finlandaise ne possédant aujourd’hui que 3% de parts de marché dans la vente de smartphones.

Microsoft s’attaque aux marchés émergents

Mais en rachetant Nokia, Microsoft aspire à devenir non plus un simple éditeur de systèmes d’exploitation, mais bien une entreprise de terminaux et de services comme le propose actuellement Apple. Si les récents exemples de Microsoft n’incitent pas à l’optimisme (comme la tablette « Surface » équipée de Windows 8 dont le groupe doit compenser actuellement un lourd échec financier), il y a tout de même un réel créneau à prendre sur le marché des alternatives de solutions mobiles vis-à-vis de Samsung et d’Apple. Dans notre bulle d’occidentaux « maîtres du monde » nous ne nous en rendons pas forcément compte, mais nous ne représentons pas le seul futur pour les ventes de smartphones. Le marché occidental arrivant à saturation, ce sont les marchés des classes moyennes de pays émergents tels que la Chine, l’Inde, l’Indonésie ou encore le continent Africain qui sont l’avenir ! Un marché émergent qui aura, d’après les observateurs, une croissance 4 fois supérieure à celle du marché occidental.

Or, si Nokia était en chute libre dans le monde occidental en termes de vente, sa position dans les pays émergents est sensiblement différente puisque le groupe finlandais reste le deuxième vendeur de mobiles à travers le monde avec 13,9% de part de marché en 2013 (en nombre, pas en $). Il jouit donc encore d’une forte popularité dans les pays où le passage du mobile au smartphone est en train de se faire.

Avec près de 70 milliards de cash de réserve, Microsoft se prépare à livrer bataille dans ces pays émergents : son ticket pour relever la tête dans les années à venir. Il devra pour cela se faire une place dans le monde des développeurs d’applications qui préfèrent à ce jour se concentrer sur iOS (Apple) et Android (Google).

Fabien Clouet

Google-Microsoft : le combat de l’OS informatique

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Le monopole informatique de Microsoft.

Souvenez-vous d’hier c’était il y a une heure à peine. Alors que le marché des ordinateurs explosait littéralement dans les années 1990, l’entreprise Microsoft, de Bill Gates, se positionnait comme un acteur majeur du monde de l’informatique en développant ses systèmes d’exploitation « Windows ». La technique était simple : obliger les fabricants d’ordinateurs à installer uniquement les systèmes « Windows » sous peine de sanctions financières. Microsoft avait ainsi obtenu très rapidement le leadership du marché, et un quasi monopôle.

Google à l’assaut de la téléphonie

Une dizaine d’années plus tard (nous sommes alors en 2000), c’est au tour du marché mobile d’exploser. Et d’évoluer rapidement même puisqu’en 2005 débute l’ère des smartphones : ces téléphones équipés de processeurs comparables à des mini-ordinateurs. Microsoft choisit donc HTC pour développer son OS* Windows Mobile. De son côté, Google, qui n’est principalement qu’un moteur de recherche) rachète la start-up Android qui développait elle-aussi un système d’exploitation. Les premiers combats entre les deux géants naissent ici : autour du fabricant HTC qui choisira de créer avec Google le HTC G1 commercialisé en juillet 2008 et premier téléphone « Android ». C’est le premier succès de Google dans son entreprise de conquête du monde de l’OS informatique.

En 2013, plus d’un milliard de smartphones ont été vendus à travers la planète. Et Google est devenu leader du marché des OS mobiles avec Android. Il aura donc fallu cinq ans à la marque américaine pour s’approprier le secteur, grâce notamment au principe des applications.

Entre 2011 et 2013, le nombre d’androphones est passé de 243,5 à 793,6 millions d’unités. Soit une part de marché passant de 49,2% à 78,6%. Pour comparaison, Windows Phone ne possède que 3,3% de part de marchés dont 89% commercialisés par le seul Nokia.

Une fusion des appareils pour une rééquilibration du marché ?

Acculé sur le monde de la téléphonie mobile, Microsoft ne reste pas moins en position de force sur le marché informatique. Windows 8 commercialisé depuis octobre 2012 semble être la première pierre posée par Microsoft pour les années à venir. Si l’évolution de vente de smartphones continue sa croissance, il y a fort à parier que nous filons tout droit vers une mondialisation du marché d’appareils qui combineront les capacités pratiques des smartphones aux capacités de travail des ordinateurs portables, ce que commencent à être les tablettes.

Si Windows a su s’imposer sur le marché OS des ordinateurs, Google s’est clairement positionné sur celui des smartphones, et c’est bien là tout l’enjeu des années à venir. Comment s’équilibrera le marché des OS, habitué depuis 25 ans à l’extrême leadership de l’unique ?

*OS = Opérating System ou Système d’Exploitation

Fabien Clouet