Uber : l’évolution continue… malgré des adversaires puissants

Uberpop 3collaboractifs UBER : Un géant qui dérange

La société Uber est une des plus grosses entreprises proposant des services de véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC) et est souvent présentée comme une alternative aux taxis. Aujourd’hui en France, Uber fait face à une colère, qui ne cesse de grandir, de la part des taxis et soutenue par le gouvernement. Cependant, Uber est tellement puissante (elle est valorisée à 50 milliards de dollars) qu’elle ne risque pas d’avoir peur de la France de par son ADN et son habitude de casser les codes. Cette société est comme Google face aux décisions judiciaires européennes, elle prend note mais n’en tient pas compte. En France, Uber revendique plus d’un million d’utilisateurs réguliers et 400 000 pour UberPop.

Le société a crée UberPop, une application pour smartphone qui permet à des particuliers de s’improviser chauffeurs en conduisant d’autres particuliers sur de petits trajets contre rémunération. Le gouvernement a décidé d’interdire cette pratique pour défendre le métier de taxi ou peut-être seulement pour éviter d’aller contre la volonté de ces derniers.

Une stratégie de développement efficace Uber recrute un conseiller du ministère des transports

Un conseiller du ministère des transports devient directeur de la communication d’Uber France. On peut y voir déjà un excellent choix de recrutement de la part d’Uber, tant sur l’effet de communication que du renforcement de son équipe.

Grégoire Kopp, jusqu’ici conseiller en communication du secrétaire d’Etat chargé des transports a été nommé directeur de la communication d’Uber France avant le 11 juin et prendra ses fonctions le 22 juin même si beaucoup trouve une situation de conflit d’intérêts. L’intéressé ne trouve aucune situation de ce genre car il ne s’est jamais trouvé à un poste stratégique, n’a jamais travaillé sur le fond des dossiers et car les taxis et VTC sont rattachés au ministère de l’intérieur, où il n’a jamais travaillé.

Uber se développe étape par étape

Uber vient d’annoncer son arrivée sur Strasbourg, Nantes et Marseille, ce qui doit ravir les futurs clients mais qui accentura la tension déjà palpable avec les taxis.

Dans ces trois villes, Uber a choisi de ne lancer que l’application UberPop pour tester le marché, la solution des chauffeurs de VTC devrait arriver très rapidement.

Uber continue à évoluer en lean en testant un marché sur une nouvelle ville. Uber était déjà disponible sur Paris, Lyon, Lille, Toulouse, Bordeaux et Nice et ne cesse d’évoluer étape par étape.

Cette stratégie de développement est très efficace car elle permet de ne pas inonder le territoire de l’application, créer une attente des utilisateurs potentiels dans des villes qui ne possèdent pas encore l’application. Enfin, évoluer ville par ville, cela permet de se confronter au marché d’une ville et choisir une stratégie de développement au sein de celle-ci.

Puis, Uber décide d’intégrer ces trois villes car 100 000 personnes avaient déjà crée leur compte sur l’application avant de pouvoir bénéficier du service, 12 000 à Nantes et 8 000 à Strasbourg.

Uber poursuit sereinement sa croissance en France car de nombreux clients son en attente de leurs produits malgré une forte opposition des pouvoirs publics et du lobbying des taxis.

Une campagne de recrutement innovante

Uber a lancé sa campagne de recrutement pour montrer une image positive de la société. Uber a choisi de recruter avec une campagne pour ne pas se prendre au sérieux afin de gagner de la sympathie aussi auprès du grand public.

L’humour de la vidéo tourne en dérision le fait qu’Uber rend le monde meilleur et casse l’image des grosses sociétés pompeuses.

Uber a pris le parti de ne pas suivre la communication des grosses sociétés de la Sillicon Valley mais plutôt de prendre à contre pied les stéréotypes que nous aurions pu avoir sur elle. Avec l’humour, Uber casse les codes et donne envie aux salariés potentiels d’intégrer son équipe tout en communiquant auprès du grand public.

Uber fait face à une forte opposition La position de la justice

Depuis l’arrivée d’Uber en France, une guerre juridique a été lancée par ses détracteurs. Le gouvernement considère ce service comme illégal et a fait voter la loi Thévenoud du 1er octobre 2014. En décembre 2014 Uber a été condamné à 100.000 euros d’amende par le tribunal de grande instance de Paris pour son service UberPop. « Depuis, le tribunal de commerce de Paris, celui de Lille et la Cour d’appel de Paris a donné gain de cause au service d’Uber.

Thibaud Simphal, directeur général d’Uber France estime que la réaction des pouvoirs publics n’est pas adaptée alors que le pays connait 11% de chômage et un pouvoir d’achat en baisse.

Même si le gouvernement et les taxis se battent pour faire face à la montée d’UberPop, la justice vient de rendre une décision qui devrait leur compliquer la tâche. En effet, un chauffeur UberPOP vient d’être relaxé à Paris car le tribunal correctionnel de Paris a estimé que « le transport onéreux d’une personne est insuffisant à caractériser le délit d’exploitant de taxi sans autorisation de stationnement, qui suppose que soit caractérisé un stationnement ou une circulation sur la voie publique en quête de clientèle ».

Les taxis ont du devenir fous en apprenant cette nouvelle alors qu’Uber s’est félicité de ce jugement.

La société Uber a cependant décidé de payer le montant de l’amende lorsqu’un des chauffeurs est verbalisé par la police.

Il faut savoir que la police fait la guerre aux chauffeurs d’UberPOP, estimant qu’ils exercent illégalement la profession de taxi. En mai, 150 dossiers de chauffeurs UberPop étaient en cours à Paris, ces contrevenants s’en tirent avec des amendes allant de 200 à 500 euros. Selon le directeur d’Uber parle de «quelques dizaines» de cas depuis le lancement du service en France.

Cependant, un autre chauffeur UberPop poursuivi a lui toutefois été condamné à 15 jours de prison avec sursis.

La Cour de cassation examine pour sa part une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) sur la légalité de cette activité, mais ne l’a pas encore transmise au Conseil constitutionnel.

Les taxis énervés

«L’exercice illégal de la profession de taxi, c’est un an de prison et 15.000 euros d’amende. Si quelqu’un prenait enfin la totale, ça calmerait peut-être les autres.» déclare Pascal Wilder, élu de la Fédération nationale des taxis indépendants. Les taxis estiment que les chauffeurs d’Uber et UberPOP exercent une « concurrence déloyale ». Les taxis ont déjà réalisé des opérations escargots depuis les aéroports parisiens.

Depuis, ils ont passé la vitesse supérieure en arrêtant des chauffeurs UberPop et ont demandé à leurs passagers de descendre. Ils expliquent ces actes par le fait d’être à bout, de remarquer une chute d’activité et la montée des tensions.

Pour certains taxis, «UberPop c’est du travail au noir, du travail clandestin» et signifie la « précarisation » du métier.

Les syndicats s’inquiètent d’être dépassés par la base. Cela laisse penser, que si les pouvoirs publics ne trouvent pas une solution, les actions risquent d’être de plus en plus violentes.

Le président de l’Union nationale des taxis, Alain Griset estime que les décisions juridiques donnant raison à Uber « menace le modèle social et fiscal français » (rien que ça ?). Il estime que l’on « laisse penser qu’on peut exercer une activité en toute clandestinité, sans payer de charges, d’impôts, et en s’exonérant de toute contrainte professionnelle ».

Si nous observons ces différents éléments, ce sont les pouvoirs publics qui s’opposent au développement d’Uber. Ceci s’explique très simplement par le fait de ne pas s’opposer aux volontés des taxis. Les taxis combattent ce développement car Uber menace leur monopole qui leur permet d’imposer des prix exorbitants. En effet, les taxis prennent peur quand ils remarquent les prix des chauffeurs d’User. Je comprends bien que de payer une licence de taxi coûte de l’argent mais l’arrivée d’Uber a changé les choses. Plutôt que de réfléchir à comment ce métier peut évoluer, comment faire face à cette nouvelle concurrence, les métiers en monopole se retournent et font pression sur les pouvoirs publics. Lorsque le Président de l’Union national des taxis déclare que Uber menace le modèle social et fiscal français, je dirais qu’il est bénéfique pour réfléchir à une évolution de ces modèles.

L’histoire du verre à moitié vide ou à moitié plein…lorsque certains y voient une menace, je pense qu’il faudrait y voir des opportunités de développement. Le problème aujourd’hui est que les pouvoirs publics baissent les bras face aux lobbyings puissants. En effet, les taxis sont nombreux et au contact de la population, un appui pour les politiques…

En conclusion, Uber n’est que le début de l’évolution de la société. Cet exemple permet d’envisager l’arrivée de nouveaux acteurs « barbares » qui cassent les codes sur des marchés pour défaire des monopoles. Je vous présenterais prochainement Ornikar, qui permet de passer son permis via le web, qui rencontre de nombreux problèmes juridiques. Les auto-écoles, qui se partageaient le pactole du permis de conduire, voient d’un mauvais oeil cette arrivée.

Les pouvoirs publics accompagneront ils ces évolutions ou tenteront-ils de les freiner pour faire plaisir à quelques classes sociales puissantes ? Aux vues de la situation, il ma parait nécessaire d’accompagner et d’encourager ces évolutions même si cela déplait à certains…

– Dimitri Marié – @dimitrimarie

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