En 2014, Android passe le milliard de smartphones vendus !

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Souvenez-vous de 2013, un chiffre éloquent nous était communiqué, la commercialisation de smartphones à travers la planète atteignait presque le milliard d’unités !

Ce chiffre ahurissant annoncé il y a près de 12 mois est aujourd’hui devenu « normal ». La dernière étude de Strategy Analytics sur la vente de terminaux mobiles en 2014 est sortie, et le moins que l’on puisse dire, c’est que la croissance est nette : 1,3 milliards de smartphones ont été vendus cette année, soit une augmentation de 30% par rapport à l’année précédente. Une annonce relayant les données de 2013 à la rubrique des faits divers.

Google plus que jamais leader du marché des OS

Dans ces statistiques, une autre donnée est marquante, le marché des smartphones Android écoulés est supérieur à celui de l’ensemble des smartphones écoulés en 2013. 1,042 milliards de mobiles Android ont été vendus cette année, un chiffre qui correspond à plus de 80% des smartphones vendus. 4 smartphones sur 5 sont équipés d’un OS (système d’exploitation) Android !

Google accroît donc sa part de marché en plus d’accroître fortement ses volumes de vente car Android gagne presque 2% par rapport à 2013.

Apple fidèle à lui-même, les autres OS dans la tourmente

Apple a écoulé dans le monde 192,7 millions d’iPhones, suivant ainsi la croissance du marché en augmentant son volume de ventes. iOS reste ainsi le seul système d’exploitation stable capable de concurrencer Android. Leur positionnement sur un secteur plus qualitatif et le fait de ne commercialiser leurs OS que sur leurs terminaux confine Apple à cette part de marché. Il est cependant évident que le but des OS d’Apple n’est pas de miser sur la quantité mais bien sur la qualité. Les chiffres que je vous donne (tirés de Strategy Analytics) ne parlent pas ici que de parts de marchés quantitatives en objets.

Parallèlement, Microsoft, engagé depuis plusieurs années dans une bataille des OS avec Google, et qui voulait s’imposer sur le marché après son rachat complet de Nokia et l’affirmation de sa marque Microsoft Mobile semble marquer franchement le pas. Pas sur qu’une éclaircie soit en vue pour l’année 2015.

Après le monde des OS de PC qui avait été totalement absorbé par Microsoft, les différents acteurs s’étaient jurés de vouloir s’éviter un nouveau monopole du marché. Les OS alternatifs ayant divisés leurs parts de marché par trois et leur volume de vente par deux, on en prend pourtant tout droit le chemin, une seule chose change : le nom de l’entreprise qui s’affirme. Cette position dominante de Google (avec Android) expliquant au passage l’explosion du marché des applications mobiles se cristallisant de plus en plus sur les deux plateformes que sont l’Apple Store et Google Play.

Côté machines, les asiatiques dopent le marché

Si la quantité de smartphones vendus à explosée en 2015 c’est surtout grâce à l’émergence des marchés asiatiques. La Chine et l’Indonésie sont d’après Strategy Analytics deux « gros » moteurs de l’industrie qui continueront à booster la croissance en 2015.

Car Google vend des OS, mais Google vend beaucoup moins de téléphones ! Samsung est là et reste le maître chez Android mais son influence sur les résultats de l’OS propriété de Google se font decrescendo depuis début 2014 : le souffle du déclin pour l’entreprise coréenne ? Xiaomi a par exemple commercialisé 61 millions de mobiles en 2014 (5% de PDM).

Les historiques occidentaux peinent. Microsoft n’est même pas au niveau des émergents asiatiques avec seulement 38,8 millions de mobiles vendus et 3% de parts de marchés. Blackberry semble lui destiné à disparaître de la circulation malgré les efforts consentis pour le moderniser. De 20 millions de terminaux et 2% de PDM en 2013, l’entreprise est passée à 9,3 millions de smartphones vendus et 0,7% de PDM en 2014 : une longue mais certaine descente aux enfers !

De ces données statistiques, une seule chose est certaine. Pour ceux qui en douteraient encore, l’avenir est à l’utilisation et l’exploitation de données mobiles ! Et pour les utopistes adeptes d’une concurrence libre et élargie, Google vous salue bien !

Fabien Clouet  /  @fabienclouet

CLOAK : l’anti-social qui ne perd pas son sang-froid.

cloak

Une application pour éviter ses « amis »

Chaque mouvement connait ses vents contraires. Celui des médias sociaux, qui a explosé avec les avènements de Facebook et Twitter, n’échappe pas à la règle. La vie sociale sur le web voulue comme le prolongement de la vie quotidienne et des interactions physiques « in real life » fait désormais bel et bien partie de notre quotidien.

Cependant, certains acteurs ont décidé de prendre le contrepied de ce système qui nous conduit à côtoyer nos amis à chaque instant de la journée. L’application Cloak développée par les américains Brian Moore et Chris Baker s’inscrit dans ce mouvement !

Cloak développe donc un concept simple. L’application géolocalise vos contacts des réseaux sociaux Foursquare et Instagram grâce aux publications qu’ils émettent. De votre côté, il vous suffit d’identifier les « amis » que vous ne souhaitez pas croiser. L’application vous envoie une alerte dès qu’une de ces personnes indésirables est localisée dans une zone géographique proche de la votre.

Car si l’on peut percevoir l’aspect quelque peu touchant de recroiser son ex-amour de jeunesse et d’échanger quelques mots au hasard d’une rue, c’est une tout autre histoire pour ce qui est de son patron qui vous a viré comme un malpropre le mois dernier ou de son ex-femme/mari de qui vous gardez un amer souvenir depuis votre dernière prestation commune devant le juge.

L’ambigüité de la géolocalisation

Pour les créateurs de Cloak, la véritable vie, c’est donc celle où l’on peut passer incognito, comme le témoigne leur slogan : « Incognito Mode for real life ».

L’application ne se fait aujourd’hui qu’en anglais et n’est disponible que sous iOS. Elle pourrait se développer considérablement si des réseaux comme Facebook ou Twitter décidaient eux-aussi de s’associer à Cloak, et étendaient par conséquent la base de données.

Mais si la tendance de fond de l’application s’inscrit dans celle des réseaux anti-sociaux, qui chercheraient à éloigner les gens les uns des autres, il est bon de se demander jusqu’où ira le concept. Si Cloak participe au combat pour une vie et des rapports plus réels, il est clair qu’il prend aussi part au développement actif de la géolocalisation. Un fichage des personnes en temps réel qui ne donne plus l’opportunité aux gens de se cacher, alors que le mot cloak veut dire en français « cape ».

http://usecloak.com/

Fabien Clouet