Le Crowdspeaking : la parole collective adoptée aux U.S.A…débarque en France !

Aujourd’hui, je souhaitais vous présenter un concept qui me semble très intéressant et qui risque de faire parler de lui dans les prochains mois.

Plateformes crowdspeaking

Le crowdspeaking s’inspire du crowdfunding

Vous connaissez désormais le crowdfunding et l’ampleur que prend cette pratique. Mais connaissez-vous le crowdspeaking ?  Ce nouveau concept s’appuie sur le même principe que le financement participatif qui est de d’appeler au soutien des internautes pour un projet, une cause, une start-up, une entreprise, une association, un artiste. La différence majeure est que dans ce cas là, les internautes n’offrent pas de l’argent mais proposent d’en parler sur les réseaux sociaux pour déployer le message et améliorer sa visibilité. Ce nouveau concept appelé « communication participative » a été crée en 2012 aux Etats-Unis avec l’arrivée de la première plateforme de crowdspeaking : Thunderclap.

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Fizzer, l’application pour créer la carte postale qui vous ressemble !

Fizzer - carte postale - start-up - application

Les vacances d’été arrivent à grand pas et beaucoup d’entre nous ont déjà hâte de prendre l’avion (ou la voiture) pour fuir le quotidien et rejoindre partir à la recherche de soleil, de fêtes, ou tout simplement de tranquillité. Mais pour la plupart des gens, l’envie commune recherchée est d’aller à la découverte de nouveaux paysages. Et, comme la tradition le veut, on n’hésite pas à partager un bout de son voyage avec sa famille ou ses amis en leur envoyant une petite carte postale. Mais la carte postale, à l’ère du tout numérique, a perdu un peu de sa symbolique puisqu’il est désormais très simple et beaucoup plus rapide de poster des photos de ses vacances sur les nombreux réseaux sociaux qui existent que de trouver un buraliste et choisir une carte qui illustrera son séjour. Pour faciliter la vie des voyageurs, la jeune start-up Fizzer prévoit de lancer, début juillet, une application permettant de créer sa propre carte postale.

Personnaliser entièrement sa carte postale

L’idée, venue de deux jeunes amis entrepreneurs, Baptiste Hamain et Vincent Porquet, est toute simple : le voyageur se rend sur l’application (bientôt disponible sur App Store et Android), prend une photo qui représente son voyage, y ajoute des filtres s’il le souhaite – à l’image d’application spécialisée dans la photo telle qu’Instagram – et rédige un cours message pour son destinataire. Pour le reste, l’application s’occupe de tout ! Ainsi, après avoir transféré l’ensemble des informations que vous souhaitez voir apparaître, Fizzer s’occupe de mettre en forme automatiquement votre carte postale et vous donne la possibilité d’avoir un aperçu directement avant de décider de l’envoyer un de ses proches.

Une carte postale délivrée sous 24h

Fizzer n’est pas seulement une appli de création de carte postale. Et oui, là où on y trouve un réel bon intérêt, c’est qu’elle s’occupe aussi de tout le processus d’envoi. En effet, pas besoin de chercher désespérément un espace postal pour faire l’envoi de sa carte, ou encore de se précipiter les derniers jours de ses vacances pour écrire rapidement des petits mots à tous ses proches qui, bien souvent, reçoivent la carte postale plusieurs jours après, parfois même après votre retour à la maison. Pour éviter toutes ses contraintes, Fizzer s’occupe de l’impression de la carte postale ainsi que l’envoi pour garantir une réception par le destinataire sous les 24h après la commande effectuée.

Un fonctionnement de type réseau social

Pour aller plus loin dans leur idée, Baptiste et Vincent ont souhaité ajouter deux fonctionnalités intéressantes à l’application : un historique des cartes postales qui gardera en mémoire l’ensemble des créations réalisées (et celles reçues), ainsi qu’un système d’interactions avec ses amis via des commentaires, des likes, des partages, etc. Appelés « fizz », ces cartes postales personnalisés satisferont sans aucun doute tous vos proches car l’essence même de ce projet reste le fait d’offrir un cadeau, faire plaisir et montrer à son entourage que l’on pense à eux. Un développement de l’application est déjà prévu pour proposer également la création de cartes de vœux pour Noël ou Pâques, par exemple.

Le projet Fizzer est actuellement présenté sur la plateforme de crowdfunding Ulule afin d’obtenir un financement à hauteur de 10 000 € pour effectuer le lancement de l’application avant l’été. Personnellement, je crois vraiment en cette nouvelle start-up qui souhaite remettre sur le devant de la scène les cartes postales, et j’ai déjà hâte de pouvoir créer la mienne dès le mois d’août prochain ! Et vous, allez-vous penser à vos proches cet été et partager avec eux un petit bout de votre voyage ?

Rafaël De Oliveira

La conférence #Confalittle : Vers une économie plus humaine ?

Conférence Vers une économie plus humaine

Le sujet de cette conférence, organisée par A little Market, était de comprendre le rôle d’internet dans les nouveaux modes d’échanges et de partages entre individus.

La conférence débutait par la présentation des chiffres de l’étude menée par l’IFOP sur l’économie collaborative. Laurence PARISOT (vice présidente de l’IFOP) revenait sur les chiffres marquants de cette étude et nous expliquait pourquoi l’économie collaborative pouvait devenir la première entreprise de France.

D’après l’étude, 25% des Français ont déjà entendu parler d’économie collaborative. Nous pourrions croire que la plupart des répondants ayant répondu « oui » étaient des jeunes geeks or 30% sont des séniors.
Des autres statistiques démontrant l’importance du mouvement en France, 77% des français ont déjà acheté ou loué des biens à des particuliers et 70% des français ont vendu ou loué des biens à des particuliers. Pour les services, ils sont 23% à avoir fait appel à un particulier tandis que 15% ont déjà rendu un service à un particulier. Les Français sont à 63% contre l’idée que ce mode économique s’essouffle lors de la fin de la crise. L’économie collaborative bénéficie d’une image positive car 68% des Français pensent qu’elle incarne un visage humain et 44% sont persuadés que cette économie peut créer des emplois.

Ensuite, Cécile DESAUNAY (Chargée de veille et d’études à Futuribles) revenait sur le sentiment des consommateurs vis à vis des marques et du e-commerce. Les consommateurs sont lassés car il n’y a plus de produits qui répondent à leurs attentes. 10%, seulement, affirment avoir du plaisir à acheter des produits alors que 90% pensent qu’une marque vend des produits qui vont tomber en panne rapidement. Aujourd’hui, le comportement et les attentes des consommateurs changent, pour preuve 50% se questionnent desormais sur l’origine des produits. C. DESAUNAY est ensuite revenue sur la confiance des Français vis-à-vis des petites et grandes entreprises, 30% déclarent faire confiance aux grandes entreprises contre 80% pour les petites. Elle analyse qu’Internet peut être local et que les consommateurs privilégient les échanges entre particuliers et qu’il est primordial pour les marques d’utiliser les nouvelles technologies pour les améliorer.

Puis, Stéphane VROMMAN (Co-fondateur de Bulb in Town) revenait sur le crowdfunding et l’activité de son entreprise. Lors de sa présentation, S. VROMMAN parlait de la nécessité d’engager ses clients. Pour cela, la reconnaissance, le sentiment d’exclusivité ainsi que le pouvoir étaient nettement plus important pour eux que les prix réduits. En effet, ces trois facteurs permettent de créer une relation forte et de fidélité entre une marque et ses clients alors que la baisse des prix encourage un client à venir une seule fois mais sans lui donner envie de revenir et de faire la promotion de la marque. L’intervenant recommande donc aux marques de s’adapter aux nouveaux usages, de proposer une nouvelle expérience aux clients et d’innover pour surprendre le client.

L’avant dernière intervenante était Flore BERLINGEN (Co-fondatrice de Ouishare) qui revenait sur l’état du mouvement de l’économie collaborative en France et sur les différents secteurs touchés par cette économie.

Puis, elle présentait les quatre piliers afin de créer une véritable communauté pour les différents acteurs du monde collaboratif. La première est la confiance des utilisateurs entre eux et envers la plateforme. Pour augmenter, elle préconisait les commentaires entre utilisateurs ainsi que la vérification des éléments personnels par la plateforme. Le deuxième pilier est d’avoir des valeurs et de les affirmer auprès de sa communauté. Nous retrouvons régulièrement ces deux éléments dans les plateformes d’économie collaborative. L’animation de la plateforme est un point important pour la création d’une communauté. Pour cela, la plateforme peut utiliser des évènements privés, des trophées et des portraits d’utilisateurs. Enfin, l’ergonomie d’une plateforme est, peut-être, le ciment de la communauté car si l’ergonomie n’est pas parfaite, les utilisateurs seront lassés par la navigation. Les plateformes d’aujourd’hui ne sont pas encore au maximum sur ces deux derniers piliers pour créer un véritable sentiment de communauté.

Enfin, Eric CASSAGNE (Directeur de la marque Auchan) évoquait l’entrée d’Auchan dans l’économie collaborative. Auchan vient de passer un partenariat avec Quirky pour lancer un mouvement créative attitude. Tout le monde pouvait proposer un projet de nouveau produit sur la plateforme. Aujourd’hui il y a plus de 300 propositions par mois qui précèdent une sélection des meilleurs produits. E.CASSAGNE nous a même fait une petite confidence sur le premier produit qui sortira dans ses magasins en Alsace, d’où est originaire l’inventeur, dans quinze jours. L’intervenant nous expliquait les motivations d’Auchan d’être rentré dans l’économie collaborative avec Quirky. Cette plateforme permet à la marque d’être proche et à l’écoute de ses clients. Enfin, cette plateforme permet à Auchan d’avoir des produits que les concurrents ne possèdent pas dans leurs magasins.

La #confalittle a donc été très instructive et nous a permis de rencontrer et d’entendre des acteurs de l’économie collaborative. Nous espérons pouvoir encore participer à de nombreux évènements de ce type dans le futur.

L’économie collaborative : qu’est ce que c’est ?

L’économie collaborative : Un nouveau concept

Plus qu’une mode, l’économie de partage est un secteur en plein développement. Après la crise boursière de 2008-2009  aux États-Unis, les consommateurs ont développé de nouveaux réflexes. Elle marque un renouveau des formes de solidarités et de proximité grâce au Web, aux applications et aux nouvelles technologies.

Appelée aussi « sharing economy », l’économie collaborative repose sur quatre concepts différents qui ont pour but de produire de la valeur en commun.

Le premier est la production contributive qui correspond au partage de connaissances et d’informations dans le but de produire ensemble.
Le deuxième concept est le financement participatif, appelé aussi crowdfunding, qui permet aux consommateurs de financer un projet qui les intéresse.
Le troisième est l’open knowledge qui correspond aux partages de connaissances et groupes de travail sur un sujet en particulier.
Enfin, le dernier concept est la consommation collaborative qui regroupe l’hébergement chez l’habitant, le covoiturage, la location de voiture entre particuliers, les services entre particuliers,etc…

Pour mieux comprendre ce dernier concept :

La consommation collaborative en France

Pour 83% des français, l’important est de pouvoir utiliser un produit plus que de le posséder. Ce qui prouve un réel changement des mentalités dans notre société. Voici les différents types de consommation collaborative en France :

Les différents types de consommation collaborative en France
La consommation collaborative est en plein boum en France. En 2014, d’après une étude TNS Sofres de Novembre 2013, 1 français sur 2 est adepte de la consommation collaborative.
Toujours selon cette étude, 59% des français ont confiance dans les échanges entre particuliers.
Enfin, 51%  des pratiquants de la consommation collaborative comptent faire plus d’échange et partager d’avantage en 2014.

Cependant, le flou juridique sur ces activités reste une menace pour leurs développements. En effet, l’administration française ne laissera pas se développer ce qu’elle ne peut pas contrôler et cherchera à l’encadrer. Il est donc envisageable de voir apparaître une nouvelle législation sur l’ensemble des domaines de l’économie collaborative dans les mois à venir.
Le covoiturage, par exemple, a été réglementé pour empêcher les utilisateurs de réaliser des bénéfices car l’administration ne parviendrait pas à les taxer.

Plusieurs facteurs démontrent, tout de même, un fort potentiel de développement du phénomène en 2014 :

– le besoin de réaliser des économies
– le taux d’usage des réseaux sociaux qui prouve la recherche de lien social
– le taux d’adoption des smartphones au sein de la société
– la prise de conscience écologique sur notre sur-consommation.

Et vous êtes-vous des consomm’acteurs ?

Dimitri Marié