Tatacaisse : le covoiturage de courte distance entre étudiants !

tatacaisse_concours Trouver chaque jour une voiture pour aller en cours

Tatacaisse est une plate-forme de co-voiturage entre étudiants pour faire les trajets entre les domiciles et l’école. L’objectif est de permettre aux étudiants d’aller à coup sûr à l’école en voiture et ne plus être dépendant des transports en communs. Et puis, il faut bien avouer que c’est plus sympa et confortable de rencontrer d’autres étudiants et d’aller en cours en voiture. Mais pour y aller, on peut demander aux personnes de sa promo, de ses amis mais on a pas tout le temps quelqu’un qui peut nous emmener. Et puis quand on emmène nos amis, on est toujours le seul à payer les frais d’essence. Une fois ça va, dix fois ça commence à faire.

Un fonctionnement simple

Les conducteurs doivent simplement enregistrer leur adresse et celle de leur école pour proposer chacun de leurs trajets en un clic. Pour le passager, l’expérience est encore plus simple ! Il faut préenregistrer son adresse puis indiquer que nous souhaitons partir, l’application nous géo-localise et propose une liste de conducteurs prêts à nous emmener. Les transactions s’effectuent via des portefeuilles électroniques. Une fois l’accord validé, elles se font de manière automatique. Les créateurs du concept promettent des économies jusqu’à 65 € par mois pour les conducteurs. C’est intéressant quand on est étudiant !

Un positionnement de niche judicieux ? 

Reste aujourd’hui à se demander si le co-voiturage sur des trajets de courte distance est un marché existant…de plus exclusif au aux étudiants. Si oui, est-il intéressant pour les utilisateurs de payer une commission sur des accords de 2 ou 3€ ? Les fondateurs réalisent une phase de test à Rouen puis envisagent de se déployer sur des villes comme Reims, Rennes, Lille, Marseille, Bordeaux, Lyon et Montpellier. Cette stratégie leur permettra ensuite de proposer un service de co-voiturage pour proposer aux étudiants de rentrer chez leurs parents. Le monde du covoiturage est de plus en plus concurrentiel, en se positionnant sur la cible étudiante et sur la niche des courtes distances, Tatacaisse parviendra t’il à s’imposer ?
Il ne reste plus qu’à suivre leur évolution pour en savoir plus…

Vous pouvez suivre Tatacaisse sur http://tatacaisse.com, sur Facebook et sur Twitter .

Dimitri Marié – @dimitrimarie

Solar Impulse 2, première pierre d’un changement d’ère

Solar Impulse 2

Aujourd’hui ce n’est ni de la dernière appli branchée, ni de plateformes collaboratives en vogue ou de superbe coup marketing que je veux vous parler mais plutôt d’un fait d’actualité qui m’a donné beaucoup d’espoir pour l’avenir. C’est événement c’est le décollage de Solar Impulse 2 pour son tour du monde en 12 étapes.

Mais comment marche Solar Impulse 2 ?

Pas question ici de refaire l’analyse technique ou la présentation de nombreux journaux. Mais on peut dire rapidement que l’avion est propulsé par plus de 17 000 cellules solaires qui fournissent de l’énergie au moteur de l’avion via des batteries au lithium. L’avion atteint une vitesse située entre 50 et 100 km/h, très loin des standards des autres avions, mais tout de même il vole ! D’ailleurs comme le soulignait un de ses pilotes/ingénieurs Bertrand Piccard, l’objectif est vraiment de réaliser le tour du monde qui est l’acte ultime du voyage terrestre ! Une consécration pour le modèle développé !

C’est donc à une hauteur de 8 500 mètres au dessus du sol que Solar Impulse réalisera son périple.

L’énergie solaire, l’avenir propre incontournable.

La question qu’il convient de se poser avec ce type de vol c’est : « à quoi bon ? », cela servira-t-il à court terme ? J’ai entendu ce matin à la radio une personne qui comparait ce voyage à l’invention du train au début du XIXe siècle. Un petit geste pour l’instant mais il y a fort à parier que d’ici 50-100 ans la technologie soit utilisée dans la vie de tous les jours. Et en ce sens, je me réjouis de ce qui est en train de s’accomplir.

Si au début du XXIe siècle l’énergie solaire peinait à se faire une place, notamment parce que le coût d’acquisition de cellules photovoltaïques était trop élevé au vu de la rentabilité proposée, il est clair qu’à l’avenir elle sera incontournable (Martial, si tu nous lis de temps en temps, j’espère que tu seras de cette révolution avec ton entreprise). A beaucoup plus long terme, on peut aussi imaginer que l’énergie solaire s’imposera comme une nécessité pour nos ambitions spatiales. C’est en effet une ressource renouvelable à travers l’espace, puisqu’on est sur d’y trouver des étoiles, du pétrole beaucoup moins !

Le symbole d’une société qui change

Enfin j’aimerais surtout vous faire partager mon avis sur notre société qui change avec de nouveaux modes de consommation qui apparaissent. Je pense aux objets connectés pour la vie quotidienne, mais surtout à l’économie collaborative. J’avais présenté il y a quelques temps le virage nécessaire que nous devions prendre avec elle. Non pas que je veuille faire l’apologie de la consommation collaborative, alors que je n’en suis même pas un fervent acteur, mais j’oserai plutôt une comparaison entre les deux phénomènes.

L’énergie solaire peinait à trouver sa place et pourtant aujourd’hui, la planète est unanime pour saluer une initiative extraordinaire pour le futur. Alors je me prends à rêver d’une société plus propre comme le fait Solar Impulse 2 avec l’énergie, et il est clair que l’économie collaborative est la transition obligatoire vers des attitudes plus responsables, tournées vers les autres. Si elle peine à s’imposer pour de bon, quelques signes nous prouvent que les attitudes changent !

The Solar Impulse 2 takes off at airport in Abu Dhabi

Mais si les objets connectés ou la consommation collaborative révolutionnent nos usages quotidiens, Solar Impulse 2 est pour moi un symbole : celui des prémices d’une société qui ne change pas qu’à la base mais aussi dans les secteurs de pointe de l’industrie ! L’avenir nous appartient !

Fabien Clouet  /  @fabienclouet

Le marketing digital et ses tendances en 2015

mark digital

Les marketeurs attirés de plus en plus par le digital ! 

D’après une étude réalisée par WBR Research au Royaume Uni, en France, en Allemagne et aux Pays-Bas, la moitié des décisionnaires marketing senior pensent que les investissements de leur entreprise dans le digital ne sont pas suffisants et 87% prévoient d’augmenter leurs dépenses sur le marketing mobile.

Les trois objectifs principaux dans le marketing digital sont la génération de ventes, l’acquisition de nouveaux clients et l’augmentation du trafic sur le site web.

Durant l’année 2015, les marketeurs français auront pour objectif principal de développer des activités multicanales avant même la génération de ventes. Ce marketing digital fait désormais partie intégrante de la stratégie marketing des marketeurs. Aujourd’hui, les campagnes digitales gagnent du terrain sur les autres canaux grâce à un ciblage nettement plus performant ce qui permet, d’après 8 marketeurs sur 10, un retour sur investissement plus important. Le mobile est plébiscité par les répondants de l’étude, ce qui explique l’explosion du marché des applications mobiles, mais très peu ont confiance en leur propre offre.

C’est pourquoi 87% prévoient d’augmenter leurs investissements dans ce secteur, car ils ressentent un déficit face à leurs concurrents. Nous pouvons remarquer une forte volonté des marketeurs de s’ouvrir à des nouvelles technologies même avant que le retour sur investissement soit prouvé. Les marques doivent être innovantes et être les premières à investir une nouvelle technologie, un nouveau réseau, c’est ce qui explique également l’intérêt des marques pour les réseaux sociaux en 2015. Après ce bref constat du marché du marketing digital et de son évolution future, prévoyons ensemble les tendances du marché en 2015.

Le contenu est roi

Aujourd’hui, les marques se doivent d’être performantes dans la création de leur contenus digitaux aussi bien pour leur référencement ou la gestion de leur image sur les réseaux sociaux. Même si l’image devient plus forte que les mots sur ces canaux, les marques se doivent d’être innovantes et intéressantes dans le fond et la forme. Le brand content restera donc une priorité des marketeurs pour le digital.

Des régies publicitaires diversifiées et performantes

A partir de 2015, les régies publicitaires auront à nouveau la côte. Google Adwords reste bien évidemment la plus connue, mais les marques devront néanmoins innover en investissant sur d’autres régies afin de diversifier leurs messages et leurs audiences. Les réseaux sociaux avec une audience importante tels que Facebook ou Twitter cherchent donc à développer de nouveaux outils pour attirer les marques sur leur régie publicitaire.
Durant l’année 2014, Facebook a notamment amélioré la performance de ses publicités ou encore investit dans une plateforme publicitaire multicanal tandis que Twitter a lui rendu visible le nombre de vues d’un Tweet ou a encore testé un bouton « click-to-call ». Un autre géant du Web, Amazon, propose un outil intéressant pour les sites marchands, facturé au clic elle permet de proposer ses produits sur l’interface d’Amazon pour finalement ramener les clients sur son propre site. Cette offre propose un fort retour sur investissement puisqu’il ne sera facturé que si vos produits suscitent l’attention d’un client potentiel.

Native advertising & data analyse

Pour 2015, le ciblage deviendra de plus important dans les publicités display afin d’intéresser et de proposer aux internautes une bonne expérience utilisateur. Le contenu publicitaire pourra donc être affiné selon les intérêts, les comportements de chacun grâce au retargeting et à un traitement plus performant des big et smart data.

Une stratégie multicanale

Comme démontré dans l’étude précédemment, le mobile sera le nouvel outil important des stratégies marketing. Il faudra obligatoirement se doter d’un site responsive ou avoir une propre version mobile. Cette présence sur smartphone et tablette permettra aux marques d’accompagner les utilisateurs sans casser l’expérience client.

Les objets de plus en plus connectés

Aujourd’hui, les objets connectés investissent toutes sorte d’activité. Les objets connectés peuvent être envisagées de différentes manières. La première étant de lancer sa gamme de produits connectés tel que babolat avec sa raquette connectée ou encore Ralph Lauren et son polo. Ces marques investissent dans de nouveaux produits high tech, tendance et qui propose une nouvelle expérience client. Toutes les marques n’ont pas pour vocation de créer des objets connectés mais elles peuvent tout de même intégrer ceux-ci au coeur de la stratégie de communication avec des actions spéciales qui interpelleraient les cibles. Les marques pourront également penser à intégrer les beacons à leurs actions de communication mais également sur leur point de vente pour enrichir encore plus l’expérience client.

La réalité augmentée : encore trop tôt ?

Deux géants du Web risquent de s’affronter cette année sur le marché de la réalité augmentée avec Google et ses google Glass et Facebook qui a fait l’acquisition de l’Oculus Rift en 2014. Cette technique reste encore trop confidentielle et non accessible à un trop grand nombre de personnes pour qu’elle fasse partie des tendances de 2015. Si les deux géants trouvent un angle d’attaque sur un marché plus important et avec une utilisation plus large, il est certain que cette technologie deviendra un élément très intéressant à intégrer dans les stratégies de communication pour les marques.

Je ne peux donc que vous encourager à réaliser une veille permanente et laisser libre cours à votre imagination pour intégrer toutes les nouvelles tendances à votre stratégie marketing.

Dimitri Marié – @dimitrimarie

3collaboractifs est Charlie !

Pas d’article pour ce jeudi 8 janvier 2015, juste une pensée. Une pensée pour les morts du terrible attentat d’hier au siège de Charlie Hebdo, une pensée pour la liberté, celle du droit de s’exprimer librement.

En tant qu’auteurs d’un modeste blog, en tant que citoyens de la république, et en tant qu’êtres humains tout simplement, nous sommes Charlie !

Je suis Charlie 3collaboractifs

 

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Hommage Charlie Hebdo 3collaboractifs

3collaboractifs / @3collaboractifs

 

 

 

Google forcé par l’Europe au « droit à l’oubli »

Google

La justice européenne déboute Google

Le Mardi 13 Mai, la justice européenne estimait qu’un moteur de recherche est responsable du traitement des données personnelles sur les pages qu’il renvoie aux internautes :

« Ainsi, lorsque, à la suite d’une recherche effectuée à partir du nom d’une personne, la liste de résultats affiche un lien vers une page Web qui contient des informations sur la personne en question, la personne concernée peut s’adresser directement à l’exploitant pour obtenir la suppression de ce lien de la liste de résultats. »

L’affaire du « droit à l’oubli » a débuté en Espagne lorsqu’un internaute espagnol a reclamé la suppression de deux articles de presse à son sujet. Ce dernier réclamait que Google ne référence plus ces articles au motif qu’ils n’étaient plus d’actualité. La justice européenne a donné raison à cet internaute face à Google en expliquant que même si des informations personnelles ont été agrégées en toute légalité par un moteur de recherche, un internaute peut demander à un moteur de recherche de ne plus les utiliser si les informations se révèlent « inadéquates, plus pertinentes ou excessives ».

Google « déçu » de l’arrêt européen

Google a réagit à cette décision en déclarant que cet arrêt était « décevant pour les moteurs de recherche et pour tous ceux qui publient du contenu en ligne ».
Google se retranche derrière le droit à l’information, ce qui lui permettra d’étudier les demandes de retrait au cas par cas. La cour européenne pourra donc rejeter la demande de retrait d’informations personnelles ayant attrait à la vie publique.
L’avocat général de la cour avait pourtant considéré que Google n’était pas responsable des données personnelles indexées sur son moteur de recherche, ce qui avait donné l’espoir à Google de ne pas donner suite aux demandes du « droit à l’oubli ».
Larry Page, le fondateur de Google, estime que le droit à l’oubli constitue un sérieux frein au développement des start-up, en raison de la couche administrative que ce principe impose. « Nous sommes une grande entreprise et nous pouvons répondre à ces demandes et dépenser de l’argent là-dessus et les gérer. Ce n’est pas un problème. Mais au final, plus on va réguler l’internet, moins il y aura de l’innovation ».

Un mécanisme de « droit à l’oubli »

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Depuis le 29 Mai, un formulaire en ligne permet aux internautes (seulement européens) de demander la suppression des liens qui pourraient gêner leurs vies publiques.
Le formulaire permet de notifier à Google les liens à supprimer à l’aide de la rubrique « Règles de confidentialité et conditions d’utilisation » et « FAQ ». Cependant, rappelons que le géant du web aura le droit de refuser une demande.
Retrouvez ce formulaire en ligne

Une décision qui fait réagir

Les ministres français de l’Economie et du Numérique, Arnaud Montebourg et Axelle Lemaire ont salué la décision de la Cour Européenne et se sont félicité de la protection de la vie privée des internautes.
Cependant les services internet et certains organismes de défense de la liberté d’expression, ont exprimé leurs inquiétudes. Pour exemple, Jimmy Wales, fondateur de Wikipédia a montré son inquiétude envers cette décision qui risque d’engendrer une censure de vraies informations. Guy Levin, directeur exécutif de l’association britannique de défense des entreprises technologiques Coadec estime que la décision « crée une incertitude pour n’importe quel utilisateur de données en ligne – par exemple dans la publicité, l’édition, la recherche.». Selon des experts cette décision ne sera pas applicable aux Etats-Unis car « cela violerait presque à coup sûr le premier amendement » de la constitution américaine garantissant la liberté d’expression « et cela violerait clairement la loi fédérale actuelle qui dit que les sites internet et les moteurs de recherche ne peuvent pas être tenus responsables pour des contenus [publiés par] des tiers ».

En France, Reporters sans frontières s’est également inquiété de cette décision car la Cour Européenne « fait un raccourci avec le droit à l’oubli ce qui a pour conséquence de porter atteinte à la liberté d’information ».

Plus de 40.000 requêtes déjà reçues

Le formulaire de Google a été mis en ligne le 29 Mai et a enregistré plus de 12.000 requêtes en moins de 24 heures. On remarque donc que cette option a fortement attiré les internautes et que l’e-reputation est une priorité pour les Européens.
Aujourd’hui, Google a dût gérer plus de 40.000 demandes de retraits d’articles et dénombrait parfois jusqu’à 20 demandes par minutes.
Google a cependant émis des réserves sur sa capacité de gestion de ce phénomène du fait du délai de prise en charge d’un seul dossier et sur la manière de statuer sur chaque cas.

Pensez vous que cette décision est une bonne ou une mauvaise chose pour le Web ?

Dimitri Marié