Blablacar, moteur d’une transformation sociétale

Covoiturage 3collaboractifs

Il y a un mois environ tombait successivement deux nouvelles d’importance pour la sphère de l’économie collaborative et sa figure de proue française Blablacar. D’une part le rachat de Carpooling, numéro deux du marché européen par l’entreprise française de covoiturage, et d’autre part l’annonce d’un autre rachat, celui de Rides, plateforme mexicaine de covoiturage.

Non pas que ces nouvelles aient bouleversé la planète, mais elles sont le bouclier et même plutôt l’épée combattant les détraqueurs de ce mode de consommation qui rentre dans les mœurs. En réalité, ces rachats sont les premiers signes nous concernant (en France), annonçant la révolution que nous allons vivre durant ce XXIe siècle.

Blablacar, une économie nouvelle qui croit comme les autres

Blablacar, créé en 2004 par Frédéric Mazzella, s’est donc ouvert un boulevard, que dis-je, une autoroute sur le marché européen. Avec le rachat de Carpooling qui était son principal concurrent et le leader du marché allemand, l’entreprise française s’offre les deux pays les plus peuplés d’Europe (France et Allemagne) ainsi qu’une ouverture énorme sur le marché. Blablacar aurait aujourd’hui 90% du marché européen.

Avec Carpooling dans ses bagages, Blablacar va compter près de 20 millions d’utilisateurs. Et cette croissance n’est pas terminée puisque l’entreprise a acquis également Autohop, leader du marché dans les Balkans qui sévissait surtout en Hongrie, Roumanie, Serbie et Croatie.

Blablacar 3collaboractifs

Bref, Blablacar phagocyte ses concurrents les uns après les autres à la manière d’une entreprise somme toute classique. La différence se fait donc dans la capacité à lever des fonds pour croître rapidement et s’affirmer sur le marché. Chose qu’ont su maîtriser les dirigeants de Blablacar avec une levée de fonds de 100 millions d’euros l’année passée qui leur a permis ces acquisitions.

Le monde, scène pour faire taire les détraqueurs

Blablacar grandit donc, mais je me souviens lisant il y a un an, peut-être deux, des articles sur les nouveaux entrepreneurs de l’économie collaborative. Il y était question de la légèreté d’entreprendre, et du fait qu’ils pouvaient être considérés par les autres comme des idéalistes, qui souhaitaient seulement faire valoir un nouveau mode de consommation. J’y lisais aussi qu’il fallait voir au-delà des idéalistes et regarder les véritables nouveaux chefs d’entreprises qui arrivent.

Frédéric Mazzella et Blablacar viennent de le prouver récemment. Et comme le dit le créateur de l’entreprise française, « il n’y a pas de place pour tout le monde ». Il faut donc croître vite et fort. Et si Blablacar tend à s’imposer définitivement en Europe, la prochaine marche est mondiale.

Les marchés Indiens, Turcs et Russes avaient été attaquées par le passé. Le marché Brésilien était cette fois pressenti mais c’est le Mexique qui a tiré le gros lot pour accueillir Blablacar. Fidèle à sa stratégie, l’entreprise de Frédéric Mazzella a racheté un concurrent local : Rides.

Un nouveau tour dans le sac de Blablacar qui investit petit à petit le marché mondial. Pas mal pour une petite plateforme de covoiturage longtemps idéaliste mais désormais au cœur d’une révolution moderne qui sera, selon plusieurs économistes, digne de la Révolution Industrielle du XIXe siècle.

Alors souriez, comme-moi, sur nos tranches de vie qui n’ont pas encore été atteintes par l’économie collaborative. Car si des services comme l’hébergement collaboratif ont également réussi, la mutualisation des objets qui en ce moment tatonne pourrait être une prochaine étape. Cela risque de nous arriver et peut-être plus vite qu’on ne l’imagine !

Fabien Clouet  /  @fabienclouet

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