Football et caritatif : quand les joueurs se battent pour la bonne cause !

Dans une période où le sport roi de notre planète, le football, ne cesse d’être critiqué pour les sommes astronomiques qui gravitent autour de lui, notamment à cause des salaires de joueurs plus exorbitants les uns que les autres, des indemnités de transferts qui dépassent le cadre de notre vie réelle, ou encore des droits TV qui se négocient à prix d’or, beaucoup se demandent si cette sphère footballistique possède vraiment une âme humaine. « Le foot, c’est que du business ! », « C’est honteux de voir des gens gagner autant d’argent juste en tapant dans un ballon ! », « Le foot est devenu pourri, ce n’est que magouilles et arrangements entre hommes d’affaires ! ». Ces phrases, on les a forcément déjà  entendues. Mécontentement fondé, jalousie, ou mauvaise foi, le football n’en sort jamais grandi en tout cas.

Alors, pour les amoureux du ballon rond, dont je fais parti, toutes initiatives caritatives de joueurs professionnels venant casser un temps soit peu ces a priori font office d’anesthésiants et redonnent un côté humain à ce cercle moins fermé qu’on ne le pense.

Zlatan Ibrahimovic, un tatoué,  un vrai (2014)

L’idée d’écrire cet article m’est venue il y a quelques jours, après avoir vu le spot publicitaire dans lequel Zlatan Ibrahimovic, le joueur du PSG, joue le rôle principal. En bon supporter qui se respecte, j’étais devant mon écran de télé le samedi 14 février pour suivre le match PSG-Caen et j’ai donc assisté à l’ouverture du score du géant Suédois dès la 2ème minute de jeu. La joie du but, mais très vite l’incompréhension : Zlatan enlève son maillot en exhibant fièrement ses tatouages et prend logiquement un jaune pour son acte, qui lui empêchera de jouer le choc contre l’AS Monaco. Pourquoi un tel geste alors qu’il savait ce qu’il encourait ? La réponse, nous l’avons eu quelques jours après le match et je dois dire que j’ai été étonné (dans le bon sens), presque ému. D’un geste que tout le monde avait décrit comme idiot, stupide et immature, il en est devenu un signe de respect pour un joueur que l’on pensait au cœur de pierre. Engagé auprès de l’association WFP (World Food Programme), ces tatouages avaient en réalité une signification bien particulière et tout avait été prémédité, donnant un côté encore plus touchant à cette campagne de lutte contre la faim dans le monde. Séquence émotion…

Love United, unis contre le Sida (2002)

Si Zlatan Ibrahimovic a fait un véritable buzz avec cette opération caritative, il n’est pas le premier joueur professionnel a se mettre en évidence dans des campagnes de ce genre. En effet, bien avant lui, un panel de stars du football avait été formé pour participer à l’initiative « Live for Love United », une opération pour lutter contre le Sida. Pour l’occasion, un clip mené par le chanteur Pascal Obispo avait été réalisé où les 45 joueurs pros de diverses nationalités se succédaient en fredonnant les paroles de la chanson et en prononçant le slogan « Je joue pour Love United » chacun dans la langue de son pays natal.

Des bracelets pour lutter contre le racisme (2005)

« Black and White » ? Non ce n’est pas une variante de la chanson mythique du roi de la pop Michael Jackson, mais bel et bien les deux couleurs, noire et blanche, qui ont été choisies pour mener le projet « Stand Up, Speak Up ». Initié par Thierry Henry et son équipementier Nike, puis relayé par de nombreux footballeurs et autres sportifs, il avait pour objet la lutte contre le racisme et se matérialisait par le lancement d’un double-bracelet, un noir et un blanc, gravés des deux phrases « Stand Up, Speak Up ». Une façon pour les supporters mais également toutes les personnes sensibles à cette cause de montrer leur engagement par l’acquisition de ce petit objet, qui s’était propagé vitesse grand V un peu partout dans le monde.

stand up speak up - nike

Les champions du monde 98, cette belle bande d’Enfoirés (1999)

Quelques mois après leur sacre mondial qui avait uni tout un peuple, plusieurs joueurs de l’Équipe de France de football avait pris part au concert des Enfoirés organisé dans le cadre des Restos du Cœur. Fabien Barthez, Christian Karembeu, Bixente Lizarazu, Emmanuel Petit, Alain Boghossian et Aimé Jacquet (puis Zinedine Zidane en 2001 après la victoire à l’Euro 2000) se sont ainsi prêtés au jeu musical pour montrer leur soutien à l’une des causes les plus fédératrices en France.

Pleins d’autres initiatives caritatives de ce genre voient le jour chaque année avec le soutien de joueurs professionnels (cf Cristiano Ronaldo, membre de l’UNICEF et ambassadeur, entre autres, de l’ONG « Save The Children ») qui n’hésitent pas à investir, du temps et de l’argent, pour lutter contre des maladies ou des fléaux qui nous entourent. Alors oui le football est un « nid à fric », mais quand cela peut servir les grandes causes, c’est tout à son honneur et son image n’en est que plus belle. En espérant simplement que ces valeurs se transmettent aux jeunes générations de footballeurs qui arrivent…

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Rafaël De Oliveira / @Raf_dragaozito

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Le marketing en Ligue 1 pour 2014/2015

Ligue-1

Un championnat à trois vitesses

Même si Canal+ ou autres médias essayent de nous faire croire à un championnat serré, tout le monde sait que le Paris Saint Germain règnera encore sur la Ligue 1 cette année. Cette domination se retrouve dans les différences de budget mais aussi de dépenses et du prix des abonnements.
En effet, le plus petit tarif d’abonnement du PSG est aujourd’hui de 395 euros alors que Lorient qui est le club qui pratique les prix les plus abordables a son abonnement le moins cher 99€. A noter que l’abonnement le plus cher au parc des princes atteint 2.700€.

Au niveau des budgets, le plus gros budget est évidemment le Paris Saint Germain qui a un budget de 490 millions d’euros tandis que le plus petit budget est le SC Bastia avec un budget de 22 millions d’euros. Il faut savoir que la Ligue 1 garde cependant un très net désavantage par rapport aux autres championnats européens. Pour illustration, Le LOSC (Lille) qui possède le 5ème budget de notre championnat avec 65 millions d’euros arrive à égalité avec le dernier budget de la Premier League en Angleterre.
Le PSG possède un très gros budget pour payer des salaires tels que celui de Zlatan Ibrahimovic a environ de 18 millions d’euros brut annuel ou celui de Thiago Silva a 15 millions d’euros brut annuel. Ces salaires sont impressionnants par rapportau salaire moyen en ligue 1 qui est de 540.000 € bruts annuels.

Le PSG a aussi été obligé, par le fair play financier, a développé ses outils marketing afin d’augmenter ses revenus. C’est pourquoi le contrat du sponsor du maillot du PSG est d’environ 25 millions d’euros par an alors que Marseille toucherait 7 millions d’euros par son sponsor maillot avec Intersport.

Les clubs sur les réseaux sociaux

Sur Facebook :

Les quatre premiers sont bien évidemment le PSG avec 12.3 millions de fans, Marseille possède 3.5 millions de likes, l’OL lui 1.5 millions et Monaco 1.4. Le FC Metz ferme la marche avec presque 66.000 fans sur Facebook.

Sur Instagram :

Le PSG domine les débats avec 365.000 followers devant l’AS Monaco avec 51.000 et l’Olympique de Marseille 18.500.

Sur Twitter :

Le PSG est là aussi le champion de France sur Twitter avec environ 1.5 million de followers, l’OM a plus d’un millions d’abonnés et l’OL quant à lui a 350.000 followers. Vient ensuite Monaco puis le TFC, ce qui n’est pas surprenant car ce club est très actif sur les réseaux sociaux et possède une véritable stratégie, pour exemple son débarquement sur Snapchat. Le dernier du classement est le SM Caen avec 12.300 followers.

Certains clubs de Ligue 1 sont aussi présents sur Snapchat, l’application mobile en vogue permettant d’envoyer des photos éphémères. En effet, le FC Metz, l’AS Monaco et le Toulouse FC se sont lancés sur ce nouveau réseau.

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Un produit essentiel pour Canal + : des droits TV en hausse

Posséder une locomotive comme le PSG est tout de même une chance pour la Ligue 1 qui a vendu ses droits TV pour 607 millions d’euros pour la période 2012-2016 et qui le vendra aux alentours des 748 ,5 millions d’euros pour 2016.

On remarque une forte augmentation des futurs droits TV expliqué par plusieurs phénomènes. La première chose est l’arrivée de grandes stars, la deuxième, l’apparition d’un nouveau diffuseur avec de gros moyens financiers. Enfin, la troisième chose est l’obligation pour Canal+ de posséder des produits Ligue 1 de par son histoire et l’intérêt de ses clients pour ce produit. Si Canal+ venait, un jour, à perdre toute la diffusion des matchs de Ligue 1, la chaîne pourrait ressentir cette perte avec une forte baisse de son nombre d’abonnés.

Canal + a d’ailleurs ressorti les gros moyens pour la reprise de la Ligue 1 avec un spot publicitaire pour féliciter les cameramen.

Canal+ illustre, avec cette vidéo, toute la passion et l’expertise qui les animent pour apporter aux abonnés les plus belles rencontres et les images de sport les plus spectaculaires de manière décalée.

Un nouveau film pour réaffirmer son savoir-faire unique dans le traitement des matchs et affirmer son engagement auprès de ses abonnés en proposant les meilleurs matchs de Ligue 1.

Un trophée des champions pour le marketing

« En terme de revenus de commandites, on est très en retard par rapport à nos voisins », reconnaît volontiers Bruno Belgodère, directeur financier et marketing de l’Union des clubs professionnels de football (UCPF).

Il faudrait être capable d’internationaliser l’image de la Ligue 1 pour augmenter les recettes de sponsoring. Le PSG tente depuis quelques années d’exporter son image à l’étranger avec des tournées comme la dernière en Asie mais aussi avec l’achat de joueurs charismatiques pour des marchés visés. Beckham l’an dernier en est le parfait exemple, il fût recruté afin d’attaquer le marché asiatique rapidement.
La Ligue 1 tente elle aussi de s’exporter avec la délocalisation du match pour le trophée des champions. Pour l’image, malheureusement, un match PSG – Guingamp n’attire pas forcément beaucoup d’asiatiques néophytes de la Ligue 1.

Il faudra donc à la Ligue 1 et aux clubs de trouver de nouveaux moyens d’exporter leur image et développer leurs revenus marketing afin de ne plus être dépendant des droits TV.

Dimitri Marié – @dimitrimarie

La Coupe du Monde 2014 : une opportunité pour les marques !

Coupe du Monde au Brésil

Didier Deschamps a annoncé, hier, son groupe des 23 joueurs qui participeront à la Coupe du Monde. Il reste moins d’un mois pour se préparer à cet évènement de grande ampleur et de grande audience pour tous les acteurs, aussi bien les autorités brésiliennes, la FIFA, les joueurs, les sélectionneurs mais aussi les marques, les médias, les annonceurs et les points de vente de chaque pays présents dans le tournoi.

Les enjeux de la coupe du monde

La Coupe du Monde est aujourd’hui un des trois évènements les plus suivis dans le monde entier et bénéficie d’une audience internationale. Il reste très populaire, possède des valeurs et est fédérateur pour tout un pays. Cette édition 2014 se déroule au Brésil et a donc une image encore plus proche de la fête, de la convivialité. Cet évènement médiatique constitue l’opportunité, pour une marque, de se rapprocher des valeurs de la compétition et d’interagir avec ses fans, son audience.

Pour parler recettes publicitaires, la Coupe du monde en Afrique du Sud a généré en France un chiffre d’affaires publicitaires de 68,5 millions d’euros.

Les opérations marketing autour de la compétition

Le football a toujours rassemblé les foules autour de la même passion, pour preuve le record d’audience de 7,3 millions de téléspectateurs hier devant le 20h de TF1 pour l’annonce du groupe France. Cependant, la coupe du Monde réunira les foules et les attentions autour du football mais aussi du Brésil et de sa culture. Les acteurs locaux d’un pays présent peuvent tirer profit de l’engouement autour de la compétition en proposant des animations sur leur point de vente. Par exemple, il est assez facile d’organiser des tournois de consoles de jeux, des tournois de football. Les marques pourront également organiser des évènements privés comme des retransmissions de match pour améliorer leur image auprès de certains clients ou d’en fidéliser d’autres. Certains acteurs locaux pourront également communiquer sur leur marque en créant des objets publicitaires aux couleurs des pays de la coupe du monde ou du moins en rapport avec la compétition. Ces objets pourront être distribués durant des opérations de street marketing ou dans les évènements privés. Cette technique a pour but d’accompagner les clients durant la coupe du monde mais aussi de rester avec eux après celle-ci.

Les marques peuvent créer un engouement autour d’elles avec la mise en place d’opérations commerciales sur des produits en lien avec la compétition. Carrefour, sponsor officiel de la FFF, avait proposé un barème de réduction sur les téléviseurs pour la coupe du monde 2010 selon les résultats de l’équipe de France (25% si les Bleus étaient en ½ finales, 100% si nous étions champions du Monde).

Chaque marque pourra profiter également de la compétition pour créer des produits à édition limitée pour créer le buzz et être associé à l’image de l’évènement. Par exemple, Mc Donald’s vient de créer 7 nouveaux burgers autour de la gastronomie de pays présents à la Coupe du Monde, malheureusement cette offre n’est disponible qu’au Brésil mais rencontrera à coup sûr un succès auprès des locaux et des visiteurs. Mais la compétition est également une opportunité pour certaines marques de lancer un nouveau produit et de bénéficier d’une exposition internationale et très importante. La plupart de ces produits seront des objets attachés au football ou aux sportifs. Adidas a choisit de lancer sa nouvelle collection de chaussures de football lors de la Coupe du Monde grâce à ses partenariats avec certains sportifs qui seront présents et médiatisés lors de la compétition.

Les marques peuvent interagir et communiquer auprès de leurs clients, leurs prospects sur les résultats, les rencontres de la compétition. Cette stratégie permettra aux annonceurs de se rapprocher de certains clients touchés par la personnalisation de la communication. Nike est, par exemple, assimilé à la Coupe du Monde or c’est Adidas qui est le sponsor officiel de la compétition. Avec sa communication basé sur le buzz du hashtag #riskeverything, de sa vidéo promotionnelle, et de ses partenariats avec des footballeurs médiatiques, Nike est forcément assimilé à la compétition sans avoir déboursé un centime à la FIFA.

Certaines entreprises miseront aussi sur la création de jeu concours comme Carrefour qui propose à ses fans de pronostiquer les bons résultats de l’équipe de France lors de la phase de poule pour remporter une télévision. Les marques chercheront à créer le buzz autour de leurs jeux concours grâce à la communication digitale. Elles exploiteront au maximum les outils digitaux à leur disposition comme les réseaux sociaux ou la création d’applications que propose clé en main certaines agences de marketing ou par exemple, l’application d’ESPN qui vous permettra d’être au plus prêt de la compétition avec les résultats, les dernières informations et les dernières vidéos.

Dimitri Marié