Facebook critiqué pour son traitement des données !

Maximilian Schrems : « Les termes de Facebook ne sont pas valides selon les lois européennes »

Vingt-cinq mille personnes viennent de se joindre à l’Autrichien de 26 ans pour lancer une action judiciaire afin que le géant américain respecte la législation européenne en vigueur. Maximilian avait déjà déposé vingt deux réclamations à la commission de protection des données en Irlande où Facebook est installé.

Le Vendredi 1er août, il décide de porter plainte devant la cour de commerce de Vienne et a demandé à toutes les personnes majeures de le rejoindre afin de donner du poids à son action. Il souhaite que les européens arrêtent de se lamenter sur le fait que la vie privée ne soit pas respectée mais agissent contre cela.
Ce jeune de 26 ans attaque Facebook sur sa politique de confidentialité, son « tracking »… Mais il désire surtout que le réseau social se soumette à la loi européenne.
Le nombre de 25.000 permet à la plainte d’avoir un plus gros poids mais obligera également Facebook à modifier sa politique de traitement des données personnelles. En effet, si Maximilian avait été seul dans ce combat, le réseau social n’aurait eu qu’à modifier ses données personnelles.

Facebook se défend : « vous avez accepté les conditions, si cela ne vous convient pas, vous pouvez partir »

Maximilian souhaite néanmoins combattre les actions de l’ensemble de l’industrie technologique car pour certains produits d’Apple, Amazon, nous sommes tous obligés d’accepter les conditions de traitement des données personnelles.

Google a déjà été obligé de mettre en place un « droit à l’oubli » pour permettre aux internautes de demander à Google de supprimer un article à son sujet. Cette décision de l’Union Européenne a renforcé la prise de décision de Maximilian.
La première audience aura lieu à la fin de l’année 2014. Nous devrons attendre jusque là pour savoir ce qu’il en deviendra de la protection de notre vie privée sur le réseau social.

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Problèmes de protection de la vie privée sur l’application Messenger

Le 1er août 2014 tous les utilisateurs de Facebook ont dû télécharger l’application Messenger. Cette application demandait une série d’autorisations qui peuvent poser des problèmes au niveau de la protection de la vie privée des personnes. Voici des autorisations jugées très intrusives pour l’application de Facebook Messenger :
– Autorisation à modifier l’état de la connectivité du téléphone
– Autorisation à appeler des numéros de téléphone sans notre intervention
– Autorisation à envoyer des SMS sans notre intervention
– Autorisation à enregistrer le micro à tout moment sans notre confirmation
– Autorisation d’accéder à la caméra sans notre confirmation
– Autorisation à accéder à notre historique d’appel
– Autorisation pour l’accès à l’historique des données des contacts enregistrés sur téléphone.
– Autorisation à accéder aux informations personnelles enregistrées sur le téléphone.
Facebook démontre encore qu’elle profite de sa position pour imposer sa politique de traitement de base de données car désormais l’application est obligatoire.

Facebook rachète PrivateCore pour la sécurité des serveurs

Créée en 2012 par d’anciens de VMware et de Google et basée à Palo Alto en Californie, cette société développe un logiciel pour sécuriser les serveurs et leurs données. Sa technologie assure une protection pour préserver les applications qui tournent sur des plateformes cloud publiques ou des services sous-traités.

Ces exemples prouvent que le traitement des bases de données devient un affrontement entre les utilisateurs et le réseau social qui souhaite garder l’intégralité de sa liberté dans ce traitement. Facebook devient de plus en plus intrusif dans la vie de ses utilisateurs et renforce la protection de ses données car elles sont devenues le nerf de la guerre commerciale. Du côté des utilisateurs, on remarque de nombreuses critiques envers le réseau social et ses agissements.

Quel sera l’avenir du traitement des données personnelles ?
Jusqu’où ira Facebook pour s’immiscer dans votre vie privée ?

Dimitri Marié – @dimitrimarie

Quel avenir pour le traitement des données personnelles ?

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Les sources de données intéressantes à prendre en considération se multiplient avec les smartphones, les tablettes, les objets connectés, les réseaux sociaux et les outils web qui transmettent des flux parfois en temps réel. Pour répondre aux besoins du consommateur, les marques ont décidé d’exploiter ces données. Que l’on parle de Big data ou de Smart data, l’enjeu dans le futur sera de posséder sa base de données la plus complètes remplies de données totalement exploitable commercialement. Les enjeux du data dans le commercial

Une opportunité marketing

Le traitement des bases de données peut être utilisé pour des finalités différentes. En effet, des marques souhaitent améliorer la relation client pour la majorité mais cet outil peut permettre d’aller plus loin. Il peut apporter des solutions d’amélioration du service pour le client, de proposer les produits ou service les plus pertinents pour le client et donc d’augmenter la force de vente et le chiffre d’affaire d’une entreprise. Ce traitement de données permet donc d’améliorer le fonctionnement d’une entreprise autant sur sa rentabilité, sur ses process que pour la connaissance des besoins de ses clients. On remarque la puissance commerciale qu’offre la data pour les marques dans le futur.

Les données personnelles pas toutes égales

D’après une étude de la BCG Global sur le sentiment des consommateurs vis-à-vis de leurs données personnelles, nous savons que les informations liés aux données bancaires sont perçus comme extrêmement privées ce qui rend l’obtention de ces données difficile pour les marques. Pourtant, Facebook travaille aujourd’hui sur un nouveau bouton « Buy » qui permettra au consommateur d’acheter directement sur le réseau social. Pour le leader des réseaux sociaux, ce bouton permettra d’obtenir les données liés à la carte bancaire du client sans qu’il ne s’en aperçoive réellement. Une deuxième catégorie vient ensuite dans le sentiment de vie privée qui est constituées de toutes les données liées à la famille et à la santé. Puis, les utilisateurs n’aiment que très peu que les marques puissent les espionner avec leur localisation exacte ou l’accès à leur historique de navigation web. Ensuite, les données liés aux achats passés ou prévus ne sont pas perçus comme des données très privées. Puis, les utilisateurs du web ne sont pas refractaires à donner leur nom, âge, sexe, leurs usages et préférences en terme de médias, de produits, les dates significatives pour eux, leurs intérêts personnels. Cependant, ils considèrent que leurs adresses emails ou leur présence sur des réseaux sociaux sont des informations qui restent dans le domaine du privé. La dernière catégorie est une catégorie très exploitable pour les marques car les utilisateurs ne considèrent pas du tout comme privé leurs besoins de produits ou de services, leurs préférence en terme de marques et leurs retours sur des produits ou des services.

Le futur du traitement des données personnelles

Le data rencontre aujourd’hui un problème dût aux volontés des différents acteurs du système. En effet, les entreprises souhaitent avoir accès au plus grand nombre d’informations sur leurs prospects, les pouvoirs publics souhaitent encadrer cette récolte de données comme l’Union Européenne qui a obligé Google à mettre en place un droit à l’oubli. Enfin, les utilisateurs désirent avoir un service pertinent mais craignent pour l’utilisation de leurs données. Le recours au traitement des données personnelles est inévitable ! Il est primordial pour une entreprise de connaître ses clients et ses cibles mais chacun doit être avertit face à ce nouveau mode d’exploitation des données. Les pouvoirs publics doivent encadrer cette utilisation des données personnelles mais ils doivent aussi les prendre en compte afin d’améliorer eux aussi leurs services en réduisant leurs dépenses. Enfin, il serait intéressant de sensibiliser les utilisateurs que le traitement des bases de données existe et que tout devient exploitable. Je pense qu’à l’avenir nos données personnelles pourront devenir une monnaie d’échange contre un service personnalisé et pertinent. Une fois avertis, les utilisateurs pourront ainsi choisir de divulguer ou non une information personnelle mais pourront surtout la vendre. En effet, aujourd’hui de nombreux sites récoltent un nombre incalculable de données sans véritablement récompenser l’internaute. Demain, l’utilisateur pourra marchander ses données personnelles afin d’avoir lui aussi une part du gâteau des revenus générés par ce traitement des données. Il ne faut pas interdire cette pratique mais permettre à l’internaute de choisir quoi faire de ses données, les offrir contre des services et produits pertinents, les vendre ou les échanger contre des services gratuits… tout est imaginable.

Craignez-vous le traitement de vos données personnelles ?

Dimitri Marié – @dimitrimarie