Erodr : le réseau social « tout inclus » que les étudiants vont adorer !

Dans la grande bataille du Social Media, de nombreux entrepreneurs cherchent à trouver la nouvelle idée de génie qui viendra rivaliser avec les colosses déjà en place (je parle ici de Facebook, Twitter et autre Instagram). Alors, ils imaginent des spécificités qui n’existent pas chez les autres pour attirer l’attention et créer un effet de mode, comme a su le faire Snapchat récemment. Mais parmi ces prétendants à la gloire, Drew Halliday a choisi d’innover… avec du déjà vu ! Eh oui, son application ERODR s’appuie sur des éléments qui ont fait la singularité des plus grands, et c’est peut-être là la vraie bonne idée !

Une naissance à la Facebook.

La première version de l’application Erodr est testée en août 2012. L’idée, du fondateur Drew Halliday, lui est venue un jour de classe quand il a remarqué que ses camarades étaient sans cesse connectés aux réseaux sociaux sur leur smartphone. Il décide alors de créer une application capable de réunir les étudiants d’un même campus et faciliter leur mise en relation : «Je trouvais assez étrange, s’exclame-t-il, que nous fussions enfermés dans notre technologie, attentifs à des informations qui venaient de l’extérieur de la classe. Je pense que tous les étudiants en classe sont intrinsèquement intéressés les uns par les autres, mais il n’y a pas de manière simple pour eux de se rencontrer en classe.»

Autre ressemblance avec Facebook, l’inscription ne peut se faire qu’en possession d’une adresse universitaire valide, mais à une (grande) différence près : la limite reste le campus universitaire, il est impossible de se connecter avec des non-étudiants et le réseau est donc plus qualitatif.

Des publications éphémères comme Snapchat.

Sur Erodr, les statuts postés s’érodent – d’où son nom, de l’anglais « to erode » – et ne sont visibles que pendant 24h. Aucune trace n’est donc laissée sur le réseau social. Cet élément, qui fait la particularité de Wickr et le succès de Snapchat, est un gage d’intimité pour ces jeunes qui aiment se lâcher tout en souhaitant contrôler un minimum leur e-réputation.

Une géolocalisation connue de Tinder.

L’objectif d’Erodr étant de favoriser le contact des étudiants, un système permet de connaître la localisation des « roadies » (nom donné aux utilisateurs) lorsqu’ils postent quelque chose. De plus, à l’image de Tinder, il est possible de définir une zone d’action et d’accessibilité : l’utilisateur reste maître de sa publication et c’est un réel avantage dans un monde où l’on est traqué à chaque instant sur le web.

Se rapprocher du monde réel comme seule véritable innovation ?

Erodr se positionne comme un acteur « local » où les étudiants peuvent partager leurs émotions sur l’instant « présent » tout en contrôlant leur e-réputation. Ce souci de mettre en connexion les gens, dans un monde de plus en plus connecté et virtuel, apporte un côté humain à ce réseau social qui trouve-là finalement un vrai élément de différenciation. Disponible seulement aux Etats-Unis pour le moment, Erodr se place comme un prétendant sérieux du Social Media de demain. On a déjà hâte que le phénomène traverse l’Atlantique !

Rafaël De Oliveira

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