Netflix nous tient compagnie… en GIF animés !

Mixez culture pop du web, cinéma, publicité et instantané, et vous obtiendrez… la dernière campagne publicitaire de Netflix. Le géant américain spécialiste de cinéma et séries à la demande, récemment arrivé sur le marché en bousculant les habitudes de Canal+, se lance dans une campagne pour le moins innovante qui utilise des GIF animés.

Après une entrée en fanfare en France, il semblerait donc que ce ne soit pas aussi facile que ça d’investir un marché où Canal Play séduit également. Netflix s’est donc associé à l’agence Ogilvy pour investir les écrans de pub video présent dans les lieux publics.

Ainsi vous aurez pu voir dans les rues de Paris des images animées qui ont été choisies pour être diffusées de façon contextualisée.

100 créations différentes sont diffusées sur des écrans animés en fonction du contexte dans lequel vous évoluez. Vous pourrez ainsi subir le regard noir de Gerard Butler alias Leonidas, roi des Spartiates dans 300, qui vous soufflera avec insistance qu’on n’est pas si mal que ça dans son canapé à regarder un film ou une bonne série !

NETFLIX_Rain_FR

Les différents GIF sont gérés en fonction de l’environnement et des lieux dans lesquels ils ont été installés. La réactivité se fait dans les 2 heures.

Une campagne publicitaire qui fera sourire du monde, à défaut de gagner obligatoirement des parts de marché !

Fabien Clouet   /   @FabienClouet

WhatWhat, le réseau social pour savoir qui fait QuoiQuoi !

On s’est déjà tous posé cette question au moins une fois dans sa vie : « Y a-t-il des personnes dans le monde qui sont en train de faire exactement la même chose que moi ? ». Mais combien de fois a-t-on déjà eu la réponse ? Jamais, ou presque ! Je dis presque car aujourd’hui, avec l’avènement des réseaux sociaux, on peut avoir un rendu sur les personnes qui regardent la même émission télé (merci Twitter !) ou encore qui participent au même événement sportif ou culturel (c’est d’ailleurs un des axes de développement de Snapchat pour toucher les entreprises). Alors, pour que chacune de nos questions de ce genre trouve sa réponse, un application est en train de se lancer, pour le plus grand bonheur de tous ?

whatwhat_appli

WhatWhat… et toi tu fais quoi quoi ?

La start-up WhatWhat, c’est une équipe de 3 personnes : Florent Champigny et Kévin De Jesus Ferreira, 2 développeurs mobilité diplômés d’un Master Nomade à l’Université d’Orléans et Logan Bourgoin, designer UI/UX. L’idée de créer un réseau social leur est venue alors qu’ils patientaient dans une file d’attente : «Hey, combien de personnes sont [comme nous] en train de faire la queue à un concert ?».

L’application mobile WhatWhat permet donc, en toute simplicité, de connaître le nombre de personnes qui font la même chose que nous, au même moment.

Mais ça fonctionne comment comment ?

Le principe de l’application est de saisir, en quelques mots, l’action que l’on est en train de faire et de la partager à la communauté des Whaterz (le nom donné aux utilisateurs, évidemment). Une fois saisie, et grâce à une reconnaissance par mots-clés notamment, il est possible de :

– Savoir ce que nos ami(e)s sont en train de faire,
– Savoir combien de personnes font la même chose que nous,
– Consulter les « QuoiQuoi » les plus effectuées du moment,

Mais ce n’est pas tout ! Car qui dit « réseau social » dit forcément création de communautés et il est donc possible d’ajouter des amis au sein de l’application avec qui l’on peut :

– Envoyer une demande de «Tu fais quoi quoi !?», et être informé lorsqu’ils commencent un nouveau « QuoiQuoi »,
– Voir leur historique des QuoiQuoi,
– Aimer leurs QuoiQuoi (un système de notifications y est associé),
– Partager et montrer fièrement son QuoiQuoi sur les différents réseaux sociaux.

Un objectif : envahir vite vite le reste du monde !

Lancée exclusivement France pour le moment, l’application WhatWhat est déjà tournée vers la mondialisation. C’est en tout cas l’ambition annoncée par les co-fondateurs qui, pour atteindre cet objectif, ne manquent pas d’idées pour faire évoluer l’application. En effet, s’il est déjà possible aujourd’hui, pour les personnes qui ne savent pas « QuoiQuoi faire », de se voir proposer une action totalement aléatoirement grâce à la fonctionnalité « O’Wazard », on pourra dans les prochaines mises à jour discuter avec ses amis via un espace de commentaires. D’autres idées, comme une carte interactive où l’on verrait les Whaterz qui font la même chose que nous grâce à l’utilisation de la géolocalisation, ou encore un système de points qui récompenserait les meilleurs utilisateurs de la plateforme, sont en expérimentation.

La création de communautés au sein de l’application semble être le point primordial de la réussite de WhatWhat, et Florent, Kevin et Logan l’ont bien compris : « Au delà de dire aux autres ce que l’on fait, l’objectif est d’amener les Whaterz à communiquer ensemble dans l’instantané et s’organiser. WhatWhat est une application au potentiel énorme qui peut fédérer et devenir un réflexe quotidien… ». Tout est donc déjà pensé pour que l’application puisse se développer rapidement et s’étendre à l’étranger.

Et le business model, c’est pour quand quand ?

Plus que d’autres peut-être, le réseau social WhatWhat doit atteindre un grand nombre de Whaterz le plus rapidement possible pour pouvoir créer un maximum d’interactions et proposer de nombreuses réponses aux « quoi quoi » posés. L’élaboration d’un modèle économique viable est alors étroitement lié à cette capacité que va avoir l’application à intéresser le plus grand nombre de personnes puisque, pour l’instant, les idées tendent vers une intégration d’acteurs économiques associés aux mots-clés des « QuoiQuoi ». Pour être plus explicite, il s’agirait de proposer aux entreprises des stratégies de communication pour toucher les Whaterz qui ont l’habitude de faire des choses dans lesquelles elle sont spécialistes.

Mais n’allons pas trop vite en besogne, WhatWhat en est seulement au début de son aventure (l’appli est disponible sur Android et en phase de développement sur iOS), une aventure qui parait déjà très passionnante, comme nous le confirme son équipe : « On espère que cette application vous procurera autant de plaisir à l’utiliser que nous prenons à la façonner chaque jour ». En tout cas, l’idée est plus que plaisante car elle mêle originalité, curiosité, instantanéité, et esprit de communauté, et il ne me reste plus qu’à souhaiter à mes compatriotes, orléanais comme moi, de mener leur projet aux quatre coins de la planète …

Et vous ? Vous en pensez quoi quoi ?

Rafaël De Oliveira / Raf_dragaozito

Co-Hébergement : la taxe de séjour arrive !

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Voilà bien des mois que l’hébergement collaboratif provoque la colère des groupements hôteliers. Si outre-atlantique, Airbnb a récemment enflammé le débat dans sa ville d’origine, San Francisco, la France connaît également son lot de perturbations. Les différentes plateformes que nous vous avions déjà présentées, seront bientôt logées à la même enseigne que les autres hébergements plus traditionnels.

Vendredi, rien ne sera plus permis ?

Un amendement au projet de loi « finances 2015 » sera déposé ce vendredi et discuté à l’assemblée nationale la semaine prochaine a annoncé Laurent Fabius. Cet amendement portera sur l’instauration d’une taxe de séjour pour tous les hébergements dits de « tourisme ». Les entreprises de l’économie collaborative visées par les lobbys hôteliers depuis un certain temps deviendront ainsi des collecteurs de taxe pour le gouvernement et seront chargés de les reverser à l’Etat.

Les montants qui ont pour l’instant été évoqués se situent au niveau de 0,75 € par jour et par personne pour les hôtels et assimilés « non classés » (et donc les hébergements collaboratifs), 1,50 € pour les hôtels***, 2,25 pour les 4 étoiles, 3 € pour les 5 étoiles voire même 4 € pour les palaces.

Un premier pas qui nécessitera rapidement un second

Clairement, si l’amendement est accepté tel quel, il ne fera qu’apaiser les tensions pour quelques temps sans réellement changer la donne. Payer une taxe de 0,75 € par jour et par personne pour les plateformes collaboratives reste quelque chose de très largement mesuré, même si au cumul cela peut représenter des sommes importantes.

La démarche est multiple de la part du gouvernement et, disons, que dans un premier temps elle arrange tout le monde. Elle permet d’une part de contenter les différents acteurs impliqués : les hôtels se sentent considérés dans leur démarche et les plateformes collaboratives prêtes à consentir un effort qui ne les handicapera pas dans leur développement à court terme. D’autre part c’est une solution idéale pour l’Etat qui vise surtout une rentrée de 300 millions d’euros au niveau des collectivités locales.

Dans l’ombre de cette négociation se tapit surtout la problématique que rencontre la ville de San Francisco avec Airbnb : la transformation des appartements urbains en parcs hôteliers à plein temps pour les groupes immobiliers visant des rentrées d’argent importantes à court terme, en sortant par conséquent du système législatif en place. Cette option devrait inquiéter l’Etat qui aujourd’hui peut plus se reposer sur les taxes des hôtels que celles des plateformes de co-hébergement.

Ce n’est donc pas un accord de paix qui est préparé, c’est une trêve, et comme toutes les trêves : on ne sait pas combien de temps cela va durer !

Fabien Clouet   /   @FabienClouet